Entrevue avec Adam Fergus lors de la convention Supernatural de People Convention

Il y a quelques semaines, nous avons pu nous entretenir avec Adam Fergus, qui joue Mick Davis dans Supernatural. En effet, l’acteur était un des onze invités à la convention DarkLight Con 3 de People Convention qui s’est déroulée les 27 et 28 avril dernier à Paris. Retour sur cette rencontre.

Vous êtes arrivé dans Supernatural à la saison 12. C’était difficile d’intégrer une équipe qui travaillait ensemble depuis longtemps ?
Non. Pas du tout. C’est marrant parce que j’ai eu quelques scènes avant d’avoir ma première scène avec Jensen et Jared (Jensen Ackles et Jared Padalecki, ndlr) et je parlais avec mon accent anglais mais hors caméra je parlais avec eux normalement. Alors quand on a commencé la scène, Jared était supposé être menotté et attaché à une chaise. Et il s’est mis à dire « Attendez, attendez, attendez, est-ce que quelqu’un comprends ce qu’il dit ? » C’était jovial et amical comme atmosphère. L’équipe… une grande partie d’entre eux est là depuis le premier jour de tournage, donc 14 saisons, c’est pas banal. Normalement les gens passent à autre chose, font différents boulots… Quand tu trouves le bon mélange de gens pour une série, les bons personnages principaux, les bons réalisateurs, la bonne équipe de tournage, quelque chose de magique se produit. C’est le cas pour Supernatural. C’était une atmosphère tellement amicale pour travailler, les canadiens sont tellement gentils. Je n’ai eu aucun problème d’intégration. C’était super sympa de bosser sur cette série.

Est-ce que vous regardiez la série avant d’en faire partie ?
Oui. Après avoir été casté, on m’a posé la question en panel… J’avais deux amis qui ont travaillé sur Supernatural, j’ai fait leur cassette d’audition et ils ont eu le rôle. Alors j’avais lu un peu avec eux, j’ai vu leurs épisodes et donc quand je suis arrivé je connaissais beaucoup le show mais je n’avais aucune idée d’à quel point il était important et populaire avant de commencer les conventions. Quelle expérience incroyable ! Les fans testent vraiment vos connaissances ! Genre si vous vous trompez sur l’année de la voiture vous êtes foutus (rires).

A propos de votre personnage, vous pensez qu’il aurait aidé les Winchester comme Ketch le fait maintenant ?
Oui c’est sûr. Je pense qu’il avait déjà décidé quand il a tourné le dos à Dr Hess. Il est plus sympathique sur ce que font les frères, sur leurs défauts. Les Hommes de Lettres Britanniques ont une vision beaucoup plus manichéenne des choses. Il y a plus de texture, c’est plus intéressant à jouer pour un acteur mais c’est aussi plus crédible je pense. Il croit vraiment en ce que disent Sam et Dean. Et il s’ouvre pour la première fois à une façon alternative de voir ce monde de fou.

On sait tous que la mort n’est pas nécessairement définitive dans Supernatural.
On espère tous (rires) !
Aimeriez-vous revenir pour la dernière saison ?
Evidemment. J’ai un show que je fais un peu plus tard dans l’année qui rentre en conflit avec le tournage de Supernatural mais quoi qu’il en soit je ferais de la place dans le planning autant que je le peux. Je reviens à votre première question, c’était une série tellement cool sur laquelle bosser. On s’entend tous hyper bien, chaque fois qu’on vient en convention on devient encore plus amis. Amis avec des gens à qui vous n’avez jamais donné la réplique dans le show. Il y a cette espèce d’énergie positive et tout vient de Jensen, Jared et Misha et l’atmosphère qu’ils mettent en place, en étant au top. Donc j’adorerais revenir parce que c’est une super série, parce que je sens qu’il y a des choses que mon personnage aurait aimées faire ou essayer. C’est juste revivre une expérience. C’est comme une drogue. J’adorerais revenir.

Il y a un lien très fort entre les acteurs de Supernatural et les fans. Qu’est ce que cela signifie pour vous, comment le vivez-vous ?
C’est marrant parce que j’avais l’habitude de faire beaucoup de théâtre. Et au théâtre vous avez cette gratification immédiate du public. Vous dites un truc et si c’est une comédie, vous sentez la réaction du public. C’est l’expérience d’acting la plus réelle que vous pouvez avoir. Vous faites une pièce pour 200 représentations, vous verrez les différences à la fin, dans les applaudissements, l’atmosphère du public, si tout le monde était bon, le public réponds à ça. Vous n’avez pas ça quand c’est filmé. Mais les conventions me donnent ça. Les connaissances des fans, les applaudissements, les questions qu’ils nous posent ça me donnent l’impression que je peux avoir les mêmes sentiments 6-8 mois ou un an ou 2 après avoir fait la scène, que j’ai touché quelqu’un, d’une certaine manière. Les avoir ému et qu’ils puissent nous raconter leur expérience. C’est ce qui se rapproche le plus de l’expérience théâtrale. La proximité entre le show et les fans c’est quelque chose que je n’avais jamais ressentie avant et que j’espère continuer de ressentir.

Vous avez été vu dans la série Lykkeland. Pouvez-vous nous parler de la série et de votre personnage ?
Lykkeland veut dire « état du bonheur » ou « endroit sympa, heureux ». Ça se passe en Norvège à la fin des années 60. A l’époque la Norvège était un pays très pauvre, religieux, à la périphérie de l’Europe. Ils péchaient trop, c’était à la limite de la banqueroute. Mais ils pensaient qu’au nord il y avait du pétrole. Et mon personnage est un exploitant pétrolier texan, employé par une petite entreprise pétrolière. Le gouvernement norvégien a mandaté toutes les plus grosses entreprises pétrolières de venir sur la côte pour creuser et essayer de trouver du pétrole. Donc toute la première saison c’est ça, et la présentation de l’entreprise pour laquelle mon personnage travaille et qui va en effet découvrir le pétrole. Mon personnage est vaguement inspiré d’une vraie personne qui a 93 ou 94 ans maintenant. C’était une série super sympa sur laquelle bosser. C’est très différent comme travail par rapport à Supernatural. Travailler en Norvège ce n’est pas comme travailler en Amérique du Nord. Mais le talent des acteurs, le réalisateur Petter Naess, il est célèbre il a gagné un oscar en 2002 (pour son film Elling ndlr), c’est un très bon réalisateur avec qui travailler en tant qu’acteur. Je pense que ça finira par sortir sur Netflix ou un truc comme ça… La raison pour laquelle ils ont fait cette série c’est que la Norvège a changé. Si vous allez en Norvège maintenant c’est un pays riche, un des plus riches du monde. Une démocratie sociale parfaite, taxes hautes, bonnes écoles, protection sociale et la jeunesse norvégienne ne sait pas vraiment comment c’était dans les années 60. C’est un moyen de rappeler à la nation que ça n’a pas toujours été un pays qui n’a pas à s’inquiéter de sujets dont l’Amérique a à s’inquiéter. C’est une série sentimentale mais c’est une série importante. C’était bien d’y bosser et j’aimerais y revenir.

Moody

Moody

Grumpy. Sérivore. Pop Addict.

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