Review Pilot – Veneno : on continue ou pas ?

Nouvelle série originale d’Antena Tres créée par Javier Calvo et Javier Ambrosi (aussi appelés Los Javis), Veneno a débuté il y a une petite semaine en Espagne, son pays d’origine. Disponible chez nous sur (en VO uniquement) sur la plateforme de streaming ATRESPlayer, que vaut ce premier épisode ?

Adaptée des mémoires de La Veneno écrites par la jeune journaliste Valeria, la série nous plonge dans deux temporalités différentes. Dans l’une d’entre elles Veneno est encore prostituée mais déjà éblouissante. Elle commence seulement à se faire connaître et la condition des personnes trans est encore assez floue dans l’esprit des gens. Dans l’autre, nous suivons une jeune femme trans encore dans le placard. La Veneno est son idole et lorsqu’elle apprend que l’artiste réside dans la même ville qu’elle, elle fera tout son possible pour la rencontrer. Dans cette temporalité, La Veneno est une star un peu oubliée, elle a vieilli mais reste fidèle à qui elle est.

Une fois que nous avons compris la structure narrative de la série, et franchement le montage et le rythme font qu’il n’est pas difficile de s’y retrouver, nous pouvons nous attarder sur ses personnages. Tout un panel est introduit dans ce pilote. Veneno et Valeria bien sûr, protagonistes de la série, mais aussi Manchús une jeune journaliste ambitieuse interprétée par Ester Exposito, déjà vue dans la série Netflix Élite. Cette jeune fille charismatique et dynamique semble d’ores et déjà pleine de surprises, et nous avons hâte de la découvrir un peu plus aux côté de Faela (Lola Dueñas) qui, elle aussi, semble avoir son lot de surprises. Les femmes sont définitivement mises en avant dans la série et toutes sont plus attachantes les unes que les autres.

Impossible de ne pas s’attarder sur le propos de la série. Mettre en avant une personnalité transgenre dans une série est audacieux. Audacieux, mais nécessaire, et c’est tout le message de ce premier épisode. Nous sentons une volonté de rendre hommage mais aussi d’offrir à la communauté transgenre la représentation qu’elle mérite et dont elle manque cruellement. Avec un casting composé de personnes concernées (Lola Rodríguez, Isabel Torres, Daniela Santiago ou encore mieux, Paca la Piraña qui joue son propre rôle), Veneno est toujours juste. De plus, il est indéniable que Javier Calvo et Javier Ambrosi, créateurs de la série, ont tous les deux compris les enjeux du show. Plus encore, ils ont saisi qu’il existe des codes et une culture de la communauté trans. Celle-ci est parfaitement recomposée dans ce premier épisode : du spectacle à l’authenticité, tout y est.

Pour conclure, le premier épisode de Veneno est un petit bijou. C’est le genre de série qu’il faudrait que l’on voit plus souvent à la télévision. Parfaitement bien réalisé, ce pilote est plus que prometteur et c’est avec plaisir que nous continuerons de suivre l’histoire de ces femmes incroyablement inspirantes et attachantes.

Lizzie

Lizzie

Moi c'est Lizzie, accro au cinéma, aux séries, et à la littérature. Il paraît que je suis un mélange étrange de Monica Geller, et Jesse Pinkman. Perso je pense que je suis la dernière sœur Gallagher cachée.

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