Review Pilot – Condor (13ème RUE) : on continue ou pas ?

La première saison de Condor débute ce dimanche 18 novembre sur la chaîne 13ème RUE. A cette occasion, nous avons vu le premier épisode et nous vous en parlons. Condor est une série d’espionnage créée par Todd Katzberg, Ken Robinson et Jason Smilovic, et adaptée du roman Les six jours du Condor de James Grady. Elle met en scène un analyste de la CIA qui se retrouve au cœur d’un complot d’état. Diffusée cet été aux Etats-Unis sur Audience Network, la série est d’ores et déjà renouvelée pour une seconde saison. Voici notre avis sur le pilote.

Dès les premières minutes, la scène d’exposition prend le contre-pied des autres séries en nous présentant, non pas le héros du show, mais ses antagonistes. Nous comprenons alors que les personnages de Nathan (Brendan Fraser) et Gabrielle (Leem Lubany) ne sont pas là pour plaisanter et qu’ils incarneront l’ennemi de la saison. Le ton de la série est donné.

Nous découvrons ensuite le quotidien de Joe Turner (Max Irons, dont vous pouvez retrouver l’interview ici), un jeune trentenaire dont le souci principal -selon ses amis- est son célibat. Ils vont donc tout faire pour le caser, via l’application Tinder, et c’est ainsi que Joe rencontrera Kathy (Katherine Cunnigham). Jusque là, la vie de notre héros est affligeante de banalité… à un détail près : il travaille pour une agence gouvernementale, et c’est celle-ci qui va lui poser bien des problèmes à venir… En effet, il se retrouvera bientôt contraint par un groupe interne de la CIA de prendre une lourde décision quant à une potentielle menace terroriste qui pourrait coûter la vie de milliers d’innocents suite au manque de fiabilité d’un logiciel de son invention… C’est à ce moment que basculera la vie de Joe, et que l’action du show démarrera réellement. Le personnage se retrouvera alors pris au piège dans un engrenage qu’il ne comprend pas…

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La force de ce pilote réside en sa sobriété, tout d’abord par le biais du protagoniste principal : Joe est un simple analyste de la CIA, qui sort prendre un verre avec ses amis après son travail, et qui va à des rendez-vous galants. Il est alors facile pour le téléspectateur de s’identifier à lui. Or, sa routine -et ses valeurs- vont être complètement chamboulés, puisqu’il va découvrir les sombres secrets de la CIA et qu’il devra courir pour sa vie. Son monde va s’effondrer et c’est par un effet miroir que nous allons être happés par son histoire : que ferions-nous à sa place ? Le gouvernement est-il corrompu ? A qui pouvons-nous désormais faire confiance dans notre société ? Le rythme du pilote devient par la suite haletant et nous nous retrouvons embarqués dans un thriller d’espionnage sans temps mort. Simple mais efficace.

Côté casting, la distribution s’avère prestigieuse puisque nous retrouvons William Hurt, Mira Sorvino, Bob Balaban, etc. Nous ne cachons par ailleurs pas notre surprise de découvrir Brendan Fraser dans un rôle à contre-emploi et nous ne pouvons que présager qu’il ne cessera de nous étonner par la suite ! Quant à Max Irons, l’acteur porte la série sur ses épaules à l’image de son personnage : de façon sobre mais élégante, sans trop -ni trop peu- en faire.

On regrettera toutefois le manque de réelle intrigue dans ce premier épisode, qui semble parfois inconsistant du côté de l’écriture et de la mise en scène. Le pitch aurait mérité d’être approfondi dans cet épisode d’ouverture de série afin de nous captiver davantage, l’intérêt du pilote résidant pour le moment dans son personnage principal et dans un suspense qui nous tient en haleine. Nous ne pouvons qu’espérer que la barre sera redressée dans les épisodes suivants.

En conclusion, malgré quelques défauts, Condor démarre sur de bonnes bases en nous présentant ses protagonistes et en nous plongeant dans un thriller qui promet d’être haletant. La justesse d’interprétation et le charisme de Max Irons nous poussent également dans ce sens. En bref, on continue ! Composée de 10 épisodes, la première saison de Condor sera diffusée chaque dimanche dès le 18 novembre à 20h55 sur 13ème RUE.

Setsuna

Setsuna

Passionnée de séries américaines depuis toute petite, je suis tombée dans la marmite avec Beverly Hills 90210 et Lois & Clark. Ont suivi Buffy, Charmed, Le Caméléon, Roswell… Assez éclectique, je peux aussi bien regarder Sex and the City que Stargate SG-1. J’ai toutefois une préférence pour le genre fantastique, le quotidien réaliste m’ennuyant quelque peu… Les séries représentent beaucoup pour moi : on s’identifie aux personnages, ils nous font grandir en nous inspirant leur force (Sydney Bristow, Alias) et certains moments qu’ils vivent nous aident à traverser nos propres épreuves. Voilà donc pourquoi je tenais à leur rendre hommage en participant à ce site !

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