Skam France : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

Remake de la série norvégienne à succès, Skam France est une série qui a pour ambition de dépeindre au plus proche de la réalité ce que vivent les adolescents en France. Diffusée sur France TV puis sur France 4, la première saison suis principalement Emma et Yann, un couple qui rentre tout juste au lycée. Initialement commandée pour deux saisons, la première saison de Skam France s’est achevée il y a plusieurs jours et un trailer pour la saison 2 est déjà disponible. Qu’en est-il de cette saison 1 ?

  • Une adaptation réussie ?

Skam France, et ce principalement dans les premiers épisodes, est très calquée à la série mère norvégienne. Plusieurs séquences complètes sont des copier/coller de ce que nous connaissons déjà en tant que spectateur de Skam. Nous retrouvons malheureusement aussi les défauts de cette dernières avec ces côtés too much, notamment lors de l’intégration de Charles dans l’intrigue. Son arrivée au ralenti avec toutes les filles qui le regardent et la musique en fond semble dépassé et il est difficile de ne pas lever les yeux au ciel tant nous avons déjà vu le procédé dans le passé. Skam France, au lieu de corriger les quelques défauts de la série dont elle est adaptée, les répète bêtement. Pourtant, la série a su innover à certains moments, se détournant légèrement de l’intrigue de base. Ces moments sont toujours les bienvenues, et souvent réussis. Nous adorons par exemple le fait qu’Alexia soit un personnage bien plus présent et important dans la version française que dans la version norvégienne. Skam France est donc capable de se détacher de son modèle, et devrait oser plus souvent ce type de procédé.

Afin de peindre une adolescence française, Skam France a pris le parti d’adapter sa bande son en conséquence. Tout en restant dans le même genre que ce que nous avions l’habitude d’entendre dans la version originale, cette fois, ce sont des morceaux français qui portent les images de la série. Que ce soit du rap ou tout autre genre de musique, cela aide à donner une identité plus profonde à la série.

  • Fresque de la jeunesse française

C’est le but principal de la série, Skam France est censée représenter au mieux le quotidien d’adolescents en France. Beaucoup d’éléments, même très discrets nous prouvent que la série se donne du mal pour y parvenir. Par exemple, lors de l’altercation entre Emma et les première dans le sixième épisode dans le réfectoire, nous pouvons voir que des surveillants interviennent. Totalement absents de la version norvégienne, ces derniers sont pourtant des acteurs indispensables dans la vie au lycée, en France du moins. Toujours dans le milieu scolaire, lors de la première apparition d’Imane, nous pouvons voir qu’elle retire son voile avant de rentrer dans l’enceinte du lycée, ce qui est obligatoire dans tous les établissements public de France.

La séquence de recherche de contraception pour Daphné est également très significative de la réalité. En effet, Daphné n’est pas au courant de comment cela fonctionne, qu’il s’agisse de la pilule, d’un stérilet ou encore d’un préservatif. La série pointe du doigt le manque d’information à ce sujet en France, mais aussi le fait que cela soit un tabou malgré l’importance vitale de ce qui est abordé.

Nous sommes également témoin de l’omniprésence des nouvelles technologies mais surtout des réseaux sociaux dans Skam. L’utilisation de Facebook et Instagram fait partie intégrante de la série, tout comme elle l’est dans le quotidien des adolescents aujourd’hui. Nous adorons le fait que la communication entre les personnages ne se fasse pas systématiquement par des appels, mais surtout par SMS, ce qui est bien plus révélateur de la réalité.

De manière plus générale, la première saison de Skam nous raconte une histoire simple, entre deux adolescents tout ce qu’il y a de plus banal. Emma et Yann sont des personnage auxquels n’importe quel adolescent lambda pourra se retrouver à un moment donné. Emma par exemple est souvent délaissé par sa mère qui part souvent en voyage d’affaire. Elle est aussi très préoccupée par ses notes qui sont plutôt en dessous de la moyenne. Elle se dévalorise souvent et attache une grande importance à sa vie sociale, beaucoup plus qu’à sa vie scolaire. Malgré le fait que l’histoire soit simple et ne cherche pas à s’approfondir, elle n’en reste pas moins touchante et criante de vérité sur le monde qui entoure les ados. Skam est aussi une ode à la tolérance tant le panel de personnage est varié. Adolescent de couleur, adolescent musulman, adolescent homosexuel, ou même bisexuel, Skam France prend le parti de donner la voix à tous, dépeignant une jeunesse française pleine de diversité, et donc, une fois de plus, de vérité.

  • Une technique moyenne

Nous parlions déjà du problème de qualité technique dans notre critique du premier épisode. La réalisation de Skam France est assez pauvre, et les procédés techniques nous sortent parfois de l’intrigue. A vouloir être trop parfaite techniquement parlant, la série est lisse et contraste avec un scénario qui met en scène des séquences imparfaites qui mériteraient un peu plus de de recherche. De plus, le casting de la série est franchement moyen, manquant cruellement d’expérience. Toutefois, il est indéniable que les acteurs et actrices de la série s’affirment au fur et à mesure des épisodes, maitrisant de plus en plus leur personnage respectif.

Il faut tout de même garder à l’esprit que l’identité de Skam réside en son message et son scénario plus qu’en sa réalisation.

Pour conclure, Skam France est une adaptation qui calque un peu trop son modèle norvégien et ne devrait pas hésiter à s’en émanciper d’avantage. La série est techniquement parlant plutôt bancale, mais Skam France se place en tant que messager d’une adolescence pleine de diversité qui a aussi le droit de se faire entendre. La série française parvient donc à être touchante et nous avons hâte de voir ce que nous réserve la saison 2. Notre note 3.5/5.

Lizzie

Lizzie

Je suis Lizzie, j’ai 22 ans, et bien évidemment je suis passionnée de séries ! Je crois que cette passion s’est manifestée grâce à la diffusion de Prison Break lorsque j’étais toute petite, mais c’est la série True Blood qui m’a fait avoir le déclic et qui m’a rendu totalement accro au genre. Depuis, je suis à la recherche de série de qualité et qui sortent du lot telles que Breaking Bad, Sherlock ou encore Sons of Anarchy. Dernière pépite en date : Vikings. Si je privilégie les séries de grande qualité je ne rechigne tout de même pas devant une série sans prétention, sans prise de tête puisque tous les genres me plaisent. Humoristique, fantastique, historique, science-fiction, aucun genre n’est a jeté chez moi. En dehors des séries je suis une grande passionnée de littérature et de cinéma qui font tous deux parties de mon quotidien. Je suis également une énorme fan d’Aaron Paul, mais surtout de Heath Ledger (et si, il a bien joué dans quelques séries !).

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