Review pilot – Thirteen : on continue ou pas ?

C’est ce soir que la mini-série britannique Thirteen, longue de seulement cinq épisodes, débutera sa diffusion sur France 2 à 20h55. Une série initialement diffusée en 2016 sur la BBC mais qui n’arrive que maintenant en France. La série nous présente Ivy Moxam (incarnée par Jodie Comer), qui est parvenue à s’échapper de la cave où elle était enfermée depuis 13 ans, depuis qu’elle avait été kidnappée. Alors que les enquêteurs tentent de retrouver la maison où elle était détenue, les indices retrouvés et la version donnée par Ivy ne concordent pas… On a vu le premier épisode, on vous en parle !

L’épisode commence sur la fuite d’une jeune femme, qui sort d’une maison et part en courant, paniquée. Quand elle parvient à trouver un téléphone public, elle appelle les secours en déclarant être Ivy Moxam, kidnappée il y a 13 ans. L’enquête démarre alors. Ivy est prise en charge par la police et les enquêteurs Lisa Merchant (Valene Kane) et Elliott Carne (Richard Rankin) qui vont tenter de trouver la vérité. Alors que la première se méfie de la jeune femme, le second va se laisser émouvoir par l’affaire. Mais Ivy ne veut qu’une chose : revoir sa famille. Une famille qui a bien changé en treize ans, ils ont appris à vivre sans elle et ses parents se sont séparés. Son père (Stuart Graham) n’habite plus avec sa mère (Natasha Little) et entretient une relation avec son assistante. Sa sœur, Emma (Katherine Rose Morley), est sur le point de se marier. L’annonce du retour d’Ivy a l’effet d’une véritable bombe qui va bouleverser leur quotidien.

Mais l’enquête avance d’abord doucement : Ivy ne donne des informations qu’au compte-gouttes, allant parfois à l’inverse des indices retrouvés sur les lieux où elle était enfermée… Elle qui prétendait n’être jamais sortie pendant treize ans est en fait déjà allée à l’extérieur avec son ravisseur. Elle n’a pas donné une seule indication sur le physique de l’homme qui l’a kidnappée, un homme qu’elle appelle Leonard.
Ivy est bien la jeune fille qui a disparu, l’ADN le confirme… mais quelque chose ne tourne pas rond. Alors, menteuse ou véritable victime ?

Thirteen aborde un sujet difficile : le kidnapping d’enfants et le retour après des années d’absence et après avoir subi un grand traumatisme. Un sujet traité avec justesse. Si l’enquête nous montre Ivy comme une possible menteuse, le jeu d’actrice de Jodie Comer nous montre bien qu’elle est victime, peu importe ce qui lui est arrivé. Elle refuse qu’on la touche, est traumatisée par les contacts physiques et le bruit et fait de nombreuses crises de panique. Le début de l’épisode insiste énormément sur ce traumatisme, avec des gros plans sur des détails, nous plongeant à travers le point de vue de la jeune femme qui doit affronter la réalité après avoir vécu dans la même pièce pendant sa captivité.
L’actrice principale parvient, avec beaucoup de talent, à jouer une enfant dans un corps d’adulte. Enfermée pendant treize ans, la jeune Ivy n’a pas eu la chance de grandir émotionnellement et de vivre toutes ces expériences que l’on peut rencontrer à l’adolescence. Elle va tenter de rattraper le retard qu’elle a accumulé. Elliott Carne est le premier homme auquel elle est confronté, qui lui montre un quelconque intérêt et de la compassion depuis son kidnapping… On se doute qu’une relation assez malsaine va s’installer, ou au moins qu’Ivy va développer une certaine obsession pour l’enquêteur. Ivy est un personnage auquel on s’attache forcément, mais qui reste difficile à cerner et à comprendre. Cette impression est renforcée par une mise en scène très bien ficelée.

Conclusion, ce premier épisode de Thirteen donne envie de découvrir la suite, de comprendre ce qu’il s’est passé pendant ces treize années et de fouiller pour découvrir la vérité. Et avec une telle fin, impossible de s’arrêter maintenant ! On continue, bien sûr.

Owlhazel

Owlhazel

Aude, 24 ans et apprentie libraire sur Paris. Je divise mon temps libre entre les séries et la lecture. Mon genre de prédilection reste de loin les séries en costumes et historiques, majoritairement anglaises, appelées aussi period drama. Je regarde aussi beaucoup de séries fantastiques, mais j’ai beaucoup de mal avec les comédies. J’aime pleurer et voir mes personnages préférés en baver avec la vie. Mes séries préférées vont des Tudors à Game of Thrones en passant par The White Queen et Outlander, avec un petit détour par Vikings et Peaky Blinders.

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