Review pilot – The White Princess : on continue ou pas ?

Le 16 avril, Starz diffusait le premier épisode de sa nouvelle série historique : The White Princess. À la rédac’, on attendait impatiemment la série, suite de The White Queen, et adaptée des romans de Philippa Gregory sur la Guerre des Deux-Roses, affrontant les maisons royales Lancaster et York. La série tient-elle ses promesses dans ce pilot ?

The White Princess débute peu de temps après la fin de son aînée, The White Queen. Ici, l’héroïne a changé et nous suivons maintenant Elizabeth York (incarnée par Jodie Comer), la fille d’Elizabeth Grey et du roi Edward IV. Promise à celui qui remporterait l’affrontement entre Richard III et Henry VII (incarné par Jacob Collins-Levy), c’est finalement ce dernier qui gagne le droit d’épouser Lizzie, mais la jeune femme qui était férocement amoureuse de Richard, semble ne pas y mettre du sien et se revendique son statut de York jusqu’au bout. Pourtant, c’est ce mariage qui est censé mettre enfin un terme à l’affrontement entre les deux maisons qui a débuté en 1399, qui a mené à la fameuse Guerre des Deux-Roses. Elle refuse de se soumettre à cette promesse, se rebellant face à ce nouveau roi et surtout face à sa mère, Margaret Beaufort (Michelle Fairley). Cette dernière s’est battue toute sa vie pour que son fils soit enfin sur le trône d’Angleterre, guidée par des visions et par sa foi et elle sera prête à tout sacrifier pour que ses visions se réalisent. C’est également une vision qu’elle a eu, lui montrant Lizzie sur le trône aux côtés de son fils, qui la pousse à tester les limites de la jeune femme et future reine.

La comparaison est inévitable entre les deux séries. The White Queen était déjà une mini-série (de dix épisodes) de très grande qualité, mettant en scène des acteurs formidables au service d’un très bon scénario. The White Princess semble s’inscrire dans cette lignée malgré les nombreux changements effectués : le changement d’acteurs pour les rôles principaux. Le rôle de Rebecca Ferguson est maintenant incarné par Essie Davis, celui de Amanda Hale par Michelle Fairley, Freya Mavor a été remplacée par Jodie Comer dans le rôle principal, Tom McKay a laissé place à Vincent Regan… Si l’on regrette ces changements d’acteurs parce que nous étions attachés aux précédents, il faut tout de même reconnaître le talent du nouveau casting qui est parti pour nous présenter d’excellents épisodes. On peut également remarquer que les costumes et les décors sont de meilleure qualité.
Si cela n’est pas une obligation, il semble cependant nécessaire de regarder The White Queen avant d’attaquer le visionnage de The White Princess, au moins pour comprendre toutes les relations entre les personnages (de longs regards appuyés sont parfois échangés, ramenant au passé de certains exposé dans la première série, surtout en ce qui concerne Margaret Beaufort et Jasper Tudor dans ce pilot par exemple) mais également pour apprécier entièrement cette nouvelle série. Regarder son aînée permettra non seulement d’apprécier The White Princess à sa juste valeur, mais également lui permettre de se faire sa propre place comme série historique.

On voit déjà les grandes lignes de la série se tracer dans ce premier épisode : la relation principale qui se dessine est sans conteste celle entre Lizzie et sa mère, Elizabeth, ancienne reine d’Angleterre. Leur complémentarité sera sans doute la chose la plus importante du scénario, alors qu’Elizabeth a eu la chance de tomber amoureuse du roi, Lizzie s’y refuse à tout prix, révulsée à l’idée même qu’il ne la touche. Si l’on se doute que la relation entre Lizzie et Henry va se développer et, pour notre plus grand plaisir, compliquer les choses (après tout, c’est de leur union que va naître Henry VIII, ainsi que d’autres enfants) ce pilot nous laisse entrevoir un début de mariage compliqué. La jalousie de Céleste envers sa sœur va sans doute également lui jouer des tours…

Conclusion, on continue bien sûr ! On recommande vivement et on attend chaque épisode avec une grande impatience !

Owlhazel

Owlhazel

Aude, 24 ans et apprentie libraire sur Paris. Je divise mon temps libre entre les séries et la lecture. Mon genre de prédilection reste de loin les séries en costumes et historiques, majoritairement anglaises, appelées aussi period drama. Je regarde aussi beaucoup de séries fantastiques, mais j’ai beaucoup de mal avec les comédies. J’aime pleurer et voir mes personnages préférés en baver avec la vie. Mes séries préférées vont des Tudors à Game of Thrones en passant par The White Queen et Outlander, avec un petit détour par Vikings et Peaky Blinders.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.