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Élite : l’avis de la rédac’ sur la saison 4!

On ne présente plus la série, Élite est revenu sur Netflix pour une quatrième saison en juillet dernier. Nous avions beaucoup apprécié les épisodes spéciaux, appelés Histoires Brèves, mais notre avis sur la saison 3 était en demi-teinte. Qu’en est-il de la saison 4 ? La rédaction vous donne sa réponse ci-dessous.

Attention, cet article parle de sujets sensibles : Alcool, Violences sexuelles, Sang, Nudité, Drogue
SPOILERS ALERT :
Cet article contient des éléments importants de l'intrigue.
  • De nouveaux personnages mais des intrigues réchauffées

ari mencia et patrick dans la saison 4 d'élite

© Netflix / Élite

On nous offre sur un plateau d’argent les triplés « benjamin » et leur père, le nouveau directeur de l’école. Pourtant, on a très vite une petite impression de déjà-vu. Ari (Carla Díaz) rappelle rapidement Véronica de Riverdale tant par son attitude que son côté manipulatrice et arriviste. Malheureusement, elle se montre également moins attachante. Patrick (Manu Ríos) est un mix de plusieurs personnages et on ne sait finalement pas qui il est réellement, ni ce qu’il veut. Même si la dernière, Mencía (Martina Cariddi), est la plus appréciable du trio, son histoire n’est pas sans rappeler la première rebelle de la bande, Marina (María Pedraza). (Et on sait tous.tes comme ça s’est terminé pour elle.)

Le véritable problème avec ces nouveaux arrivés, c’est qu’il n’apporte rien de neuf, si ce n’est des personnages caricaturaux. On nous ressert toujours la même chose, du voyeurisme, des triangles amoureux qui ne font pas sens, et des trahisons en veux-tu en voilà (si ce n’est à la fin de la saison car comme d’habitude, même si les personnages se détestent tous, ils s’aiment.)

Le Prince (Philippe ? Florian?, joué par Pol Granch) est aussi vite arrivé qu’il est oublié. Il semble juste être présenté pour remplir le manque qu’a laissé Polo en tant que personnage avec tous les défauts du monde. On tente de nous faire apprécier mais peine perdue car il est impossible d’excuser ses actes, peu importe ses remords. Mention spéciale pour les parents des étudiants, toujours plus absents ou avec de faux-airs de méchants Disney.

  • Sexe, drogue, sexe, drogue, sex, drogue… (et pas de rock’n’roll)

cayetana philippe élite

© Netflix / Élite

On passera sur les tenues toujours plus extravagantes des écoliers du lycée Las Encinas. (Ah bon, ce n’est pas un défilé de mode mais un établissement privé avec uniforme ? Première nouvelle.) Ce qui choque vraiment quand on y pense, ce sont toutes situations dans lesquelles se mettent les héros. Tout serait un poil plus crédible si les personnages principaux étaient majeurs et/ou à la fac. Se souvenir qu’ils sont (pour la plupart) mineurs et qu’ils n’ont pas encore passé leur bac, ça remet certaines choses en perspectives. Comme le détournement de mineurs par exemple, la prostitution infantile, ou encore le revenge porn.

Comme dans les saisons précédentes, des sujets importants de sociétés sont amenés, comme la bisexualité, le polyamour ou encore les violences sexuelles par exemple, juste pour être balayés d’un revers de la main et oubliés. C’est dommage. Même si les autorités ont été brossées plus d’une fois comme inutiles dans la série, bon nom de storylines auraient pu être résolues si seulement UN adulte avait été mis au courant. On ne compte plus le nombre d’étudiant avec du sang sur les mains. (À ce rythme là, c’est tout le lycée qu’il faut fermer.)

  • Du surplace pour beaucoup, de la régression pour d’autres

saison 4 élite caye rebe omar

© Netflix / Élite

Là où ça commence à être gênant, c’est quand l’histoire ne permet pas au casting original de tirer sa révérence comme il se doit. Guzman (Miguel Bernardeau) et Samuel (Itzan Escamilla) ont perdu toute une saison à se disputer comme lors de la première saison alors que leur relation avait réellement évolué jusqu’à la saison 3. C’est d’autant plus énervant que Guzman redevient presque le même qu’à la saison 1 une fois Nadia (Mina El Hammani) envolée. L’idée de la relation à distance aurait pu être traitée de manière différente. Cette saison réduit les storylines des personnages à leur vie sexuelle et amoureuse.

C’est la même chose du côté d’Ander (Arón Piper) et Omar (Omar Ayuso), qui se déchirent à chaque épisode pour revenir au point de départ au final. Samuel, lui, fait du surplace. Il n’existe tout simplement pas lorsqu’il est loin d’une fille, que ce soit Rebeka (Claudia Salas), Carla (Ester Expósito) ou Ari.

Les seules qui arrivent à tirer leur épingle du jeu sont Cayetana (Georgina Amorós) et Rebeka. Caye a fait la meilleure évolution de la saison, avec un personnage plus travaillé et plus attachant. C’est aussi grâce à elle qu’on a un semblant de réalité dans ce monde imaginaire. Elle est également à l’origine de bon nombre de moments « girl power » dans cette saison avec Rebe. Cette dernière, malgré son caractère impulsif, signe aussi une belle progression et on a enfin le droit au premier couple lesbien de la série.

C’est rageant de voir d’aussi peu de points positifs, car de plus en plus de bons personnages partent. Après Lucrecia (Danna Paola), Valerio (Jorge López Astorga) et Nadia, c’est au tour de Guzman et Ander de s’éclipser. (Est-ce que Christian [Miguel Herrán] est toujours coincé dans un hôpital en Suisse?) Il va être de plus en plus difficile de garder les anciennes générations à Las Encinas, ils vont tôt ou tard finir par avoir leurs diplômes, peu importe leur nombre de redoublements.

guzman ander rebeka élite

© Netflix / Élite

En conclusion, cette saison d’Élite est en dessous des précédentes. Le côté addictif ne prend plus. À vrai dire, c’est une saison quasi inutile, à la limite de la parodie d’elle-même. C’est dommage, car les épisodes spéciaux étaient plus que réussis. À la rédaction, on ne sait pas encore si on continuera avec la prochaine saison, d’ores et déjà annoncée…

Notre note :

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