La Chronique des Bridgerton : l’avis de la rédac’ sur la saison 3 partie 1 !

Deux ans qu’on attendait le retour de la famille Bridgerton et voilà chose faite avec la première partie de la saison 3. L’histoire de Colin et Penelope est-elle à la hauteur ? Découvrons-le ensemble.

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SPOILERS ALERT :
Cet article contient des éléments importants de l'intrigue.

Si nous avons dû attendre deux années pour connaître la suite des aventures de notre famille londonienne préférée, La Chronique des Bridgerton saison 3 reprend quatre mois environ après la fin de la seconde. En un été, bien des choses semblent s’être bousculées… Lady Whistledown est de retour et paraît moins piquante que la saison dernière. À moins qu’elle ne reprenne du mordant ?

Psst : lisez nos récaps des saisons 1 et 2 pour être fin prêt·es pour la saison 3 !

L’amitié au centre de tout

Penelope et Eloise se dispute chez la modiste dans bridgerton saison 3
© Netflix / Bridgerton

Cette saison 3 est une histoire d’amour évidemment, mais pas forcément celle que l’on croit. Car si Penelope (Nicola Coughlan) a dû renoncer à Colin (Luke Newton), la saison dernière, la rupture qui fait le plus mal… est celle avec Eloise (Claudia Jessie), son amie de toujours. En froid, elles partagent un même secret et même si la peine est présente, l’amour et le respect entre elles le sont tout autant. Seule ombre au tableau, Cressida (Jessica Madsen), qui est néanmoins un personnage bien plus complexe cette année.

Quel plaisir de retrouver deux personnes aussi en symbiose que Colin et Penelope ! Ils se comprennent sans un mot, rient ensemble et volent notre cœur au passage. Loin d’être le slow burn sous tension de la saison 2, l’histoire des deux protagonistes est douce et romantique, ayant commencé il y a des années déjà. En parfaits friends to lovers (amis à amants), on se surprend à scruter la moindre de leurs expressions, à décortiquer le tissage de leurs émotions changeantes, ce fil invisible qui les lie, leurs non-dits, jusqu’à l’explosion, quand il est n’est plus possible de se cacher. 

Le cœur de Penelope a toujours appartenu aux Bridgerton. Une moitié est à Eloise, l’autre à Colin. La voir tiraillée entre deux âmes sœurs, leur mentir tour à tour est profondément émouvant. Si on a vu les personnages grandir ensemble, aujourd’hui il est temps pour eux de faire face à leurs sentiments, aussi intimidants soient-ils. 

Des féminités opposées et valides

les matriarches et différentes féminités de bridgerton
© Netflix / Bridgerton

Comme la Reine Charlotte, on pourrait vite s’ennuyer devant ces ballets répétitifs de jeunes femmes et jeunes hommes qui cherchent à se marier année après année. C’est sans compter sur des personnages loin des carcans de leur société (et de la nôtre.)

Les dames Featherington sont aussi opposées que complémentaires. Prudence (Bessie Carter) par exemple, ne trouve pas de plaisir dans l’acte sexuel avec son mari. Véritable aversion ou asexualité ? Beaucoup de pistes sont encore à explorer. Aussi drôle que triste, la course à l’héritier des filles ainées nous rappelle qu’une jeune femme n’est jamais en sécurité à l’ère victorienne. Sa paix (et son argent) est toujours lié à un homme qu’il soit son père, son mari ou son fils. Portia (Polly Walker) a bien des torts avec ses filles, mais on tend à lui pardonner, car elle a déjà fait face à la cruauté de la société maintes et maintes fois.

Du côté des Bridgerton, rien n’est gagné non plus. Violet (Ruth Gemmell) et Kate (Simone Ashley) doivent se faire à leurs nouveaux rôles respectifs : simple mère pour l’une, nouvelle vicomtesse pour l’autre. Kate file le parfait amour avec Anthony (Jonathan Bailey) et même si on voit peu le couple, leur alchimie et leur bonheur crèvent toujours l’écran. On aimerait être une petite souris pour voir la deuxième partie de leur lune de miel. On en vient aussi à croiser les doigts pour une nouvelle idylle entre Violet et Marcus (Daniel Francis), le frère de Lady Danbury (Adjoa Andoh). Qui a dit que les mères de huit enfants n’avaient plus le droit à un amant ?

Mention spéciale pour les questions portées sur la masculinité et son expression. Un homme doit-il toujours rejeter l’amour ? Doit-il draguer à tour de bras et porter un masque ? Doit-il toujours courir après les plaisirs éphémères sans s’attacher ? Peut-il rêver de plus ? Pleurer plutôt que crier ? Colin trace un chemin différent de ses contemporains, déjà entamé par Simon (Regé-Jean Page) et son frère Anthony par le passé et on espère que le flambeau sera bientôt repris par Benedict (Luke Thompson), toujours effacé et quelque peu caricaturé.

La série peut une nouvelle fois être saluée pour son female gaze et l’attention apportée au plaisir féminin. Les scènes intimes d’un couple à un autre sont parfois rapides, parfois tendres, mais toujours dans la subtilité, le jeu, l’esthétisme et le consentement. 

 

La célébration des différences

Francesca joue du piano forte dans la 1ère partie de la saison 3 de la chronique des bridgerton
© Netflix / Bridgerton

Cette première partie a eu pour ambition de faire un joli doigt d’honneur aux règles de la société et du moule dans lequel on se force à rentrer pour faire plaisir aux autres.

La perle (pardon, le diamant) de la saison est sans aucun doute Francesca (à présent campée par Hannah Dodd), la sixième des enfants Bridgerton. Discrète et introvertie, et malgré la noblesse de son nom de famille, elle peine à trouver chaussure à son pied. C’est sans compter John Stirling (Victor Alli), un comte tout aussi réservé qu’elle. De leurs discussions (ou de leurs silences) on y découvre une grande affection et peut-être même une représentation du spectre autistique ? Quoi qu’il en soit, la bulle musicale qu’ils se sont créée est attendrissante, et on a hâte de voir ce que leur union pourrait donner dans la partie 2.

Un autre détail qui fait pourtant toute la différence, c’est la place qui est donnée aux personnes en situation de handicap. On l’a déjà répété, La Chronique des Bridgerton est une série historique romantisée un brin (si ce n’est beaucoup) anachronique et permet donc la mise en avant de personnages divers et racisés. Dans la saison 3, de nouveaux Lords et Ladies prennent le devant de la scène, comme une débutante sourde utilisant la langue des signes britannique, ou un prétendant en chaise roulante.

Lord Debling (Sam Philips) se démarque également par son végétarisme et son envie de préserver la faune et la flore (près de 200 ans avant nous !), mais également son cœur d’or. S’il n’est pas le bon choix pour Penelope de par sa passion et ses longues absences, on se console en se disant qu’il s’est montré gentleman aussi longtemps qu’il lui a fait la Cour et qu’il trouvera un jour une personne faite pour lui.

La saison des secondes chances

Penelope et Colin s'embrassent dans l'épisode 2 de bridgerton saison 3 partie 1
© Netflix / Bridgerton

Qui dit dispute, dit réconciliation, et Colin et Penelope sont les maîtres du jeu. Si on a apprécié de les voir se rabibocher aussi rapidement, avec des déclarations aussi sincères qu’émouvantes (et « amicales ») dans les premiers épisodes, on vient à regretter le manque d’explication quant aux paroles de Colin la saison dernière. Heureusement le troisième fils Bridgerton se rattrape sur la longueur lorsque leur dynamique s’inverse. On le découvre tantôt hésitant, tantôt héroïque, mais envoûté par son désir pour Penelope et terriblement amoureux, pour nous faire fondre plus encore.

Si Penelope et son ancienne meilleure amie gardent pour l’instant leurs distances, Eloise s’est rapprochée de Cressida et cette nouvelle amitié nous permet de découvrir le personnage sous un nouvel angle, plus humain, bien que toujours sujette à un vilain caractère. Si on gratte cette surface de mean girl, on y découvre une presque petite fille apeurée, qui se noie sous les attentes de la société et les critiques de ses parents. On attend de voir si la partie 2 signe une véritable rédemption et si elle mérite au final de trouver l’amour, ou au moins un parti amiable. 

Un point d’honneur est marqué par la possibilité de saisir les nouvelles opportunités et de laisser derrière soi le passé sous peine de s’y retrouver enfermé. C’est le cas chez les Bridgerton, mais également les Mondrich. Le couple de Will (Martins Imhangbe) et Alice (Emma Naomi) est toujours aussi touchant et on espère que les difficultés venant avec un titre de noblesse ne mettront pas trop à mal leur complicité saine et prospère.

En conclusion, La Chronique des Bridgerton saison 3 partie 1 a comblé toutes nos attentes. Avec son humour et son romantisme emprunté aux comédies romantiques plus modernes, on est (re)tombé·es sous le charme de Colin et Penelope. Mais tout ne semble pas gagné… On a hâte de voir quels obstacles ils vont devoir surmonter dans la partie 2 ! Quelles sont vos théories ?

Notre note :

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