Review Pilot – The White Lotus : on continue ou pas ?

Intriguée par le premier épisode de The White Lotus ? Découvrez notre critique pour savoir si cette série anthologique vaut le détour.

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Plongez dans l’univers luxueux et décalé de l’hôtel Le Lotus Blanc (The White Lotus en VO), où des vacances de rêve peuvent vite se transformer en cauchemar. Diffusée sur (HBO) Max aux États-Unis, la série nous est d’abord parvenue sur OCS en France, avant d’être disponible sur (Amazon) Prime Video et My Canal + !

Une satire mordante au cœur d’un paradis de luxe

The White Lotus, lancée en 2021 par HBO, nous transporte dans un hôtel de luxe à Hawaii, promettant une expérience estivale paradisiaque. Dans cette mini-série à l’origine, le premier épisode pose les bases d’une série à l’atmosphère singulière, mêlant comédie noire et critique sociale. Le cadre somptueux contraste avec les tensions sous-jacentes des personnages, des clients fortunés aux employés surmenés.

Le récit s’ouvre sur plusieurs groupes de vacanciers : un couple en lune de miel mal assorti, Shane et Rachel (Jake Lacy et Alexandra Daddario), une famille dysfonctionnelle, et une femme célibataire, Tanya (Jennifer Coolidge), venue répandre les cendres de sa mère. Rapidement, les tensions montent, montent, montent. Les personnages se croisent, sont plus liés qu’on pourrait le penser et révèlent leurs vilains secrets derrière une façade polie et ultra riche.

Un décor paradisiaque pour des démons intérieurs

Dès les premières secondes, on ressent l’influence d’une intrigue façon Agatha Christie, mais avec une touche moderne et satirique. Les premiers plans ne sont pas sans rappeler Elite sur Netflix avec un mystère autour d’une personne assassinée. 

L’hôtel The White Lotus, avec ses vues imprenables sur l’océan et son personnel aux petits soins, cache des réalités bien plus sombres. Armond (Murray Bartlett), le directeur de l’hôtel, symbolise le stress de l’industrie touristique, pris entre la satisfaction des clients et la gestion de ses propres démons et addictions.

L’épisode aborde également la colonisation moderne d’Hawaii, où les touristes affluent en masse, souvent déconnectés de la réalité locale. Cette dissonance est illustrée par des scènes absurdes, comme les vacanciers qui traversent le monde pour finalement rester autour d’une piscine… Le traitement des employés est grinçant, notamment dans une scène où Lani (Jolene Purdy), une femme enceinte, continue de travailler malgré de fortes contractions. Jouée avec humour, cette storyline met néanmoins en lumière la précarité et l’exploitation dans l’industrie du tourisme.

The White Lotus n’épargne personne : les addictions des personnages, qu’ils soient clients ou employés, ajoutent une couche supplémentaire dans une intrigue déjà bien ficelée. 

Alors, on continue ou pas ?

La série excelle déjà dans une comédie contemplative et réaliste, où chaque interaction révèle des vérités inconfortables sur les rapports de classe et les attentes sociales. Les thèmes abordés, comme celui de la destruction des récifs coralliens à la culture du « client est roi », sont traités avec une subtilité très appréciée. La série promet une exploration plus profonde des tensions sociales et personnelles à venir ! Pour notre part, on continue avec grande impatience !

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