Sense8 : l’avis de la rédac’ sur la saison 2 !

Il y a deux semaines, Netflix dévoilait la très attendue deuxième saison de sa série évènement Sense8, créée par les (désormais) soeurs Wachowksi.

Notre avis sur cette deuxième saison qui s’est beaucoup fait attendre et dont le premier épisode avait été dévoilé à l’occasion des fêtes de Noël (cet article ne contient pas de spoilers).

  • Un ennemi commun, une solidarité à toute épreuve

La saison 2 (qui commence en réalité à l’épisode 2, après l’épisode de Noël) reprend les évènements là où ils se sont arrêtés : Sun est en prison, Lito subit les réactions de son coming out, Riley et Will sont traqués par BPO et Whispers et Kala est malheureuse après son mariage avec Rajal. Nomi, quant à elle, est toujours poursuivie par le FBI tandis que Wolfgang continue de trainer dans des affaires un peu louches.

En bref, nos sensitifs préférés sont tous empêtrés dans des situations bien fâcheuses, dont ils sont bien décidés de se défaire : seul, parfois, mais surtout ensemble, désormais conscients de leurs pouvoirs de collaboration.

De plus, dans cette nouvelle saison, ils sont confrontés à deux ennemis communs, qui traquent les sensitifs. Dès lors, les liens qui unissent les sensitifs les uns aux autres vont se renforcer face à l’adversité et dès que l’un d’eux fera face à un moment de faiblesse ou à une période de doutes, un de ses amis sera là pour lui rappeler qu’il y a pire ailleurs. Sur ces aspects solidaire et empathique de Sense8, il faut bien reconnaître une effluve de bons sentiments et de belles paroles, qui, à la longue, peuvent devenir un peu lourdingues.

Sense8 oscille sans cesse entre moments de solitude profonde et scènes grandiloquentes de fêtes, plus encore que dans la saison 1.

  • Une réalisation d’une ambition rare

Parce que Sense8 continue de nous épater par la qualité de la réalisation et de ses immenses ambitions.

Rares sont les séries qui nous font autant voyager, qui nous font voir autant d’univers différents, et qui, de fait, met autant en avant les différences des uns et des autres.

La série réussit, comme dans la première saison et peut-être encore mieux, à lier les destins de ses personnages, bien qu’ils se trouvent tous dans une ville, un pays différent.

Plus encore, la réalisation des scènes d’action, qui se déroulent dans plusieurs espaces temporels différents et au même moment, est toujours aussi impressionnante.

Tout aussi remarquable, les personnages, pourtant nombreux, sont tous mis en avant à un moment ou à un autre, et dégage tous la même empathie pour le téléspectateur. La réalisation, au plus proche de ses acteurs, contribue au développement des liens très forts qui unissent les sensitifs.

  • Sense8, une série universelle, humaniste et définitivement (trop ?) engagée

Sense8 est une série qui tient sa force de ce qu’elle arrive à rassembler une audience très diverse et variée, grâce à un nombre important (8!) de personnages principaux, qui possèdent tous des traits de caractère et de diversité suffisamment marqués pour que quiconque se retrouve dans un ou plusieurs personnage(s).

La série parient à aborder avec beaucoup de justesse des thèmes sensibles, majoritairement l’homosexualité (Lito, Nomi) et la situation des trans/cisgenres (là encore, Nomi), qui n’est pas si souvent abordée dans des séries grand public, ou encore dans une moindre mesure le racisme et la peur de la différence de manière générale. Car un des plus grands mérites de cette série profondément humaniste, c’est aussi de célébrer les différences en les mettant en avant, et de prôner les échanges, l’interconnexion entre les humains, quels que soient leurs milieux et leurs aspirations.

Une fois encore, c’est avec brio que cet humanisme est mis en avant. Cette deuxième saison nous offre encore beaucoup de très belles scènes entre les différents protagonistes, pleines d’émotions positives.

Jusqu’à peut être tomber dans la surenchère, notamment à travers le personnage de Lito et ce passage, certes très juste, lors de la gay-pride et de son coming-out. La série gagnerait aussi à se concentrer autant ou davantage sur d’autres problèmes de société.

  • Une 2ème saison en parfaite continuité avec la première

La saison 1 a développé, sur 12 épisodes, des héros qui découvrent et apprivoisent leurs pouvoirs avec plus ou moins de facilité.

La saison 2 est malgré tout tout aussi intéressante, même cette phase d’apprentissage passée.

Car désormais les sensitifs se complètent parfaitement et usent de leurs capacités comme bon leur semble, pou faire face à  des dangers communs ou personnels, mais toujours en étant solidaires les uns des autres.

Cet aspect permet à la série de gagner en scènes d’action, mais en terme d’enjeu également, où le suspens est davantage présent. De plus, nous avons l’occasion de croiser la route de beaucoup plus d’autres sensitifs que dans la première saison, ce qui augure d’encore plus d’évolutions pour les saisons à venir.

 

  • Points positifs

–  Toujours beaucoup d’humanité

– Une réalisation bluffante

– Traitement des personnages et diversité

  • Points négatifs

– Action un peu décousue

– Parfois une sur-enchère de bons sentiments et d’engagements

Conclusion : Sense8, avec cette saison 2, est toujours aussi addictive et qui fait profondément du bien. Rares sont les séries qui parviennent aussi bien à développer autant de personnages en même temps avec autant de justesse et d’empathie, communicative.

Note : 4/5

Theobald

Moi c’est Thibault, j’ai 24 ans et je suis autant passionné de séries que de films. Je passe le plus clair de mon temps libre à essayer d’être à jour entre les différentes sorties, et les différentes publications sur le sujet (sites, magasines, etc…). Concernant les séries, puisque c’est ici le sujet, je crois que la première que j’aie vraiment regardée assidûment et qui m’a fait plonger dans l’addiction était Buffy contre les Vampires, que je trouve d’ailleurs toujours très actuelle dans les thèmes très riches qu’elle a développés, et j’aime beaucoup le travail de Joss Whedon. Ensuite, même si je ne l’ai pas terminée et que le reboot ne m’intéresse pas, j’ai découvert le streaming et la VOSTFR à l’époque avec Prison Break, dont j’avais dévoré les deux premières saisons. Depuis, je pense avoir découvert des programmes de bien meilleure qualité, qui m’ont fait réaliser que la frontière entre les séries et le cinéma est parfois maigre : Les Soprano, Six Feet Under, Breaking Bad, Twin Peaks, Lost, Fargo, Friday Night Lights, mais aussi des séries plus légères comme Scrubs, Louie… Bref, la liste est longue !

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