The Deuce : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

Après (seulement!) 8 épisodes, la première saison de The Deuce, la nouvelle série de David Simon sur l’expansion du porno dans les années 70, vient de tirer sa révérence.

Notre avis !

Synopsis : L’essor de l’industrie pornographique du début des années 70 au milieu des années 80. Dans les magasins spécialisés, un autre cinéma se vend sous le manteau. Des films pornographiques un peu cheap, tournés à la chaîne, avec de minuscules moyens. Mais bientôt, tout cela va changer… Aux premières loges de cette révolution culturelle, deux frères jumeaux propriétaires de bars servant de couverture aux mafieux du coin, Vincent et Frankie Martino et Candy, prostituée en quête de liberté, visionnaire courageuse à l’écoute des évolutions de son époque.

  • Références et cultures

Impossible de se délecter pleinement de cette première saison sans relever les nombreuses références culturelles auxquelles elle fait référence, à commencer par les grands films noirs et de gangsters des années 70/80, notamment ceux de Martin Scorsese (Mean Streets notamment).

Si de nombreux excellents films rendent hommage à merveille à cette période, la télévision manquait d’une référence en la matière.

The Deuce s’impose d’emblée comme un modèle du genre, et sa galerie de personnages hauts en couleur n’y est pas étrangère.

Des personnages à la fois comiques, désespérés, marqués par la drogue, l’alcool, les excès, mais aussi le retour du Vietnam (là aussi, peu voire jamais traité à a télévision). A travers la trame principale qu’est celle de la pornographie, The Deuce dresse en second plan un portrait de l’époque qu’elle prend comme modèle.

  • Girl power

On pouvait le pressentir dès le pilote, The Deuce fait la part belle aux femmes. Dans un milieu et une industrie souvent perçus comme misogynes, c’est particulièrement habile.

Le personnage de Eileen, campé par Maggie Gyllenhaal (exceptionnelle, les Emmys n’attendent plus qu’elle), est passionnant et son évolution est particulièrement intéressante. Incomprise par sa mère qui n’accepte pas son gagne-pain, éloignée de son fils qu’elle ne voit qu’une fois par semaine entre deux tournages, Eileen a néanmoins un parcours atypique. D’abord actrice et prostituée de seconde zone, elle finit dans le dernier épisode sur la tapis rouge après avoir participé à la réalisation de son premier film.

D’autres personnages comme Abby, Darleen ou encore Lori sont également passionnants et parviennent à captiver, bien qu’elles ne soient que des orbites autour du satellite Candy/Eileen.

Ces développements de personnages féminins se font parfois au détriment d’autres personnages dont le background et l’évolution gagneraient à être davantage exploités, comme celui de Vincent, porté par James Franco, qui est pourtant un personnage principal mais peu mis en avant.

 

Points positifs :

  • Le casting 5 étoiles
  • La photographie et la reconstitution
  • L’audace
  • Passionnant de bout en bout

Point négatifs :

  • Un développement inégal des personnages

Conclusion : Du grand art ! Dès cette première saison The Deuce s’impose d’emblée comme une immense série, qui a été écrite sur 3 saisons. On sent que les scénaristes savent où ils vont et que le tout est savamment calibré. Sacrément bon !

 

4,5/5

The Deuce est disponible à la vente via téléchargement digital depuis le 31 octobre 2017, notamment sur iTunes, Google Play, Orange, Canal Plus, Sony Playstation et Xbox, au prix conseillé de 18,99€ SD et 22,99€ HD

Theobald

Moi c’est Thibault, j’ai 24 ans et je suis autant passionné de séries que de films. Je passe le plus clair de mon temps libre à essayer d’être à jour entre les différentes sorties, et les différentes publications sur le sujet (sites, magasines, etc…). Concernant les séries, puisque c’est ici le sujet, je crois que la première que j’aie vraiment regardée assidûment et qui m’a fait plonger dans l’addiction était Buffy contre les Vampires, que je trouve d’ailleurs toujours très actuelle dans les thèmes très riches qu’elle a développés, et j’aime beaucoup le travail de Joss Whedon. Ensuite, même si je ne l’ai pas terminée et que le reboot ne m’intéresse pas, j’ai découvert le streaming et la VOSTFR à l’époque avec Prison Break, dont j’avais dévoré les deux premières saisons. Depuis, je pense avoir découvert des programmes de bien meilleure qualité, qui m’ont fait réaliser que la frontière entre les séries et le cinéma est parfois maigre : Les Soprano, Six Feet Under, Breaking Bad, Twin Peaks, Lost, Fargo, Friday Night Lights, mais aussi des séries plus légères comme Scrubs, Louie… Bref, la liste est longue !

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