The Rain : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

The Rain, c’est la nouvelle série post-apocalyptique danoise tout droit sortie de chez Netflix. La série nous raconte l’histoire de Simone et Rasmus, enfermés depuis 6 ans dans un bunker par leurs parents suite à une catastrophe naturelle. En effet, il semblerait que la pluie soit porteuse d’un virus qui tue en moins de quelques secondes les personnes touchées. Composée de 8 épisodes, la série était également présentée lors du Festival International Séries Mania.

  • Une série post-apocalyptique efficace

Depuis quelques années déjà, le genre post-apocalyptique est en vogue. Dans la littérature, au cinéma, ainsi qu’à la télévision, le genre a été traité des dizaines de fois de sorte qu’il est de plus en plus difficile de créer une histoire originale qui sorte du lot. Si The Rain n’est pas la série révolutionnaire que nous attendions, elle reste prenante et fournit des épisodes efficaces qui nous tiendront devant l’écran sans problème. Le rythme d’une série du genre est difficile à tenir, mais son format de huit épisodes variant de 40 à 50 minutes est parfait afin de ne pas s’ennuyer. De plus, chaque épisode a son lot de surprises et chacun apporte quelque chose à l’intrigue dans sa globalité. Les personnages de la série, bien qu’ils ne soient pas forcément attachants, sont tout de même un point fort de celle-ci dans le sens où chacun d’entre eux est unique et ne correspond pas forcément aux clichés que l’on s’attend à voir dans une série post-apocalyptique. Les deux seuls à échapper à la règle semblent malheureusement être Simone (Alba August) et Martin (Mikkel Boe Følsgaard), qui sont pourtant deux personnages que nous verrons souvent.

Si la série fonctionne c’est aussi parce que l’immersion est réussie. Plusieurs facteurs en sont la cause, mais la première qui viendra en tête est celui des décors. Les lieux de tournages sont magnifiques, et paradoxalement, paisibles. Les plans de coupes qui nous présentent les lieux ne sont plus ennuyants, ils sont un véritable acteur dans la série. Ensuite, nous pouvons compter sur la présence d’une bande-son efficace qui colle parfaitement à l’univers dépeint dans le show. Mélancolique, paisible et parfois glauque, la musique est un élément fort de la série. Pour finir, The Rain a une équipe technique expérimentée et inspirée puisque la réalisation ainsi que la photographie de la série sont deux atouts qui sont non négligeables dans une série aux thématique et au genre aussi délicats.

  • Un manque cruel de rigueur scénaristique

Même si c’est souvent le cas dans ce type de série, The Rain déçoit lorsque nous sommes témoins de scènes totalement dénuées de logique. C’est le cas dès le début de la série et c’est un véritable frein pour la suite du show. Nous savons dès le départ que la série aura ses incohérences et son lot de clichés, c’est pourquoi, en tant que spectateur, il est vite difficile de ressentir un véritable suspens dans le show. Tout semble couru d’avance.

Impossible de ne pas constater que Simone et Rasmus ne semblent pas avoir de réelles séquelles de leur confinement sous terre lors des six dernières années. Tous les deux ont plutôt bien grandi, sont devenus deux personnes en bonne santé physique et mentale. Sans même avoir à y réfléchir, nous savons que c’est impossible. Privés de soleil pendant de longues années mais aussi de nourriture variées et d’espace suffisamment grand pour réellement se mouvoir, tous les deux auraient dû souffrir de troubles physiques et/ou mentaux. La série commence donc en se tirant une balle dans le pied, et continue, puisque, toujours dans le pilot, Simone prend la décision irrationnelle de sortir à l’extérieur du bunker après des années d’enfermement, seule et… en pleine nuit. Cette décision n’est pas la seule qui manquera de sens chez Simone, il est même plutôt rare qu’elle fasse les bons choix. Si ces choix inconsidérée étaient au départ contre-balancée par ceux de Martin, ce dernier va vite changer sans autre raison que… Son amour pour Simone qui crève les yeux. Impossible de trouver plus cliché. Finalement, bien qu’il puisse être agaçant, le seul personnage qui sera développé correctement est Rasmus, qui saura avoir des réactions d’adolescent dans les moments les plus critiques (ce qui ne facilitera pas la tâche au reste du groupe).

Enfin, la série se termine sur un cliffhanger auquel nous nous attendions, et beaucoup de questions restent en suspens. Des questions auxquelles nous avons d’ores et déjà l’impression d’avoir les réponses… Parfois, en donnant du suspens là il n’en faut pas, la série est plus frustrante qu’autre chose.

Pour conclure, The Rain souffre de faiblesse scénaristiques qui déçoivent mais elle reste une série post-apocalyptique plutôt bonne qu’il est agréable de regarder. Sans rien révolutionner, elle s’affirme tout de même comme une des meilleure que nous avons pu voir dernièrement à la télévision. Notre note 3.5/5.

Lizzie

Lizzie

Je suis Lizzie, j’ai 22 ans, et bien évidemment je suis passionnée de séries ! Je crois que cette passion s’est manifestée grâce à la diffusion de Prison Break lorsque j’étais toute petite, mais c’est la série True Blood qui m’a fait avoir le déclic et qui m’a rendu totalement accro au genre. Depuis, je suis à la recherche de série de qualité et qui sortent du lot telles que Breaking Bad, Sherlock ou encore Sons of Anarchy. Dernière pépite en date : Vikings. Si je privilégie les séries de grande qualité je ne rechigne tout de même pas devant une série sans prétention, sans prise de tête puisque tous les genres me plaisent. Humoristique, fantastique, historique, science-fiction, aucun genre n’est a jeté chez moi. En dehors des séries je suis une grande passionnée de littérature et de cinéma qui font tous deux parties de mon quotidien. Je suis également une énorme fan d’Aaron Paul, mais surtout de Heath Ledger (et si, il a bien joué dans quelques séries !).

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