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Mes Premières Fois : l’avis de la rédac’ sur la saison 2 !

Mes Premières Fois (Never Have I Ever en VO, ndlr.) revient avec une saison 2, disponible sur Netflix depuis le 15 juillet dernier. La première saison avait sauvé notre confinement avec une écriture addictive et des personnages hauts en couleur. La deuxième saison est-elle a la hauteur ? Réponse ci-dessous.

Attention, cet article parle de sujets sensibles : Troubles du comportement alimentaire
SPOILERS ALERT :
Cet article contient des éléments importants de l'intrigue.
  • Un héroïne qu’on adore détester

aneesa devi never have I ever

© Netflix / Never Have I Ever

Devi (Maitreyi Ramakrishnan) n’est pas la plus remarquable des personnages principaux. Elle fait pas mal de bêtises qui donnent au spectateur l’envie de s’arracher les cheveux (ou les yeux, au choix.) Pourtant, on fini par lui pardonner : pourquoi ? Certes ces actions ne sont pas excusables : la façon dont elle a trompé ses deux prétendants ou traité ses ami.es laisse à désirer. Elle est souvent irrespectueuse avec les figures d’autorités et encore plus avec sa famille malgré son éducation stricte. Il ne faut cependant pas oublier que c’est une ado.

Un tel comportement ne passerait pas pour une adulte ou une étudiante de fac. Devi est puérile, colérique, impatiente et parfois ridicule… comme une enfant, parce que c’est ce qu’elle est ! Beaucoup semblent oublier tous les traumatismes qu’elle a subi dans la saison 1 : la perte de son père devant ses yeux, son choc émotionnel et ses jambes paralysées ne sont que quelques points d’une longue liste. Oui elle est en colère et elle a le droit. Elle n’est pas toujours une bonne amie mais elle aime les siens, même si c’est parfois trop intensément. Les scènes en rapport avec son père sont toujours aussi belles et déchirantes.

Toutes ses actions – aussi blessantes et stupides sont-elles – viennent d’un bon sentiment : elle ne veut pas blesser les garçons qu’elle aime et finir par faire le contraire, elle ne veut pas que sa mère oublie son père… Tout finit toujours par s’envenimer quand elle essaye d’être présente pour tout le monde. Devi est humaine et elle fait (beaucoup) d’erreurs. En plus, elle doit ENFIN assumer les conséquences !

  • Des personnages secondaires toujours aussi réussis

fabiola saison 2 eve mes premières fois

© Netflix / Never Have I Ever

Mes Premières Fois est toujours inclusif dans cette deuxième saison et ça fait du bien. Le personnage qui se démarque le plus et avec brio, c’est Aneesa (Megan Suri). C’était rafraîchissant de voir à l’écran deux filles de même origine ne pas forcément être en compétition. Les scénaristes ont réussi à parler des troubles alimentaires avec justesse et le numéro d’aide en fin d’épisodes était judicieux.

On regrette juste la storyline d’Eleanor (Ramona Young) avec Malcom (Tyler Alvarez), un acteur de pacotille et toxique à souhait. Ce dernier était d’ailleurs le personnage le plus inutile et inintéressant de la série car il n’apporte aucune nuance.

Les parents prennent aussi le pas dans cette saison 2, chose assez rare dans une série pour ado. Cela apporte une touche de réalisme ! C’était très intéressant de voir les liens se (re)tisser entre Eleanor et sa belle-mère ou Fabiola (Lee Rodriguez) et sa petite amie, Ève (Christina Kartchner), avec sa mère. Les adultes qui tirent le plus leur épingle du jeu sont les femmes de la famille de Devi. Kamala (Richa Moorjani) s’affirme plus (ENFIN!) et prend sa vie professionnelle comme personnelle en main. C’est une femme intelligente qui a de quoi briller. La mère de Devi, Nalini (Poorna Jagannathan), est de plus en plus attachante. Nous pensons qu’il est important de montrer une femme à l’écran reprendre goût à la vie et à l’amour après tout ce qu’elle a enduré.

La série est encore et toujours un appel à la tolérance et au self love : il faut s’aimer soi d’abord. On ne doit pas changer d’apparence pour quelqu’un qu’on aime et ne pas se taire pour un boulot ! Il faut s’autoriser à aimer et aimer encore malgré la perte d’être chers.

  • Alors, #TeamPaxton ou #TeamBen ?

team paxton team Ben devi mes premières fois saison 2

© Netflix / Never Have I Ever

Même à la rédaction, on est partagé.es. On avait tout d’abord peur de passer la saison à voir Devi jongler entre deux petits amis. Heureusement, l’abcès est vite crevé et on suit surtout l’héroïne réparer les pots cassés plutôt qu’un triangle amoureux. Même s’il y a de (très beaux) baisers à droite à gauche, cette saison se concentre surtout sur l’amitié et le lien que Devi a avec Ben (Jaren Lewison) et Paxton (Darren Barnet). Car les deux garçons tiennent énormément à la jeune fille même s’ils sont tous deux très mauvais pour l’exprimer.

La saison dernière, Ben avait eu son épisode et cette saison c’est enfin le tour de Paxton. Quelle réussite ! C’est sans doute le personnage qui a eu le plus beau développement de ces dix nouveaux épisodes. Paxton est loin d’être parfait. Il est sensé être la carte « sexy » de la série, le populaire un peu creux. Pourtant il est loin d’être stupide et cette saison lui apporte une belle profondeur. Bon gré mal gré il a du comprendre que sa vie ne tournait pas autour de sa plastique et de la natation. Comme Ben il s’est montré très dur avec Devi (et avec raison) mais il a surtout peur du regard des autres et ce qu’on va penser de lui. Les dialogues avec sa sœur Rebecca (Lily D. Moore) sont toujours aussi savoureux. Il renoue avec ses racines et se construit un avenir petit à petit. Il revient même avec une scène digne des meilleurs comédies romantiques : de la pluie, une belle voiture, le bal de fin d’années et un slow au milieu de la piste de danse…

« Malheureusement », Devi a passé (presque) toute cette saison de Mes Premières Fois à tourner autour et à courir derrière Ben. Des deux garçons, c’est celui qui a été le plus virulent avec Devi malgré son attachement pour elle. Il semblait avoir tourné la page avec Aneesa mais le dernier épisode relance le doute : est-ce que Ben se rend compte de son erreur ? Est-ce que c’est le retour du triangle amoureux ?

Un détail important à relever : même si certains sujets abordés dans Never Have I Ever sont parfois crus et sans tabou, c’est une des seules séries adolescentes à rester soft. C’est soulageant d’avoir affaire à une série qui ne sur-sexualise pas les mineurs.

nalini devi mes premières fois saison 2

© Netflix / Never Have I Ever

En conclusion, la saison 2 de Never Have I Ever est aussi addictive que sa saison 1 avec son ton frais, très teen et feel good. La fin présage une saison 3 (on croise les doigts) et la rédaction l’attend avec impatience ! C’est une nouvelle réussite pour la série de Mindy Kaling.

Notre note :

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