Review pilot – Transferts : on continue ou pas ?

Acclamée au Festival Séries Mania (Prix de la Meilleure Série) au printemps dernier, la mini-série française Transferts vient de débuter sur Arte. A la rédac’, nous avons aussitôt visionné le pilote. Voici notre avis.

L’histoire. Dans un futur proche, le transhumanisme est devenu réalisable mais illégal. Après 5 ans de coma suite à un accident, Florian Bassot (Alexis Loret), simple père de famille, se retrouve “transféré” dans le corps de Sylvain Bernard (Arieh Worthalter), un policier tête brûlée de la BATI (Brigade Anti-Transferts Illégaux) dont la mission est de traquer les “personnes transférées”…

Notre avis. C’est un solide pilote qui nous est proposé par Arte. Tous les ingrédients sont réunis pour convaincre le téléspectateur. Série d’anticipation, Transferts se déroule dans un futur qui nous semble pas si lointain, et c’est ce qui permet de nous y projeter aisément. Ici pas de monde futuriste, de voitures volantes ni autre fantaisie, juste quelques éléments de technologie avancée tout à fait crédibles. Nous voici donc plongés dans la vie de Florian Bassot, devenu malgré lui Sylvain Bernard. Se posera alors la question de l’identité. Est-on un tout ? Peut-on différencier le corps de l’esprit ? Est-on vraiment soi si l’on change de corps ? Toutes ces questions nous font réfléchir et incombent directement au personnage principal, magistralement interprété par Arieh Worthalter. L’acteur arrive à nous emmener avec lui dans son cauchemar éveillé et à nous mettre à sa place dans son usurpation d’identité forcée. Mention spéciale à son discours de fin d’épisode, parfaitement joué et totalement bouleversant, adressé au terrifiant Victor Novak (Stéphane Fenocchi).

La réalisation est également soignée et, grâce au travail d’Antoine Charreyron et Olivier Guignard (Un village français), qui arrivent à nous immiscer dans une atmosphère sombre et au plus proche des personnages. L’intrigue se met alors doucement en place, amplifiée par le suspense lié au contrat mis sur la tête du vrai Sylvain Bernard. Rien à redire non plus sur le jeu des comédiens, qui s’avèrent tous convaincants (Brune RenaultSteve TientcheuToinette LaquièreSébastien ChassagnePatrick Raynal…). Le cliffhanger final a également retenu notre attention grâce à la mystérieuse enfant interprétée par Pili Groyne qui semble cacher bien des secrets et ne pas être celle qu’elle paraît…

Verdict. A la rédac’, nous avons été conquis par cette ambitieuse série française de science-fiction dystopique. Alors oui, nous continuons !

NB : L’intégralité de la première saison de Transferts est d’ores et déjà disponible en DVD et sera disponible en replay sur le site d’Arte jusqu’au vendredi 15 décembre 2017.

 

Setsuna

Setsuna

Passionnée de séries américaines depuis toute petite, je suis tombée dans la marmite avec Beverly Hills 90210 et Lois & Clark. Ont suivi Buffy, Charmed, Le Caméléon, Roswell… Assez éclectique, je peux aussi bien regarder Sex and the City que Stargate SG-1. J’ai toutefois une préférence pour le genre fantastique, le quotidien réaliste m’ennuyant quelque peu… Les séries représentent beaucoup pour moi : on s’identifie aux personnages, ils nous font grandir en nous inspirant leur force (Sydney Bristow, Alias) et certains moments qu’ils vivent nous aident à traverser nos propres épreuves. Voilà donc pourquoi je tenais à leur rendre hommage en participant à ce site !

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