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Emily In Paris : l’avis de la rédac’ sur la saison 3 !

C’est la série Netflix qu’on adore détester et qu’on déteste adorer… Emily in Paris revient pour une saison 3 aussi croustillante qu’horripilante.

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SPOILERS ALERT :
Cet article contient des éléments importants de l'intrigue.

Séduit·es par l’univers d’Emily in Paris ? La Tour Eiffel, un emploi en marketing qui semble fictif, les grands défilés, les amourettes entre voisins… La série remet le couvert (comme le restaurant de Gabriel) pour une saison 3 haut en couleur et en rebondissements.

La rédaction vous propose un menu (et son avis !) en trois temps.

  • Emily Jolie

le paris d'emily saison 3

© Netflix / Emily In Paris

Chez Just About TV, nous pensons qu’il est temps de faire la paix avec le manque de réalisme d’Emily in Paris. Oui, Lily Collins est en talons toute la journée, oui elle ne côtoie pas les transports en commun, oui elle porte des tenues de designers jour après jour… mais, cela reste de la fiction.

Dans Emily in Paris, tout est joli, tout est lisse et les storylines restent en surface : au programme partenariats (non) déguisés et surtout pas de sujets qui fâchent. Mais est-ce qu’on devrait lui en demander plus ? C’est un peu le syndrome Gossip Girl ou Sex and The City : le but est de faire rêver, pas de coller à la réalité d’un pays, même si notre cœur de patriote saigne. Parce que cette réalité existe peut-être bien, mais pour une autre classe sociale que la nôtre…

Les scénaristes sont forts, au final, car ils arrivent à nous rendre nostalgiques de notre propre pays, d’une France qui n’existe pas vraiment, mais qui offre surtout des paysages magnifiques de la Capitale à la Provence…

Heureusement les collègues d’Emily comme Sylvie (Philippine Leroy-Beaulieu), Luc (Bruno Gouery) et Julien (Samuel Arnold) sont toujours aussi rafraîchissants, quoiqu’éternellement stéréotypés (On a pris l’habitude !) Finalement, ils sont les seuls à recadrer la petite Emily avec les formes (ou non !) Le « X factor » de la série, ce sont nos talents locaux.

  • Vous connaissez la chanson

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© Netflix / Emily In Paris

Une fois sorti·e de l’esthétisme (ou « aesthetic » comme on dit en anglais et sur les réseaux) des personnages internationaux, ça sonne creux. Emily et Mindy (Ashley Park) en tête !

En effet l’héritière chinoise a commencé à nous taper sur le système cette saison. Si ses choix vestimentaires sont une chose, ses choix sentimentaux et professionnels en sont une autre. Nous n’avons pas arrêté d’avancer ses numéros musicaux, bien trop nombreux pour une série qui n’est pas censée être musicale. (Nous sommes-nous téléportés dans Glee, ou pire, Riverdale sans nous en rendre compte ?)

Seule exception à cette brochette de personnages insupportables, Alfie (Lucien Laviscount), la véritable surprise so british du show depuis la saison 2. Comme beaucoup, on espère qu’il sera de retour la prochaine saison, lui et son accent, pour, peut-être, un happy ending. À la rédaction, nous sommes fatigué·es des retournements de situations un peu fades, de la relation Gabriel (Lucas Bravo)/Emily qui est devenue insipide et de la conclusion de la saison qui sonne comme un soap opera.

  • La saison de l’infidélité

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© Netflix / Emily In Paris

On pardonne presque tout à Emily : sa fantaisie, ses gentilles moqueries envers les Français (et encore plus envers les Américains), son manque de professionnalisme, ses amis qui parlent anglais même quand elle n’est pas dans la pièce… mais ce qu’on ne laisse pas passer, c’est l’infidélité.

Car visiblement en France, c’est très (trop) répandu, si on en croit la série ! Les héroïnes, pourtant toujours représentées comme des femmes fortes, droites et qui savent ce qu’elles veulent, sautent d’un partenaire à l’autre sans s’attrister de leur rupture ni avoir aucun remords quant à leur agissement.

Entre Mindy qui oublie complètement Benoit (Kevin Dias) pour un Nicolas (Paul Forman) trop control-freak, Sylvie qui retombe dans les bras de son mari Laurent (Arnaud Binard) et Camille (Camille Razat) qui nous a le plus énervé·es… On ne sait plus où donner de la tête !

Nous avons d’abord été agréablement surpris·e quand Camille a commencé à explorer sa sexualité et son attirance pour Sofia (Melia Kreiling). Malheureusement, le personnage ne nous offre qu’une énième représentation télévisuelle de la bisexualité stéréotypée, voire nocive, associant celle-ci à l’adultère et au mensonge.

Pas une fois Camille ne s’est remise en question et son discours final où elle se positionne en victime nous l’a peint comme une mauvaise amie et vile manipulatrice.

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© Netflix / Emily In Paris

Et pourtant, et oui, pourtant, on en redemande ! Emily In Paris c’est un peu comme un bon vieux Mcdo (les créateurs nous excuseront de la comparaison en vue du partenariat de l’épisode 1) : on sait que c’est mauvais pour nous, mais au final on y retourne toujours. La série a déjà été renouvelée pour une saison 4, attendons de voir si ça sera la dernière. Nous voulons la fin de l’histoire alors, sans trop l’avouer, nous continuons !

 

 

Notre note :

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