Rétrospective 2017 : les 20 ans de Buffy contre les Vampires – Interview d’Iyari Limon & Indigo

Toujours à l’occasion de notre rétrospective sérielle 2017 et après l’interview de Robia LaMorte Scott hier, nous continuons de fêter les 20 ans de Buffy contre les Vampires avec cette fois une double interview, toujours réalisée lors de l’événement Slay The Vampires de notre partenaire CloudsCon. Ce sont donc Iyari Limon (Kennedy) et Indigo (Rona), les interprètes de deux des tueuses potentielles dans l’ultime saison de la série, qui se sont volontiers prêtées à nos questions. 

 

Buffy fête ses 20 ans cette année et tout le monde en parle. Comment expliquez-vous que la série soit toujours aussi populaire aujourd’hui ? 

Iyari : Ouh la… C’est une question profonde… Comment expliquer cela ? (Elle réfléchit) Eh bien, l’écriture est tellement bonne ! Un show bien écrit perdure dans le temps et ne meurt jamais vraiment car le meilleur du scénario ressort continuellement, même des années après. Donc je dirais grâce à l’écriture, puisque ce n’est pas quelque chose qu’on peut reproduire aussi facilement… Je ne sais pas… (A Indigo) Toi, tu en penses quoi ?

Indigo : Moi je dirais que oui, il y’a de ça, mais également car Buffy s’inscrit dans deux phénomènes culturels : d’abord la perspective féministe évidemment, qui est et restera un thème d’actualité tant que les femmes vivront et respireront sur cette Terre, puisque la question du pouvoir des femmes et de la communauté féminine est bien plus complexe qu’elle n’y paraît, donc ce thème sera toujours pertinent. Et en deuxième point, Buffy a créé le genre du surnaturel vampirique bien avant The Vampire Diaries ou Twilightce qui est difficilement imaginable de nos jours, mais c’est bel et bien Joss (Whedon, le créateur du show, ndlr) qui a inventé une série de vampires à partir d’un film (Buffy contre les Vampires est tiré d’un film du même nom sorti en 1992 avec Kristy Swanson et Luke Perry, ndlr) alors qu’il n’y avait aucun antécédent d’un tel genre auparavant. C’est lui qui a élevé le genre surnaturel en créant cette sous-catégorie vampirique, qui est désormais devenue un standard, ce qui est pertinent également puisque cela a permis d’attirer un nouveau public à l’époque et même de nos jours, à savoir ceux qui connaissent Twilight et The Vampire Diaries justement, et qui souhaitent découvrir les bases avec Buffy et en se disant “Tiens, ç’a été créé avant que je sois né(e) mais c’est cool quand même”.

Iyari : C’est vrai que cela a ouvert les portes à beaucoup de choses par la suite !

Quand vous avez été engagées, mesuriez-vous l’impact de la série ?

Iyari : Pas du tout ! (Rires) J’en ai seulement pris conscience en jouant dans la série et encore plus après. (A Indigo) Et toi ?

Indigo : Je l’étais, mais à un certain point seulement. Je ne regardais pas mais un certain nombre de connaissances regardaient donc je savais qu’on avait une très grande fanbase. Je me souviens que quand on est arrivées dans la série, certaines filles (jouant également des tueuses potentielles, ndlr) allaient sur des blogs après la diffusion de chaque épisode et elles disaient “Mais les fans me détestent !” ou “Mais pourquoi ils ont pris ça sérieusement ?” car on ne savait jamais comment les fans pouvaienr réagir. Mais je ne l’ai pas anticipé, je ne l’ai vu que des années après, quand le statut du show prenait de l’importance. C’est génial d’avoir au moins deux fois par an des fans qui me reconnaissent pour Buffy et qui sont tout aussi enthousiastes à l’idée de me rencontrer aujourd’hui qu’au moment de la diffusion de la série. Et ça, je ne m’y attendais pas !

Iyari : Oui c’est vrai que tout ça a été assez inattendu que de savoir qu’on a toujours des fans 14-15 ans après la fin de la série. C’est assez incroyable ! C’était une série solide avec des fans loyaux donc oui, c’est vraiment incroyable, c’était plutôt cool, et c’est même toujours très cool ! Je n’en revenais pas et je n’en reviens toujours pas aujourd’hui. Un grand nombre de bonnes choses me sont arrivées dans la vie mais celle-ci a été la première et a ouvert la porte a beaucoup d’autres belles choses.

Comment imagineriez-vous la vie de vos personnages aujourd’hui ?

Iyari : Je peux lire les comics avant de répondre ? (Rires)

Indigo : Wow… Je n’y ai jamais réfléchi…

Iyari : C’est une très bonne question… J’aurais besoin de temps pour y répondre, mais je vais dire beaucoup d’implication et beaucoup de maturité. Savoir dans quelle direction mon personnage se dirige dépend de la direction dans laquelle l’univers de Buffy continue à évoluer dans les comics. (A Indigo) Tu as lu les comics toi ?

Indigo : Je sais que mon personnage y est mais je ne sais pas ce qui s’y passe…

Iyari: Je ne sais vraiment pas quelle direction l’univers de Buffy a pris… Mais c’est une très bonne question, je vais y réfléchir !

Pouvez-vous nous raconter une anecdote du tournage de Buffy

Iyari : Ah ! Une anecdote sur le tournage ! (Elle réfléchit)

Indigo : Moi j’ai quelque chose.

Iyari : Quoi donc ?

Indigo : La fois où je me suis évanouie et où vous m’avez tous sauvé la vie. On tournait une scène où on devait s’élever à environ 4,50 m du sol dans une sorte de nacelle. Le tournage débute, c’était une scène très courte normalement, et je commence à ne pas me sentir bien. Comme mes scènes étaient souvent brèves – je n’avais en général qu’une ou deux répliques – je prenais sur moi en me disant que ça allait passer, mais juste avant que ce soit à moi de jouer, je me suis évanouie et ils m’ont tous rattrapée ! Sinon je pense que je me serais explosée le crâne 4,50 m plus bas ! Je n’ai su que je m’étais évanouie uniquement parce que je me suis sentie tomber et que la première chose dont je me souvienne après, c’est de les voir tous autour de moi et d’entendre “Coupez !”. Donc ils ont coupé, ils m’ont descendue de la nacelle et on m’a donné les premiers soins, de l’eau, etc.

Iyari : Ça t’était déjà arrivé auparavant ?

Indigo : Oui mais pas à 4,50 m de hauteur !

Iyari : Wow, c’était intense ! Je crois que je ne peux pas faire mieux ! (Rires) De toute façon, j’ai une mémoire de poisson rouge !(Rires)

Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs de tournage ?

Iyari : Je me souviens d’une chose quand j’ai commencé à travailler sur la série. Normalement vous faîtes une lecture de répétition avec toute l’équipe, le cast et le réalisateur pour qu’il voit comment vous mettre en scène et décider d’où vous vous mettrez tous pour vous donner la réplique et tout caler. Donc entre cette étape et le tournage, ça prend un peu de temps. Et je me souviens d’un jour où on devait répéter une scène avec tous les acteurs. Ils étaient tous à l’aise avec leur café et leur scénario et ils étaient tous prêts à travailler. Moi, ce que je voulais, c’était m’intégrer, donc j’ai aussi apporté mon café et mon script en essayant d’être aussi à l’aise que tout le monde. Mais j’étais très nerveuse car Joss (Whedon, ndlr) était là ce jour-là – il n’était pas là tous les jours mais ce jour-là il était là. Je connaissais toutes mes répliques par coeur mais quand mon tour est venu de parler, gros trou noir ! Donc j’ai bafouillé des “Euh… Euh…” en cherchant mes répliques dans le scénario. Après on m’a dit : “Tu vois ce que tu as fait pendant les répétitions avec ton café et ton scénario en ne sachant pas ton texte ? C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire !” et moi j’étais là “Oh mon Dieu ! Oh m**** !” et ça, je ne l’ai jamais oublié car ce n’est absolument pas ma façon habituelle de travailler. (A Indigo) Et toi ?

Indigo : Pire souvenir ? Ou meilleur ? Mmh… J’ai bien aimé un épisode avec les tueuses potentielles en mode badass face à Nathan Fillion, alias Caleb – qui nous effrayaient toutes d’un seul regard – car c’est la première fois que l’on a pu faire une chorégraphie de combat. Il nous disait “Allez-y, donnez tout ce que vous avez” et c’était notre toute première bagarre dans la série ! C’est là que je me suis fait casser le bras par Nathan – ce qui est un peu fou quand on dit ça à voix haute (de s’être fait casser le bras par Nathan Fillion, ndlr)– mais c’est un souvenir memorable car on avait tellement attendu de se battre sur la série qu’on s’est vraiment éclaté et c’était super !

Iyari : C’est probablement aussi l’un de mes meilleurs souvenirs : les bagarres, se battre… J’avais vraiment adoré la scène du bar avec Willow (Alyson Hannigan), c’était tellement amusant à faire ! Quand je suis au bar et que je lui fais comprendre qu’elle me plaît… Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette scène ? Dans tous les cas, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à la tourner et à me battre ! Et je voulais toujours tout faire sans doublure car à chaque fois, je disais “S’il vous plaît, laissez-moi faire ça” ! (Rires)

Quel est votre personnage préféré ?

Iyari : Faith.

Indigo : Buffy.

Si vous aviez pu jouer un autre personnage, lequel choisiriez-vous ?

Iyari : Faith !

Indigo : Buffy !

Setsuna

Setsuna

Passionnée de séries américaines depuis toute petite, je suis tombée dans la marmite avec Beverly Hills 90210 et Lois & Clark. Ont suivi Buffy, Charmed, Le Caméléon, Roswell… Assez éclectique, je peux aussi bien regarder Sex and the City que Stargate SG-1. J’ai toutefois une préférence pour le genre fantastique, le quotidien réaliste m’ennuyant quelque peu… Les séries représentent beaucoup pour moi : on s’identifie aux personnages, ils nous font grandir en nous inspirant leur force (Sydney Bristow, Alias) et certains moments qu’ils vivent nous aident à traverser nos propres épreuves. Voilà donc pourquoi je tenais à leur rendre hommage en participant à ce site !

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