Ma vie avec les Walter Boys : l’avis de la rédac’ sur la saison 1

En ce moment, Ma Vie avec les Walter Boys est un véritable raz-de-marée sur Netflix et les réseaux sociaux. Que vaut la saison 1 ? La rédac vous donne son avis !

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SPOILERS ALERT :
Cet article contient des éléments importants de l'intrigue.

Sur bien des points, la saison 1 de Ma vie avec les Walter Boys (ou My Life with the Walter Boys en VO) semble être la petite sœur de L’Été où je suis devenue jolie. On échange la maison en bord de plage pour un ranch, mais on garde la rivalité entre frères, le triangle amoureux, les difficultés financières ou de santé des parents, ou encore des personnages secondaires attachants.

La comparaison est facile, voire inévitable. Aux premiers abords, on peut penser que The Summer I Turned Pretty gagne en tout point : scénario, bande-son, budget, jeu d’acteur… Pourtant, la série Netflix se défend bien !

Évaluons tout cela ensemble.

Faire du neuf avec du vieux

Alex et Jackie assis sur les escaliers du porche dans la saison 1 de My life with the walter boys avant qu'elle aille courir.
© Netflix / My Life with the Walter Boys

 

Dans Ma vie avec les Walter Boys, rien de nouveau sous la lune. On l’avait remarqué pendant notre visionnage du tout premier épisode. Oui, c’est cliché, oui on a vu ce pitch 1000 fois décliné en livre, chanson, série ou encore film, mais si ça vend encore, c’est bien pour une raison, non ?

On ne peut pas s’attendre à révolutionner le genre quand on reprend les mêmes sempiternels ingrédients ! À la rédaction, on pense que la série n’a pas cette prétention. Elle fait au mieux avec ce qu’on lui donne et même si ce n’est pas parfait, c’est bien assez pour nous faire enrager, pleurer, sourire et surtout… continuer. 

Est-ce qu’on a envie de secouer les personnages ? Oui, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une série pour enfants, voire adolescents. Il est parfois facile d’oublier que les héros sont au lycée, qui ont encore beaucoup à apprendre et qu’on ne devrait pas les juger avec un prisme d’adulte. 

Qu’est-ce qu’on aurait fait à leur place et au même âge, tiens ?

Un soap pour ados, mais pas seulement

Cole regardant Jackie dans la saison 1 de my life with the walter boys après être allés chercher des fleurs dans les champs
© Netflix / My Life with the Walter Boys

 

Un des points forts de la série, c’est son environnement. Tourné au Canada, on suit les aventures de Jackie (Nikki Rodriguez) et de la famille Walter dans une ferme au Colorado. C’est le charme de la fausse petite ville, ce côté doudou qui a fait le succès de série comme Gilmore Girls, celle qui nous donne des envies de mettre les voiles vers l’Ouest et de nous trouver un petit cheval… et un cowboy. Une sorte de Smallville sans les pouvoirs surnaturels.

Ma vie avec les Walter Boys est une bulle de coton que les problèmes de la vie réelle ne parviennent pas à percer. Oui, on passe brièvement sur les soucis d’argent des Walter et l’accident de Cole (Noah LaLonde), mais comme la mort des parents de Jackie, se sont des anecdotes lointaines, passées, qui ne sont pas montrées à l’écran comme pour ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes. 

Tout est aseptisé, paraphrasé, euphémisé. Dans une petite bourgade du Colorado, où tout le monde se connaît sur dix générations, il n’y a ni racisme ni homophobie qui pourrait toucher la famille Walter et leurs amis.

Une sorte de Bridgerton des temps modernes. Ça peut faire rouler des yeux, mais finalement on apprécie plutôt ce côté guimauve dégoulinant, ça change.

On regrette seulement le temps passé sur les storylines des adultes souvent convenues et ennuyeuses à mourir, alors qu’on aimerait voir plus toute la fratrie Walter à l’écran. Ils sont tous différents et on apprécie leur dynamique façon Treize à la douzaine.

Team Cole ? Team Alex ? Team… Jackie ?

 

Alex et Jackie sur le point de s'embrasser dans la grange ou l'écurie dans la S1.
© Netflix / My Life with the Walter Boys

 

C’est un tiraillement que les fans de pop culture connaissent depuis la nuit des temps. Il y a d’abord eu Darcy et Wickham, puis Angel et Spike, Edward et Jacob, Stefan et Damon, plus récemment Conrad et Jeremiah et enfin… Cole et Alex.

Ah, le triangle amoureux. Qu’est-ce qu’une romance sans ce problème épineux ?

Le souci, c’est quand il arrive… entre deux frères. Et c’est plus commun qu’on ne le croit !

À la rédaction, il y a quelques années, on aurait sûrement été team Cole. On comprend, c’est le frère aîné. Il est blond, il est beau, il est arrogant (Il est Conrad Fisher…) Il a un côté torturé, il a été blessé, a vu ses rêves s’envoler, il en veut au monde entier, il souhaite protéger sa famille et préfère s’autodétruire plutôt que demander de l’aide (Damon, vous avez dit Damon ?)

Oui, il est mignon et amène l’héroïne faire une balade à dos de cheval… mais il a dépassé les bornes de maintes et maintes fois. Il couvre de honte sans cesse sa famille et surtout sa mère lors d’événements importants. La liste est longue : son irrespect, son agressivité, ses mensonges. La façon dont il traite toutes les filles, sauf Jackie, jusqu’à tromper sa copine (ou sa « situationship » avec… sa meilleure amie. Alors oui, finalement, on comprend la « méchante » Erin (Alisha Newton.)

Sans surprise, on a donc une grande préférence pour Alex (Ashby Gentry). Il a l’âge de Jackie, ils ont énormément d’intérêts en commun. il est mignon, gentil, serviable, l’aime réellement et lui montre. Est-ce qu’il est parfait ? Loin de là : il est jaloux de son frère sur les bords, ne se rend pas compte des yeux doux que lui fait sa meilleure amie, surprotège Jackie, mais il essaie. Il s’excuse. Il fait des efforts. C’est un ado, qui au final… avait bien raison de s’inquiéter.

À la rédac, on se pose une question. Est-ce qu’on pourrait arrêter avec ces histoires « d’amour rassurant », comme si c’était une mauvaise chose ? Qu’il y a-t-il de mal à vouloir une relation saine, où tout le monde communique, avec un gentil garçon plutôt qu’un bad boy qui change d’humeur comme de chemise et de comportement tous les matins ?

Une chose est sûre. On est surtout pas… Team Jackie. Vous imaginez être ami·e avec une fille lisse, madame je-sais-tout, qui brille dans tous les domaines et qui fout la zizanie entre deux frères puis lève le camp pour retourner à New York sans rien dire et sans assumer ?!

Heureusement, la saison 2 est déjà annoncée, alors on espère que le mal sera réparé…

En conclusion, on commence la saison 1 de Ma vie avec les Walter Boys comme une blague. On se moque, on râle, mais on enchaîne les épisodes bien plus impliqué·es qu’on aimerait l’avouer. Ce n’est pas la série de l’année, mais elle remplit toutes ses promesses. On sera au rendez-vous pour la saison 2. Mais chut, c’est un secret…

Notre note :

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