Review Pilot – The Bear : sur place ou à emporter, on continue ou pas ?

Envie de découvrir l’univers captivant de The Bear ? Entrez dans le monde de la cuisine avec notre critique du premier épisode… Alors prêt·es à passer à la casserole ? 

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The Bear, d’ores et déjà renouvelée pour une troisième saison,  est un petit bijou made in Hulu/FX qui fait beaucoup parler d’elle depuis 2022. En deux saisons seulement, disponible sur Disney + en France, la série est devenue une institution sur le petit écran, à la manière d’un grand restaurant étoilé. 

Le pilote suit un jeune chef, Carmen, dit « Carmy », Berzatto, qui hérite du restaurant italien de son frère aîné après son décès. Il revient donc à Chicago gérer cette nouvelle affaire, abandonnant sa vie parmi les plus grands chefs du monde. 

Tout ne se passe pas comme prévu. Dettes non réglées, cuisine délabrée et personnel indiscipliné au possible, Carmen se noie entre héritage, deuil et volonté de s’en sortir dans un milieu aussi esthétique qu’impitoyable. C’est un fin mélange entre traumatisme familial, addictions et arômes complexes de la haute gastronomie.

Au menu ? Un casting de qualité, mené par Jeremy Allen White (Shameless), en cuisinier aussi névrosé que talentueux. 

Dans ce premier épisode à trois cents à l’heure, avec un rythme frénétique qui nous fait perdre pied chacune des vingt-sept minutes qui le composent, nous rencontrons l’équipe de The Beef (littéralement “Le Boeuf” en Français, NDLR.), un restaurant au bord de la faillite. Un joyeux foutoir.

Pourquoi The Bear (littéralement “l’Ours” en anglais, NDLR.) ? L’animal qu’on voit dès les premières minutes est un premier indice. Bien sûr, c’est un clin d’œil à la prononciation du nom de famille italien du personnage, Berzatto. Mais c’est aussi toute l’angoisse que refoule le chef au plus profond de lui. La colère et le manque de contrôle qui menacent de surgir et détruire tout sur son passage.

L’équipe est une famille, non pas de sang, mais pourtant bien dysfonctionnelle. Ambiance populaire, ça crie partout, ça se marche dessus et ça nous fait regretter ne serait-ce que d’avoir imaginé travailler en cuisine un jour. Le changement est dur à adopter pour tout le monde. L’ombre de Mikey (Jon Berntal, The Punisher), le grand frère de Carmen, plane toujours sur le restaurant. Oiseau de bon ou mauvais augure ? 

La nouvelle recrue, Syd (Ayo Edebiri), est aussi ingénieuse qu’impatiente et menace de faire voler en éclats l’équilibre du restaurant. Ou son “écosystème”, comme dirait Richie (Ebon Moss-Bachrach), le “cousin” de Carmy. Les deux nouveaux ne sont pas les bienvenus, et pourtant ils sont là pour rester.

Carmen est un enfant de Chicago, qui connaît la galère malgré les dernières années qu’il a passées dans le monde prestigieux de la gastronomie. C’est un retour aux sources brutal pour lui, qui fait mal à regarder, entre souci du détail, stress façon cocotte-minute et anxiété criante de vérité.

Sans la moindre hésitation, on continue ! The Bear : sur place ou à emporter, est une série aussi nerveuse que savoureuse et qui met les petits plats dans les grands. Un cast mordant, une réalisation captivante et une bande son enivrante. Que demander de mieux ?  À la rédaction, on sait qu’on va la dévorer et ne pas en laisser une miette. 

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