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And Just Like That… : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

And Just Like That…, c’est la suite de Sex and the City, la célèbre série de Darren Star sur HBO Max et diffusée sur Salto en France avant d’être prochainement diffusée sur TF1. Alors après les 10 épisodes, qu’a pensé la rédac’ de And Just Like That… ?

SPOILERS ALERT :
Cet article contient des éléments importants de l'intrigue.
  • Un faux départ

Disons les choses comme elles le sont : nous avonAnd Just Like That...s détesté le premier épisode. Celui-ci commence comme n’importe quel épisode de Sex and the City, avec Carrie (Sarah Jessica Parker), Charlotte (Kristin Davis) et Miranda (Cynthia Nixon) qui attendent pour avoir une table dans un restaurant. Pas de récapitulatif de ce qui s’est passé dans la vie de personnages depuis la série ou même les films, on commence de manière brute et en plus de cela, avec plusieurs références sur le COVID qui nous ont un peu fait grincer des dents. La suite n’est pas mieux avec cette scène à l’atmosphère… étrange. On ne retrouve pas la dynamique dont nous avions l’habitude dans la série originale : probablement à cause de l’absence très remarquée de Samantha (Kim Cattrall) dans cette suite; un personnage clef dans la dynamique du groupe que formaient Carrie, Miranda, Charlotte et elle tant son humour et son personnage pétillant brillaient devant les cameras. Le côté plus âgé des personnages est également mentionné de manière exagérée en l’espace d’une seule scène : on parle des cheveux blancs de Miranda, du côté dépassé de cette dernière et de Carrie face aux nouvelles technologies avec Instagram et le fait que Carrie soit dans un podcast. Malgré ce faux départ, il faut bien l’admettre : la fin de ce premier épisode nous a laissée bouche bée et nous a clairement donné envie de continuer la série, qui changera de ton et deviendra beaucoup moins « étrange » dès le premier épisode.

  • Une suite dans l'ère du temps

And Just Like That...And Just Like That… n’a pas hésité à mettre les deux pieds dans le plat avec cette première saison. En effet, alors que la série originale Sex and the City était loin d’être inclusive, cette suite a tout fait pour changer la donne. On nous présente très rapidement le personnage de Sara Ramirez, Che Diaz, le·a présentateur·rice du podcast dans lequel Carrie est animatrice. Sa particularité ? Iel est non-binaire, queer et totalement à l’aise avec sa sexualité dont iel aime parler lors de son émission de podcast. En plus de Che, nous avions la fille dont Charlotte a donné naissance, initialement Rose (Alexa Swinton), qui annonce à Charlotte et Harry lors de la saison (Evan Handler) qu’iel n’est pas une fille, mais bien non-binaire et que son pronom est « iel » et non pas « elle » (they/them en anglais) : iel demande également à ce qu’on arrête de l’appeler Rose, mais Rock à la place. Si Charlotte est clairement la plus rigide du groupe, nous avons beaucoup aimé son évolution lors de cette saison, car elle n’a pas cherché à remettre en question la décision de Rock : elle l’a directement accepté et l’a même aidé du mieux qu’elle pouvait dans sa quête d’identité. On ressent aussi l’envie de Darren Star d’y introduire plus de personnages de couleur : on découvre alors Nya (Karen Pittman), la professeure de Miranda et son mari Andre (LeRoy McClain) ; ainsi que Seema (Sarita Choudhury), l’agent immobilier de Carrie avec qui cette dernière va devenir très amie. Nous avons beaucoup apprécié ce nouveau personnage avec qui Carrie avait une superbe alchimie.

  • Des nouvelles thématiques

And Just Like That...

Bien sûr, qui dit personnages plus vieux, dit thématiques différentes de celles visitées dans la série originale. Dès le premier épisode, on fait très fort, avec [SPOILER]la mort de Big (Chris Noth)[FIN DU SPOILER]. Forcément, un évènement aussi important change totalement le ton de la série à partir du  deuxième épisode. And Just Like That…, c’est clairement la suite de la maturité : on va parler de la mort, on va parler de trace qu’on laisse sur Terre et sur les gens qu’on aime lorsqu’on disparait ; ça parle aussi de quête de soit avec Rock et l’histoire entre Miranda et Che, ça parle de la pression que les femmes subissent par la société, mais aussi par leur maris pour tomber enceinte et avoir des enfants avec la storyline de Nya ou encore avec celle de Seema qui se sent obligée de s’inventer un fiancé devant ses parents qui ne comprennent pas comment une femme de son âge peut apprécier  le fait de ne pas être mariée ou dans une relation amoureuse stable. Le seul bémol, c’est le manque de représentation d’un point de vue générationel : les fans originaux de Sex and the City pourront probablement s’identifier aux différents personnages de la série, quand est-il des plus jeunes ? Si And Just Like That… aimerait toucher les 20-30 ans, il faudrait qu’elle ajoute des personnages plus jeunes, car cette tranche d’âge arrivera moins bien à s’identifier aux personnages et aux histoires qu’ils racontent. Il y a bien eu l’introduction brève de la voisine de Carrie, Lisette (Katerina Tannenbaum), mais c’était bien trop rapide pour avoir un quelconque effet.

And Just Like That… donne l’occasion de retrouver Carrie, Miranda et Charlotte qui explorent des nouvelles histoires en accord avec notre société d’aujourd’hui. Cependant, l’absence de Samantha se fait cruellement ressentir malgré la tentative de la remplacer par de nouveaux personnages féminins intéressants, certes, mais qui n’apportent pas ce petit plus que Samantha apportait au groupe. Nous saluons cependant l’effort d’inclusivité de la série et espérons en voir un peu plus dans une deuxième saison.

Notre note :

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