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BMF : interview avec l’acteur Da’Vinchi

Nous avons eu l’opportunité de nous entretenir avec Da’Vinchi qui incarne Terry ‘Southwest T’ Flenory dans la série BMF de Starz.

Da’Vinchi nous a parlé de la série BMF et de son personnage de Terry ‘Southwest T’ Flenory dans une entrevue exclusive. BMF est une série disponible sur la plateforme de vidéos à la demande Starzplay en France.

Comment vous présenteriez la série ?

C’est l’histoire de deux frères… qui étaient les plus influents de la culture Hip Hop et qui menaient un des business nationaux les plus lucratifs de l’histoire des États-Unis. Leur story est racontée depuis le début, de leurs plus jeunes années à comment ils sont arrivés là où ils en sont aujourd’hui.

Qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur votre personnage, Terry ?

Mon personnage est le plus jeune des deux frères mais il se comporte comme le plus âgée, car il veut avoir le même respect qu’ont les autres pour son grand frère. Il est très discipliné et organisé. Il est déchiré entre sa vie normale en tant que futur papa, ses études et sa vie dans la rue, à aider son frère. Il essaye de naviguer entre toutes ces différentes émotions et surtout faire plaisir à sa mère car elle veut qu’il ait son diplôme. Il essaye de la rendre fière et de trouver un équilibre entre ces deux mondes, mais l’un des mondes doit forcément souffrir à un moment.

Est-ce que vous vous sentez plutôt proche ou très différent de votre personnage ?

Je pense que je lui ressemble de beaucoup de manières.

Comment vous êtes-vous préparé pour votre rôle, étant donné que l’action se passe dans les années 1980 ?

J’ai vraiment essayé de puiser dans cette période, j’ai écouté pas mal de musiques de cette décennie. J’ai vraiment étudié la façon dont les gens bougeaient à ce moment-là, comment ils parlaient, quelle mode ils suivaient. J’ai vraiment eu de la chance, dans leur histoire [tirée d’une histoire vraie, ndlr.] tout le monde est toujours vivant. On a pu rencontrer tout le monde, parler à des membres de leurs familles, ça a donc rendu les choses plus simples.

À ce propos, les frères Flenory sont toujours vivants. Est-ce que ça a rendu votre tâche plus facile ou plus difficile ? Il y avait-il une pression de représenter au mieux la vraie histoire de la vie de quelqu’un ?

Oui, je dirais que c’est difficile d’interpréter la vie de quelqu’un en vie car la personne peut être présente pour regarder et surveiller tout le processus de production. Il y a des choses que ces personnes ne vont peut-être pas aimer, une chose sur laquelle, nous, les acteurs, nous n’avons pas de contrôle. La vision d’une scénariste, par exemple, alors qu’on peut s’en prendre à nous sur ce point. Mais au final, je pense que tout le monde sera satisfait du résultat.

Terry est blessé presque mortellement dès le premier épisode. Comment avez-vous travaillé sur sa rééducation et sa peur du handicap ?

Il a bien sûr eu peur de perdre la vue, et cela a déclenché une nouvelle façon de voir la vie. C’est la première fois qu’il réalise que des ennemis peuvent être à sa recherche, ou qu’on cherche à le tuer. Ça le change énormément, il comprend que tout est plus sérieux qu’il ne le pensait.

La série traite évidemment de fraternité, comment avez-vous exploré cet aspect avec votre partenaire, Demetrius Flenory Jr ?

Nous avons passé énormément de temps ensemble, ça nous a rapproché très rapidement devant et derrière la caméra. Particulièrement lors des très longs tournages, ou les jours froids, interminables… On a créé un lien. Il joue le rôle de son propre père et il lui parle tous les jours, il m’a donc beaucoup aidé. Tous ces aspects se sont mélangés.

Les deux autres piliers de la série sont la spiritualité et la musique, comment ces mondes se mélangent dans la série selon vous ?

Les parents de la famille sont très croyants, très chrétiens. Ça se voit beaucoup à l’écran. C’est intéressant de se dire « ces parents ont élevés certains des plus grands dealers de drogues au monde. » Mais c’est une histoire plus profonde que cela. La pauvreté est comme une maladie, c’est la mère de tous les crimes ou presque. Ces aspects poussent les personnages à un certain point que nous ne pouvons pas comprendre.
En ce qui concerne la musique, vous allez beaucoup entendre de sons qui font écho au genre de la musique de cette époque. Demetrius et moi, on ne pouvait pas supporter ces chansons, mais c’est ce que son père et son oncle écoutaient !

L’action se déroule à Détroit, mais vous avez grandi à New York et en Floride. Comment était-ce d’interpréter quelqu’un qui a été élevé dans les rues du Michigan ?

Ce n’était pas vraiment différent de ce que je connaissais, peut-être juste un peu d’argot ou expressions. Détroit est plus ou moins proche géographiquement de New York. Il y a une différence dans le mode de vie, mais c’est subtile. C’était une transition assez douce.

À propos du bébé de Terry. C’est un jeune père ! Comment avez-vous travaillé autour de la parentalité précoce ?

Dans les années 1980, avoir des enfants à cet âge était tout à fait normal et les enfants en question étaient beaucoup plus matures qu’aujourd’hui. Il y avait moins de distractions, c’était plus facile de se concentrer sur sa famille. Mais c’était tout de même un challenge car il devait trouver un équilibre entre la rue, les cours et son enfant ; c’est impossible de tout faire en même temps. Éventuellement, il y aura un élément qui en pâtira. Des problèmes vont découler de tout ça et ça se voit plus tard dans la saison. Il essaye de gérer ça aussi bien qu’il le peut.

Évidemment, la série est tirée d’une histoire vraiment. Néanmoins, qu’est-ce que vous espérez ou attendez de votre personnage pour une éventuelle prochaine saison ?

On suit vraiment la chronologie à la lettre ou presque, je sais ce qui va se passer. J’espère juste que mon personnage va être mieux compris des autres. J’espère qu’on comprendra ou suivra mieux son point de vue, qu’on rentrera plus dans sa tête. La saison 1 est plus dans la tête de Demetrius, peut-être qu’une saison 2 pourrait être tournée vers Terry.

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