Sharp Objects : l’avis de la rédac’ sur la mini-série !

Sharp Objects, c’était la mini-série à ne pas manquer cet été. En effet, l’adaptation du livre du même nom écrit par Gillian Flynn fait l’unanimité auprès du public. En 8 épisodes seulement, Sharp Objects nous raconte l’histoire de Camille (Amy Adams), une jeune reporter qui va être contrainte de retourner à Wind Gap, cette petite ville loin de tout qu’elle a quitté des années auparavant. Là-bas, elle retournera vivre chez sa mère le temps d’enquêter sur le meurtre de deux petites filles… Néanmoins, Camille n’a pas quitté Wind Gap pour rien. Là bas, elle devra faire face aux démons de son passé ainsi qu’à sa famille pour qui elle demeure une étrangère. Nous avions adoré le premier épisode de la série, qu’en est-il de son intégralité ?

  • Une série sublimée

Impossible de passer à côté de la réalisation impeccable signée Jean-Marc Vallée. En effet, celui à qui nous devons la première saison de Big Little Lies ne fait que confirmer son talent dans Sharp Objects. Définitivement fait pour la réalisation de mini-série, il nous sert cette année 8 épisodes parfaitement calibrés. Nous reconnaissons le style de Vallée tout au long des épisodes, même s’il a été capable de s’adapter au scénario du show. La série a une identité propre. Avec un rythme et une structure qui peut surprendre à tout moment, Sharp Objects prend aux tripes. Fascinante, la série est singulière et se démarque également grâce à une mise en scène personnelle. Les costumes et les décors sont millimétrés et ont le mérite de nous plonger au plus profond de l’histoire. Bien sûr, la série ne serait probablement pas ce qu’elle est sans sa bande originale envoutante. Idéale pour parfaire ce décor déjà solide, la bande originale est un détail qui n’en est pas un tant elle semble importante, voire même cruciale dans Sharp Objects.

  • Au féminin

Sharp Objects nous présente tout un éventail de personnages féminins, tous aussi forts que vulnérables. Impossible de ne pas noter que les hommes sont bien plus effacés. Les femmes sont clairement les meneuses de l’histoire et centrales dans l’intrigue. Elles sont si charismatiques et imposantes que l’on parviendrait presque à oublier les hommes du show. C’est le cas d’Allan (Henry Czerny) qui est toujours en retrait concernant les différentes problématiques de la série. Effacés certes mais jamais inutiles, les personnages masculins servent notamment au développement des personnages féminins, que l’on découvre au fur et à mesure des épisodes. En effet, nous découvrons certains traits de caractères d’Amma lorsqu’elle côtoie des hommes, et il en va de même avec Adora qui semble avoir une relation particulière avec le Chef Bill. En ce qui concerne Camille, nous comprenons certaines de ses failles lorsqu’elle est au contact des hommes. C’est le cas avec le Detective Richard Will (Chris Messina) ou encore John Kean (Taylor John Smith). Camille est un personnage intrigant, qui semble brisé mais toujours prêt à se relever. Nous avons envie de la connaître d’avantage, mais, à l’instar des personnages qui la côtoient, elle reste mystérieuse, illisible. L’écriture de ce personnage est ce qui demeure une des plus grandes réussites de Sharp Objects. Amy Adams dresse un portrait juste, touchant, parfois déchirant de Camille. Elle mérite absolument toutes les récompenses pour ce rôle.

  • Un thriller efficace

Sous ses airs de drama familial, Sharp Objects reste un thriller solide. En effet, dès le premier épisode le ton est donné avec le nouveau meurtre d’une petite fille qui secoue Wind Gap. Deux suspects se démarquent, mais ni Camille, ni le Détective Richard ne semblent les croire coupable. L’ambiance s’alourdit au fil des épisodes, les suspicions sont de plus en plus nombreuses. Nous avons sans arrêt l’envie d’en savoir plus, sur l’enquête, mais aussi sur les personnages qui peuplent Wind Gap. La série nous sert une suite d’événements durs avec des images difficiles. C’est principalement le cas dans l’épisode Fix (épisode 3) qui nous montre des images de mutilations et tentatives de suicides.

Au travers de cette enquête morbide, Sharp Objects traite le sujet de la dépression dans sa forme la plus brutale. Entre addictions et auto-destruction, le show pousse la psychologie des personnages et du spectateurs aussi loin que possible. Nous nous demandons sans arrêt qui est le plus brisé, le plus tordu à Wind Gap, et ces questions semblent demeurer sans réponses tant le twist final est à couper le souffle.

Pour conclure, Sharp Objects est une série qui s’annonçait prometteuse mais qui a dépassé tout ce à quoi nous nous attendions. La série est réalisée à la perfection, les actrices sont incroyables dans leurs rôles respectifs et les codes du thriller sont là. En 8 épisodes, nous sommes témoins d’une série qui mériterait le titre de « culte » ! Notre note : 5/5.

Lizzie

Lizzie

Moi c'est Lizzie, accro au cinéma, aux séries, et à la littérature. Il paraît que je suis un mélange étrange de Monica Geller, et Jesse Pinkman. Perso je pense que je suis la dernière sœur Gallagher cachée.

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