The Umbrella Academy : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

Adaptée du comics scénarisé par Gerard Way (chanteur du groupe My Chemical Romance), The Umbrella Academy a fait une arrivée remarquée sur la plateforme de streaming Netflix. La série nous raconte comment 43 enfants nés dans d’étranges conditions se trouveront être dotés de pouvoir surprenants. Lorsque le milliardaire Reginald Hargreeves adopte 7 de ces enfants aux capacités extraordinaires, il crée The Umbrella Academy, un petit groupe de super-héros. Toutefois, les enfants grandissent et le groupe se dissout. Lorsque Reginald meurt, les 7 anciens héros, désormais adultes, se retrouvent pour l’enterrement de leur père adoptif. Ils découvrent alors que l’apocalypse va s’abattre sur la Terre…
Finalement, que vaut la série créée par Steve Backman ?

  • Encore des super-héros ?

Impossible de passer à côté du phénomène des super-héros. Il existe depuis certes très longtemps, mais force est de constater que depuis quelques années, que ce soit au cinéma, dans la littérature ou sur le petit écran, le monde des super-héros ne fait que s’amplifier. Si Netflix a annulé les cinq séries créées en collaboration avec Marvel (à savoir Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist et The Punisher) son catalogue prolifère toujours de séries mettant en scène des personnages adaptés de comics. Récemment, nous avons notamment pu découvrir Titans, et maintenant The Umbrella Academy. Comment ne pas voir là une énième série du genre qui ne fera que nous rappeler à quel point cette catégorie est à bout de souffle ? Exploitée sous tous les angles possibles, The Umbrella Academy est-elle capable de se démarquer ?

Impossible de passer à côté du fait que le pitch de The Umbrella Academy a une forte odeur de déjà-vu. Néanmoins, malgré des ingrédients d’une banalité désespérante, la série se démarque de tout ce que le genre nous a déjà servi. A la fois dramatique, drôle, voire ridicule, divertissante et intéressante, la recette The Umbrella Academy est une explosion de saveurs, celle dont les séries de super-héros avaient besoin. La création de Gerard Way est ici adaptée subtilement pour le petit écran, et ça marche. Bien que nous ne pouvons nous empêcher de faire le comparatif avec d’autres œuvres, notamment la saga X-Men, la nouvelle série Netflix parvient à nous faire oublier (presque) tout le reste en s’intégrant parfaitement dans la société moderne actuelle.

  • Une ambiance immersive

Élément incontournable de la série, l’ambiance musicale pourrait presque être décrite comme un personnage à part entière tant elle est ancrée dans l’identité artistique de The Umbrella Academy. Du rock au classique en passant par des morceaux plus pop, la bande originale du show ne manque pas d’excellents titres et de références. Celle-ci donne d’ailleurs assez aisément un ton et une atmosphère afin d’apporter un véritable soutien au scénario. Elle est également un pilier et un support pour le spectateur qui, consciemment ou non, l’utilise comme repère dans l’intrigue du show. Les séries dotées de bonnes bandes originales ne sont pas si rares, mais celle-ci se démarque de part son usage efficace et juste.

Indispensables car souvent porteurs de messages dans les séries de super-héros, les costumes de The Umbrella Academy marquent, eux aussi, un sans-faute. Parfaitement adaptés à la modernité de la série, ils restent à la fois sobres et assez marquants afin d’être parlants pour les spectateurs. Chaque élément des costumes nous donne une indication sur les personnages et aide ainsi à cerner ces derniers. Par exemple, Klaus n’hésite pas à porter des vêtements voyants ou même des jupes tandis que Numéro 5 porte des costumes de smoking.

Pour finir, impossible de ne pas mentionner le travail réalisé sur la photographie de la série. The Umbrella Academy possède une identité visuelle qui n’est certes pas unique en son genre, mais reste travaillée. Il y a une réelle volonté d’offrir à la série une esthétique propre, soignée et raccord avec ce qui se passe au fil des épisodes. Nous adhérons aussi bien au style qu’au soin qui est apporté à cet aspect de la série.

  • Des héros humains

Avec pas moins de 7 personnages principaux, The Umbrella Academy lançait le pari de savoir gérer 7 storylines différentes capables de s’entrelacer, et ce, de manière équilibrée. Notre verdict est sans appel : le pari est réussi. Si nous avons forcément plus d’affinité avec tel ou tel personnage, force est de constater qu’aucun des sept membres de la fratrie ne prends le pas sur les autres.

Nous apprécions particulièrement le fait que les personnages aient tous un background, une histoire, et une personnalité qui leur est propre. Chaque personnage apporte quelque chose à la série, aucun n’est inutile ou sans intérêt. Que nous aimions ou non les personnages, les voir évoluer tout au long des épisodes est un véritable régale. Nous sommes impliqués dans toutes leurs problématiques au point de nous sentir, nous aussi, membre de cette famille dysfonctionnelle. Une famille à première vue irréparable qui prouvera pourtant s’aimer inconditionnellement. D’ailleurs, impossible de ne pas être touché par la relation pure et sincère de Vanya et Allison. Les deux sœurs ont du mal à se comprendre mais s’aiment indéniablement.

Nous sommes plongés dans une série de super-héros, pourtant, jamais les personnages ne nous ont semblé aussi humains. Malgré leurs capacités extraordinaires, la série insiste sur le fait que leur enfance a été un véritable cauchemar. La stabilité familiale est mise au cœur du récit puisque les failles des personnages sont appuyées par de nombreux flashbacks. Par exemple, Vanya est marginalisée par ses frères et sœurs dans le passé et on constate que, malgré son éloignement avec sa famille, elle reste solitaire même des années plus tard. La série explore également les effets que peuvent avoir ces pouvoirs sur les personnages, principalement avec Allison et Klaus. La première a pour capacité de pouvoir contraindre une personne à faire ce qu’elle veut en lui parlant. Assez rapidement, on se rend compte qu’elle a longtemps abusé de ce pouvoir qui, désormais, la terrorise. Allison souffre finalement de ce pouvoir qu’on pourrait penser être une bénédiction. Klaus, lui, a la capacité de voir les morts. Un pouvoir déjà assez glauque qui nous apparaît encore plus lourd à porter lorsque l’on se rend compte qu’un mort l’accompagne partout, et pas n’importe lequel : Numéro 6, son frère. Les conséquences sont telles que Klaus passe son temps à tenter de fuir la réalité. Nous avons à faire à un addict.

  • Une série talentueuse

Le voyage dans le temps est une thématique que nous savons être difficile à maîtriser. Beaucoup de séries (ou autres types de fictions) l’ont exploitée de façon bancale. The Umbrella Academy, elle, parvient à intégrer cet élément sans aucun mal et surtout, sans jamais perdre le spectateur. Nous savons toujours dans quelle temporalité nous sommes, et le scénario reste globalement assez cohérent. Il faut se rendre à l’évidence : le scénario est divinement bien écrit et le visionnage nous prouve que les nombreuses heures de travail n’ont pas été vaines. C’est agréable à suivre et définitivement passionnant.

Nous mentionnerons également le talent fou des acteurs qui interprètent les héros de la série. Ellen Page, déjà vue au cinéma dans la saga X-Men ou encore dans le long-métrage Netflix Tallulah est époustouflante. Son personnage est touchant, mais c’est bien le travail de l’actrice qui fait que nous nous attachons à Vanya. Robert Sheehan est égal à lui même et ne manquera pas de nous rappeler son rôle de Nathan dans Misfits. Toutefois nous sentons tout de même que l’acteur passe à un tout autre niveau avec Klaus qui est un personnage aux multiples facettes. Enfin, Aidan Gallagher, qui incarne Numéro 5 reste la véritable révélation de cette série puisque l’acteur âgé de seulement 15 ans est simplement exceptionnel dans la peau d’un personnage de plus de 50 ans coincé dans le corps d’un enfant de 13 ans. Il n’existe pas, dans The Umbrella Acaemy, une seule scène où nous n’y croyons pas. L’acteur est crédible et promet de grandes choses pour la suite de sa carrière. Il est définitivement à suivre de près.

Pour conclure, nous ne pouvons que saluer cette excellente première saison de The Umbrella Academy. Elle est à la fois tout ce que nous attendions et tout son contraire. Surprenante, divertissante, prenante et excitante, la série se binge-watch sans aucun mal et nous transporte dans un monde à la fois burlesque et dramatique. Bref, c’est à voir à tout prix ! Notre note 4.5/5. 

Lizzie

Lizzie

Je suis Lizzie, j’ai 22 ans, et bien évidemment je suis passionnée de séries ! Je crois que cette passion s’est manifestée grâce à la diffusion de Prison Break lorsque j’étais toute petite, mais c’est la série True Blood qui m’a fait avoir le déclic et qui m’a rendu totalement accro au genre. Depuis, je suis à la recherche de série de qualité et qui sortent du lot telles que Breaking Bad, Sherlock ou encore Sons of Anarchy. Dernière pépite en date : Vikings. Si je privilégie les séries de grande qualité je ne rechigne tout de même pas devant une série sans prétention, sans prise de tête puisque tous les genres me plaisent. Humoristique, fantastique, historique, science-fiction, aucun genre n’est a jeté chez moi. En dehors des séries je suis une grande passionnée de littérature et de cinéma qui font tous deux parties de mon quotidien. Je suis également une énorme fan d’Aaron Paul, mais surtout de Heath Ledger (et si, il a bien joué dans quelques séries !).

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