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Notre journée au Paris Fan Festival

Le Paris Fan Festival est un nouveau salon de pop-culture qui a inauguré sa première édition ces samedi 7 et dimanche 8 mai dans la capitale française. Nous y étions le samedi et voici notre retour sur cet événement.

En ce samedi 7 mai 2022, le Paris Fan Festival faisait ses grands débuts au Paris Event Center de la Porte de la Villette dans le 19ème arrondissement. Cet événement était organisé par le groupe New Vega, spécialisé dans l’industrie de l’entertainment, et avait pour vocation de réunir les amateu·rices de pop-culture, des comics, des mangas, des animes, des jeux vidéo, de science-fiction ou encore d’heroic-fantasy. Alors pari réussi ? Voici notre retour sur cette première journée.

  • L’attrait de la nouveauté

Alors que le Comic Con Paris ne donne plus de signe de vie depuis 2019, il y avait clairement une place à prendre sur le marché de la pop-culture. C’est à cette attente qu’ont répondu les organisateurs du Paris Fan Festival, de même sorte qu’ils avaient rempli un vide dans le milieu du jeu vidéo lorsqu’ils ont créé la Paris Games Week en 2010. Une nouveauté qui vient remplir un manque du côté des fans de science-fiction, de cosplays, de gaming, des animes ou encore de super-héros et qui a attiré de nombreux curieux venus voir à quoi ressemblait ce tout jeune salon. Jugez plutôt : selon les chiffres officiels dévoilés par l’organisme, ce sont 14 000 festivaliers qui ont répondu présents pour cette première édition. Une jolie récompense pour cet événement pensé il y a 5 ans et mis entre parenthèses avec la crise sanitaire puis monté cette année en 4 mois et demi.

Espace Retrogaming au Paris Fan Festival
Espace Retrogaming au Paris Fan Festival

Alors comment est née l’idée du Paris Fan Festival et quelle était la volonté de New Vega ? « Nous faisions le constat que les univers de la pop-culture étaient en train de se décloisonner » nous explique Jonathan Dumont, président du Paris Fan Festival. « Pendant longtemps, les gens associaient le cinéma à une salle, une série à un écran d’ordinateur ou une télévision, mais maintenant tous les univers sont transmédias : on peut avoir découvert Naruto en anime puis l’avoir lu et ensuite joué aux jeux vidéos ». Une dimension désormais plus transversale, « notamment dans la consommation des plus jeunes qui lisent, jouent ou regardent des séries et des films sur leurs Smartphones. La frontière est devenue très théorique et c’est en cela qu’il était intéressant pour nous de proposer un événement transmédia qui ressemble aujourd’hui à la manière qu’on a de consommer des univers de fiction ».

  • Des univers qui fédèrent tous types de public et de générations

Et ces univers de fiction dont nous parle Jonathan Dumont, nous les avons bel et bien retrouvés sur le salon : super-héros, science-fiction, heroic-fantasy, steampunk, manga, animes et même un village Viking ! Nous avons ainsi pu déambuler dans un « musée » à l’effigie des héros DC et Marvel, visiter une exposition Star Wars, jouer à un escape-game thématique, se prendre en photo dans les décors cultes de Friends ou de Stranger Things, assister à des conférences sur tout type de contenus, être témoin de la forge d’outils Vikings, geeker sur des jeux d’arcade ou même voir un dragon et son maître se promener… Aucun ennui possible tant chaque univers est captivant ! Et c’est la force du salon : les gens se déplacent pour voir l’univers qui les touche mais au final, les visiteurs se montrent intéressés par différents pôles culturels.

Stranger Things s'invite au Paris Fan Festival
Stranger Things s’invite au Paris Fan Festival

Il n’y a d’ailleurs pas de « festivalier type » puisque nous avons une population de tout genre et tout âge. Un constat qu’a également fait Jonathan Dumont : « Selon les âges, les gens s’intéressent à des univers différents. Par exemple, le manga va toucher les plus jeunes alors que l’héroic-fantasy vise un public plus mature. C’est le sentiment qu’on a aussi en voyant un public familial : ceux qui ont grandi devant Star Wars ou Dragon Ball Z ont maintenant entre 30 et 40 ans et viennent avec leurs enfants ». Chacun y trouve donc son compte ! Tous les univers coexistent dans un certain équilibre et la proposition est pertinente.

  • La qualité prévaut sur la quantité

C’est ce qui nous frappés lors de notre arrivée : contrairement à d’autres événements de ce genre, le salon est spacieux. Personne ne se marche sur les pieds, les stands ne sont pas bondés, les allées sont larges et nous permettent de circuler en respirant tranquillement. La disposition des stands est bien pensée puisque chaque thématique a droit à son espace et nous naviguons d’univers en univers. Nous apprécions particulièrement la proposition autour de la voiture volante que conduit Ron dans Harry Potter : les fans pouvaient se prendre en photo dans la Ford sur une toile de fond au décor écossais avec une tenue aux couleurs d’une des 4 maisons de Poudlard puisque les costumes étaient à disposition des visiteurs.

Animation Harry Potter au Paris Fan Festival
Animation Harry Potter au Paris Fan Festival

Nous avons également beaucoup aimé la présence du dragon dans les allées du salon -et sur scène quand il est venu danser- qui représente l’esprit de l’heroic-fantasy, assez rare à trouver sur les événements de ce genre, tout comme la culture Viking proposée dans la cour extérieure. Nous constatons aussi une majorité d’expositions et non de boutiques, ainsi que la présence de 3 escape-games. Pour Jonathan Dumont, il s’agit d’une volonté des organisateurs de sortir des propositions existantes en donnant la priorité aux créateurs de contenu et aux éditeurs plutôt qu’aux boutiques qui ne représentaient au total « que 20-30 % du salon, là où la norme est habituellement de 80 % ». L’idée étant de recréer cette ambiance d’expos auxquelles se rendent les gens en allant au musée.

Stand du bar moléculaire Au Dragon Qui Fume sur le Paris Fan Festival
Stand du bar moléculaire Au Dragon Qui Fume

Le choix de la qualité avant la quantité se ressent également dans les stands de restauration. Des foodtrucks peu communs dans ce genre de salon mais qui rendent hommage à toutes les thématiques proposées. Onigris, ramen ou encore bubble-waffles pour les amateurs de mangas et d’animes, de la junk-food américaine pour les fans de comics mais aussi un surprenant stand de boissons originales : le Dragon Qui Fume, avec comme son nom l’indique, des boissons… qui fument ! Un bar moléculaire lyonnais thématisé geek et steampunk qui a fait sensation sur l’événement, tout comme le grand gagnant de cette première édition tant son succès a été fracassant : la Racletterie, restaurant toulonnais qui mettait en avant des burgers à la raclette fondue, comme sur les marchés de Noël. Une initiative pas si étonnante puisque « la raclette est devenue un élément de pop-culture dont les influenceurs se sont emparés » selon les dires de Jonathan Dumont. En bref, il y en avait pour tous les goûts !

  • Une guest-list éclectique

Pour nous qui sommes spécialisés dans les séries, il était primordial d’assister aux conférences des acteur·ices, malgré le grand choix de panels proposés sur le planning. Etaient annoncés 4 invités anglophones de l’univers TV avec qui il était possible de faire des séances photos et dédicaces : Matt Smith, connu pour Doctor Who, The Crown et bientôt House of the Dragon, spin-off de Game of Thrones, qui touche un public mature ; Tyler Hoechlin, vu dans 7 à la maison, Teen Wolf et maintenant Superman & Lois, qui rassemble un peu toutes les générations ; Holly Marie Combs, populaire auprès des fans de Charmed et Pretty Little Liars, qui en appelle à la nostalgie des trentenaires et quarantenaires ; et Charlie Heaton, qui joue dans la série Stranger Things et le film The New Mutants, qui vise une cible bien plus jeune que le reste des guests. Malheureusement, en raison d’impératifs professionnels, Matt Smith ne pouvait être présent sur le salon le samedi et nous n’avons donc pas pu assister à son panel qui a eu lieu le dimanche. En revanche, nous étions bien là pour ceux de Tyler, Holly, et Charlie qui n’était pas prévu mais qui a remplacé Matt au pied levé ! A noter que côté français, Simon Astier nous présentait sa toute nouvelle série, Visitors, et que le Studio d’animation Fortiche venait nous parler de la conception du phénomène Arcane.

Premier Q&A (Questions/Answers en anglais, Questions/Réponses en français, ndlr) de la journée, animé et traduit par Daniel, que les habitué·es du milieu des conventions ont aisément reconnu : Tyler Hoechlin, à qui le staff avait préparé un siège de gamer à l’effigie de Superman. L’acteur se dit touché et ravi de l’accueil « extraordinaire » du public et des téléspectateur·ices suite à son arrivée dans le Arrowverse dans un rôle si iconique. Tout comme lui, Tyler essaie de toujours voir le meilleur chez les gens et il estime que tout le monde mérite une seconde chance et qu’il suffit d’être patient. Attention, petite déception si vous êtes fan ultime de l’Homme d’Acier : Tyler dit préférer Batman !! Et il aimerait beaucoup partager l’affiche avec Christian Bale un jour, qu’il a trouvé parfait dans la peau de Bruce Wayne. Mais pour le moment, en tant qu’interprète actuel de Clark Kent, il aimerait affronter son plus grand ennemi : Lex Luthor. Selon lui, tout est possible dans Superman & Lois car les scénaristes font un excellent travail d’écriture et il n’est pas improbable que d’autres personnages DC fassent leur apparition, comme par exemple un retour de Supergirl ou un crossover avec The Flash. Dans la même veine, le Arrowverse avait déjà fait se rencontrer plusieurs versions de Superman joués par Tyler et Brandon Routh, qui tenait le rôle de Ray Palmer dans Legends of Tomorrow et qui a interprété le célèbre kryptonien dans le film Superman Returns en 2006.

Tyler Hoechlin sur la scène du Paris Fan Festival
Tyler Hoechlin sur la scène du Paris Fan Festival

Dans la saison 2 actuellement en cours aux Etats-Unis, l’Homme d’Acier est confronté à Bizarro et même si Tyler se dit plus connecté à Clark, il a trouvé très amusant de jouer ce personnage même s’il a essayé de le comprendre car il a ses raisons pour agir tel qu’il le fait… Si la série vous intéresse, sachez que la saison 1 est disponible sur Salto et que la seconde saison -qui reprendra le 31 mai- est diffusée en US+24 chez nous. L’acteur a eu droit à deux questions sur Teen Wolf, la première sur sa scène favorite, qui est celle où Stiles (Dylan O’Brien) raconte comment il a sauvé Derek dans la dernière saison et comment Derek a vraiment vécu l’histoire, en la racontant de son point de vue. La seconde quant à sa possible participation au film actuellement en tournage. Réponse (en français s’il vous plaît !) : « peut-être, peut-être pas » ! Vous l’aurez compris, nous n’en saurons pas plus et c’est ainsi que s’achève ce panel !

Deux heures plus tard, nous sommes de retour à la grande scène pour retrouver Charlie Heaton, qui accepté de venir rencontrer le public en lieu et place de Matt Smith. Nous apprenons les dessous de son casting pour son personnage dans Stranger Things : après avoir reçu le moodboard de la série pour qu’il s’imprègne de l’atmosphère des années 80, il a tourné une vidéo dans sa chambre qu’il a envoyé et a ensuite parlé avec les showrunners en Skype sur l’ambiance du show puis a été appelé pour faire des essais en réel, notamment avec Natalia Dyer pour tester l’alchimie du futur couple Jonathan/Nancy. Bien évidemment, il nous confie que pendant le tournage, il n’avait aucune idée du succès qu’allait avoir la série et s’estimait simplement heureux de pouvoir travailler pour Netflix, tout comme ses collègues. Son moment préféré est d’ailleurs le tournage de l’épisode final de la première saison avec tout le cast car chacun pensait que l’aventure s’arrêterait là et selon lui, cet instant était empreint d’une certaine nostalgie. Sur le plateau, outre Natalia, il s’entend bien avec Joe Keery qui joue Steve et nous parle de sa relation avec Noah Schnapp : il le considère réellement comme un petit frère puisqu’il l’a vu grandir au fil des saisons et il le trouve extrêmement talentueux, notamment dans la saison 2 quand il joue la scène de Will possédé sur le lit chez les Byers car il était très crédible et Charlie l’a trouvé « très flippant » selon ses dires !

Charlie Heaton lors de son panel au Paris Fan Festival
Charlie Heaton lors de son panel au Paris Fan Festival

S’il n’était pas Jonathan, il aurait adoré jouer Jim , interprété par David Harbour, mais il reconnait qu’il n’a pas l’âge du personnage ni le physique. A la demande d’une fan, il nous donne en exclusivité des éléments sur la saison 4 : plus intense, plus sombre, plus profond. On en apprendra également plus sur la personnalité de Jonathan qui a du mal à gérer sa relation longue distance avec Nancy, maintenant que les Byers ont déménagé en Californie et que rappelons-le, internet et les smartphones n’existaient pas dans les années 80. De manière générale, Charlie se dit très chanceux de travailler sur Stranger Things en raison de la qualité de l’écriture mais admet que le job d’acteur est parfois difficile car il faut accepter le rejet aux castings et l’inconstance étant donné qu’il peut ne pas décrocher de rôle pendant plusieurs mois. Parmi ses inspirations pour faire ce métier, il se dit lui aussi époustouflé par The Dark Knight et par la prestation de Christian Bale mais également par Aaron Paul dans Breaking Bad et par Leonardo Di Caprio pour l’ensemble de sa carrière car sa famille est fan !

A peine le temps de quelques applaudissements pour Charlie que Simon Astier fait son entrée sur scène après la diffusion de la bande-annonce de sa série, Visitors, sortie ce 10 mai sur la chaîne WarnerTV. Si vous ne savez pas qui est Simon Astier, sachez qu’il a interprété le beau-frère du Roi Arthur dans Kaamelott et que par la suite il a créé, écrit, réalisé et joué dans Hero Corp de 2008 à 2017. Et il en a fait de même pour Visitors ! Il nous parle d’ailleurs de ce statut d’homme-orchestre et déclare qu’il est très bien entouré et que même s’il supervise tout, ses tâches sont partagées avec le Directeur Artistique qui fait le relais avec les chefs de poste, tous très doués dans leur domaine. Cependant s’il devait choisir ultimement un métier, il serait derrière la caméra et pas devant car il aime créer des histoires en prenant les téléspectateurs par la main et en leur plantant un décor inédit et un univers inconnu comme dans Hero Corp ou Visitors. En donnant naissance à une fiction, il cherche aussi à exorciser une certaine mélancolie en lui qu’il retranscrit dans ses projets comme lui disent ses proches. Il nous explique la genèse de Visitors : la Warner avait lancé un appel d’offres pour une série en France et la proposition de Simon Astier a été retenue parmi près de 180 autres reçues. Cela a été un honneur pour lui de collaborer avec un studio si emblématique car il a grandi avec les programmes de la Warner, d’autant plus que l’équipe de production lui a laissé une grande liberté de création.

Q&A de Simon Astier au Paris Fan Festival
Q&A de Simon Astier au Paris Fan Festival

Il admet que proposer une série de science-fiction en France est un pari risqué car c’est un genre à part qui n’est pas mainstream. Mais il rappelle que Hero Corp appartenait aussi à un genre différent et décalé et que le show a pourtant trouvé sa place auprès du public français. Bien évidemment, le budget de la Warner est plus conséquent mais il a tenu à intégrer des décors réels quand il le pouvait, un peu à l’ancienne comme dans Gremlins ou E.T., films des années 90 qui ont bercé son enfance et auxquels il tient à rendre hommage. Par conséquent, la pâte américaine de la série vient-elle de la Warner, qui a une autre culture de diffusion et une manière différente d’aborder la fiction, ou de Simon Astier qui nous tease de nombreuses références à la pop-culture comme X-Files, Batman ou Harry Potter ? Réponse : le concept de la ville dans laquelle évolue les protagonistes de Visitors a été entièrement créé par Simon et répond à une imagerie nord-américaine, européenne et japonaise. Pour l’anecdote cependant, sachez que le tournage a eu lieu dans une base militaire désaffectée à Reims ! Le panel se termine par une question pertinente : « Que diriez-vous pour donner envie aux gens de regarder votre série ?« . Eh bien, il s’agit d’une « comédie de science-fiction tendre et universelle qui va ouvrir la conscience des gens ». Tout est dit.

Après un Q&A Arcane centré sur la conception graphique et technique de l’animation de la série, la journée s’achève avec Holly Marie Combs, très appréciée pour son rôle culte de Piper Halliwell dans Charmed. L’actrice se dit d’ailleurs en paix avec l’idée que le public retienne d’elle ce seul et unique personnage dans sa carrière. Holly revient notamment sur l’obtention de son rôle auprès du producteur Aaron Spelling qui souhaitait qu’elle auditionne pour celui de Phoebe et Shannen Doherty celui de Piper. Les deux jeunes femmes avaient dû à l’époque lui montrer leurs cartes d’identité pour leur prouver qu’elles avaient l’âge de Piper et Prue, les personnages respectifs qu’elles voulaient incarner -et qu’elles ont fini par avoir. Holly est contente du développement de son personnage puisqu’au début Piper était très calme et posée, et après 8 ans d’évolution, elle est devenue une sœur aînée, une patronne, une maman et une sorcière très puissante. Comme elle nous le confie, elle adorait tourner des scènes d’action où elle se sentait utile car elle avait l’impression que ses intrigues tournaient un peu trop autour de Leo (Brian Krause) mais que les fans se rassurent : elle est très heureuse du happy-end des deux amoureux, même si elle ajoute en plaisantant qu’avant que Piper et Leo terminent leur vie ensemble, elle aurait aimé un divorce entre eux pour que Piper retourne voir Dan (Greg Vaughan) ! Bien sûr, Holly adore Brian qu’elle revoit souvent en conventions et elle est restée en contact avec tous les membres du cast.

Holly Marie Combs répond aux questions du public au Paris Fan Festival
Holly Marie Combs répond aux questions du public au Paris Fan Festival

Elle nous parle également de Drew Fuller qui interprète son fils cadet, Chris. Le rôle du personnage n’était pas clair lors de son arrivée en saison 6 et l’acteur se faisait un plaisir de brouiller les pistes : soit il était le méchant de la saison, soit le nouveau petit-ami de Phoebe (Alyssa Milano)… Au final Holly est certaine que lui-même n’en savait rien et qu’il inventait tout ça pour faire tourner en rond les actrices ! Par la suite, il a dit avec humour à Holly qu’il la tenait responsable pour son arc narratif puisque comme elle est tombée enceinte, les scénaristes ont fait de lui le futur enfant de Piper. Sur un ton un peu plus sérieux, elle évoque le féminisme du show, souvent remis en question. Elle nous explique que Charmed a été créée par Constance M.Burge qui est issue d’une famille de femmes et qui s’est inspirée d’elle et ses sœurs pour donner naissance à la série. Cependant, les scénaristes étaient exclusivement masculins et Holly et Alyssa, devenues productrices par la suite, ont dû se battre en coulisses pour faire entendre leurs voix et celles des personnages féminins à l’écran. Parmi ses points communs avec Piper, elle cite uniquement son sens de la famille car elle la trouvait trop coincée et intense à son goût, Holly étant beaucoup plus rebelle que son personnage ! C’est pour cela qu’elle s’identifierait davantage à Ella Montgomery, qu’elle a interprété dans Pretty Little Liars, même si selon elle, la mère d’Aria (Lucy Hale) est beaucoup moins rancunière qu’elle ne l’est. De cette série, elle retient notamment les moments mère/fille qu’elle passait avec Lucy Hale hors caméra où elles faisaient des « trucs de filles » : se raconter les potins ou parler shopping. En somme, elle se dit ravie d’avoir joué Piper et Ella car les deux sont arrivées à des bons moments de sa vie : Piper lorsqu’elle était jeune et pleine d’énergie et Ella qui lui permettait d’avoir beaucoup de temps libre vu qu’elle venait d’avoir son troisième enfant. Et quand nous vous disions que l’actrice avait une tendance rebelle, en voici la preuve : il s’agissait de la dernière question du panel et une fan téméraire a osé demandé à Holly ce qu’elle pensait du reboot du show. Réponse : « Le quoi ? Je n’ai pas compris la question. Au revoir ». Sous les rires du public, l’actrice se lève en saluant les fans et quitte la scène. Rideau.

  • Vers une seconde édition

Vous l’aurez compris, cette première édition du Paris Fan Festival nous a enthousiasmés et s’est révélé être une excellente surprise. Un salon où l’éclectisme était de mise pour plaire à tout type de public et de générations. Nous retenons la visibilité donnée à des univers variés, parfois rares comme le steampunk ou heroic-fantasy et nous apprécions les activités proposées tels que des expositions, escape-games, conférences, concours cosplay, karaoké, gaming ou dédicaces et photos avec des acteur·ies -dont les versions numériques ont été mises gratuitement à disposition ici. Chacun pouvait donc y trouver son bonheur. Si nous avions des points négatifs à souligner, ce serait la mauvaise acoustique de la petite scène et le fait que les panels Arcane et Holly Marie Combs aient réuni plus de monde que prévu sur cette même scène, ce qui a impliqué que beaucoup de personnes assistaient debout aux Q&A et qu’il n’était pas toujours évident d’entendre les intervenant·es. Outre ces deux bémols, la qualité du salon était remarquable pour une cuvée initiale ! C’était par ailleurs le désir des organisateurs, qui visaient le niveau d’une troisième édition pour cette première, quitte à faire des journées de 72h, comme nous l’a confié le président du Paris Fan Festival. Leur implication s’est ressentie jusqu’au design de leur visuel très soigné qui fait écho au travail de communication de l’événement pour trouver son identité propre. Les fruits de leur labeur ont payé puisque les retours visitorat et réseaux sociaux ont été très positifs, ce qui amène logiquement le salon à se renouveler pour une deuxième édition, qui se voudra plus importante ! En conclusion, le Paris Fan Festival a été unique et incomparable avec d’autres événements, et nous leur souhaitons une belle expansion dans le futur. Merci, bravo et rendez-vous en 2023 !

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