Review Pilot – United We Fall, on continue ou pas ?

Le premier épisode de United We Fall est sorti ce 15 juillet sur ABC. La sitcom se fonde sur une famille classique américaine : Bill (Will Sasso) et Jo (Christina Vidal Mitchell) élèvent ensemble leur deux filles, Emily (Ella Grace Helton) et Lulu (Ireland et Sedona Carjaval). Ils essaient tant bien que mal de conjuguer leur vie de famille, sous le regard critique de la mère de Bill, Sandy (Jane Curtin), qui vit chez eux.
Pas d’intrigue particulière, pas de fil rouge mystérieux qu’on suivra pendant toute la saison ; la série raconte l’histoire d’une vie de famille, avec ses hauts et ses bas, ses côtés positifs et négatifs, et surtout son lot de bonheur !

On pourrait croire à un simple copié/collé de Bonne chance Charlie ; le décor est similaire (si ce n’est pas le même en changeant les meubles), le synopsis est ressemblant, la structure familiale sensiblement pareille et pourtant, United We Fall se concentre sur le couple que forme Bill et Jo, parents avant tout. On vit leur journée, du réveil au couché, les suivant principalement dans leur vie de famille : rendez-vous scolaire, tracas, repas, malheurs et remise en question… Ils veulent à tout prix être des bons parents, sous le regard de la grand-mère Sandy et du frère de Jo, interprété par Chuy (Guillermo Diaz).

L’humour est là, simple mais toujours fonctionnel, avec leur fille Emily qui apporte ses questionnements d’enfants et ses bizarreries. Le couple dégage une complicité qu’on attend, notamment dans les blagues faites l’un à l’autre. Ils apparaissent comme deux meilleurs amis qui éduquent et s’occupent d’une famille. Le point négatif de la série serait peut-être précisément là. Leur complicité amicale est présente, mais ils ne dégagent pas d’amour l’un envers l’autre, pas de regards tendres, pas de gestes affectueux qui laisseraient à croire qu’ils s’aiment encore au-delà de leur vie familiale. Rien de bien nouveau, ni grande originalité. United We Fall reproduit le schéma classique et les stéréotypes de la famille américaine : un père qui s’est laissé aller, devenu chauve et qui a pris un peu de poids, une mère latino-américaine qui est très belle et qui regrette les jeunes années de son mari et deux enfants en bas âge. Un schéma qui n’évolue pas ici, qu’on a déjà vu et revu et qui pourrait probablement lasser.

United We Fall manque donc de prise de risque, mais c’est une formule qui fonctionne et qui fonctionnera probablement toujours : la vie de famille, ses hauts, ses bas, ses valeurs, son quotidien. L’humour est léger, c’est une série simple à regarder, sans prise de tête. Les personnes sont attachants, notamment Emily qui pourrait porter la série tant son personnage d’enfant surdouée est intriguant. On continue la série, oui ! Mais en mangeant.

Adeline

Adeline

Si je devais en garder qu'une, ce serait Sherlock BBC. Amoureuse des théories en tout genre, des séries qui te pousse à sortir de ta zone de confort, te font réfléchir sur le monde qui t'entoure. Je fais parti de ceux qui ont une théorie différente toutes les dix minutes et qui, quand l'une d'elle est bonne te cale un "JE SAVAIS".

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