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Review Pilot – Pretty Hard Cases : On continue ou pas ?

Pretty Hard Cases est une nouvelle série canadienne, diffusée sur la chaîne CBC. Il s’agit d’épisodes de 40min, dépeignant la rencontre et la collaboration de deux femmes dans leur début de quarantaine travaillant dans deux divisons différentes de la police.

Samantha Wazowski, jouée par Meredith MacNeill connue surtout pour Baroness Von Sketch Show, travaille dans la division Armes et Gangs ; quant à Kelly Duff, interprétée par Adrienne C. Moore que l’on connaît pour son rôle brillant de Cindy Hayes dans Orange is the new black, elle travaille dans la division relative au trafic de drogue.

Elles sont radicalement différentes, mais vont devoir travailler ensemble et s’entraider dans cette première affaire et les suivantes.

Cet épisode commence dans le vif du sujet, où Samantha est en planque pour débusquer un trafiquant relié à un gang qu’elle tente de faire tomber, et Kelly est sous couverture dans la peau d’une SDF, pour arrêter ce trafiquant pour détention de drogue.

Elles vont d’abord se mettre des bâtons dans les roues, chacune souhaitant traiter l’enquête pour sa division, avant de décider de collaborer, réalisant qu’elles ont chacune une bonne raison de faire partie de cette enquête. 

Ce premier épisode donne le ton de la série, qui semble bien parler de son époque.

Sous couvert de la rencontre de ces deux femmes et de l’enquête qui les lie, on abordera des thèmes forts et actuels comme le sexisme, le racisme mais aussi la pauvreté qui pousse les gens à se tourner vers le trafic de drogue, ou encore le problème des armes avec un moment fort où Kelly montrera tout son talent de détective.

Samantha est plus stéréotypée, la série ira jusqu’à faire que Kelly la surnomme “Karen”, un petit surnom qui est utilisé dans les pays anglo-saxons pour désigner de manière péjorative une femme blanche d’âge mur, de classe moyenne qui s’insurge de tout, veut « parler au manager » et perpétue un racisme systémique revendiquant des droits supérieurs aux autres. Samantha n’est cependant pas réellement une “Karen” à ce point, elle se revendiquera même “alliée contre le racisme”, ce à quoi Kelly voudra lui décerner un cookie.

Ce début de série est prometteur, on a devant nous une vraie alliance de ces deux femmes, qui n’ont pas leur langue dans leur poche et savent se défendre.

La fin est faite pour nous tenir en haleine et nous donner envie de voir la suite, puisqu’on découvre un nouveau personnage proche de Kelly et qui semble louche ; quant à Samantha on lui souhaite bien du courage avec son fils ado rebelle sur qui elle n’a aucune autorité.

Ce pilot nous présente les personnages et les enjeux de façon très claire et on accroche déjà aux personnalités de ces deux femmes qui ont plus en commun qu’elles ne le croient. On a envie de voir la suite, de savoir ce qui se cache derrière ces intrigues personnelles. On continue ! 

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