The Americans : l’avis de la rédac’ sur la saison 6 !

En cette fin du mois de Mai, la série d’espionnage The Americans s’est achevée, à l’issue de sa sixième saison.

The Americans, c’est la série d’espionnage la plus réussie et la plus aboutie que l’on ait pu voir à la télévision (voire même à l’écran tout court). L’histoire de deux espions russes pendant la Guerre Froide, devenus américains, et élevant deux enfants qui eux n’ont connu que l’Amérique et sa culture.

L’avis de la rédac’ sur cet épilogue. Attention, l’article contient quelques spoilers.

 

  • Evolution des personnages

Cette dernière saison fait la part belle aux femmes avec l’émancipation de Elizabeth, que l’on sentait arriver déjà dans la saison 5, mais aussi celle de sa fille Paige, désormais quasiment espionne à temps complet comme ses parents. Le couple Jennings, si solide dans les précédentes saisons, tant au quotidien que dans le travail, se désolidarise et est désormais clairement porté par Elizabeth (Keri Russell) qui s’affranchit de plus en plus des règles, jusqu’à prendre d’énormes risques, au niveau de sa carrière mais également de sa vie. Philip (Matthew Rhys) est lui relativement plus discret lors de cette saison, presque jusqu’à devenir un personnage secondaire pour finalement retrouver sa place dans les ultimes épisodes. Leur fils, Henri, est lui complètement laissé de côté, à tous les niveaux (ceux qui ont vu la fin comprendront).

 

 

  • Une saison plus sombre

Comme les premiers trailers avaient pu nous le faire présager, cette saison 6 est de loin la plus sombre et la plus pessimiste de la série. En effet, tout le dernier épisode est d’un pessimisme et d’une noirceur déprimants, et démontrent la quasi impossible rédemption des espions, qui toute leur vie seront confrontés à des choix cornéliens et à des déchirements affectifs. C’est d’ailleurs sûrement sur ce point que The Americans se distingue le plus d’autres séries d’espionnage plus légères qui se sont toutes terminées sur un happy ending peu réaliste. Le réalisme est d’ailleurs le point fort de la série, et cette conclusion le confirme, et c’est pourquoi The Americans restera comme une des meilleures séries de ces dernières années. Nos deux espions marchent sur un fil depuis plusieurs épisodes, et l’on attend indéniablement le moment où ils finiront par être démasqués. Un jeu de dupe dangereux que campent à merveille Keri Russell et Matthew Rhys.

 

 

  • Une conclusion parfaite

Le final de The Americans est une vraie réussite sur tous les points. Le tout dernier épisode, l’épisode 10 est une merveille de maîtrise et permet de conclure en beauté cette excellente série. La fin de la série ayant été annoncée il y a plus d’un an, les scénaristes ont eu l’opportunité de réfléchir à l’écriture de cette conclusion, contrairement à de nombreuses séries aujourd’hui, et cela se ressent à l’écran.Si la série ne s’est jamais démarquée par son optimisme et des moments de joie qu’auraient pu connaître ses protagonistes, elle se conclue sur une dernière scène particulièrement sombre, lors de laquelle Philip et Elizabeth se rendent compte que leur vie d’américains est désormais derrière eux, y compris leurs enfants qu’ils ne reverront probablement jamais. C’était finalement une issue inévitable pour nos deux espions, que les scénaristes ont pris le risque de choisir. Un choix audacieux, qui rend la série intéressante de bout en bout. Le dernier épisode, long de plus d’une heure, est une merveille de mise en scène, et offre deux très belles séquences sur des chansons cultes, la première sur Brothers in Arms de Dire Straits et la seconde sur With or Without You de U2, deux monuments de la musique qui viennent sublimer deux scènes particulièrement fortes et réussies. Les scénaristes ne sont donc pas tombés dans la traditionnelle fin heureuse qui vient très souvent conclure une série. Assez discrète, The Americans restera donc jusqu’au bout une série un peu à part et originale.

 

Conclusion : la série se conclue de la meilleure des manières, grâce à une fin pensée et réfléchie, que les scénaristes, suite à l’annonce précoce de la série, ont eu le temps d’organiser. Une pensée également pour les deux acteurs principaux, formidables tout au long de la série, et notamment Keri Russell qui nous a offert de grands moments d’acting dans les derniers épisodes. Avec cet épilogue, The Americans confirme qu’elle est l’une des meilleures séries que l’on nous ait offerte ces dernières années. 4,5/5

Theobald

Moi c’est Thibault, j’ai 24 ans et je suis autant passionné de séries que de films. Je passe le plus clair de mon temps libre à essayer d’être à jour entre les différentes sorties, et les différentes publications sur le sujet (sites, magasines, etc…). Concernant les séries, puisque c’est ici le sujet, je crois que la première que j’aie vraiment regardée assidûment et qui m’a fait plonger dans l’addiction était Buffy contre les Vampires, que je trouve d’ailleurs toujours très actuelle dans les thèmes très riches qu’elle a développés, et j’aime beaucoup le travail de Joss Whedon. Ensuite, même si je ne l’ai pas terminée et que le reboot ne m’intéresse pas, j’ai découvert le streaming et la VOSTFR à l’époque avec Prison Break, dont j’avais dévoré les deux premières saisons. Depuis, je pense avoir découvert des programmes de bien meilleure qualité, qui m’ont fait réaliser que la frontière entre les séries et le cinéma est parfois maigre : Les Soprano, Six Feet Under, Breaking Bad, Twin Peaks, Lost, Fargo, Friday Night Lights, mais aussi des séries plus légères comme Scrubs, Louie… Bref, la liste est longue !

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