Review Pilot – Normal People : on continue ou pas ?

La série est disponible sur Starzplay depuis un peu plus d’une semaine maintenant, Normal People a fait son arrivée en France après un franc succès sur la plateforme de streaming Hulu. Adaptée du best seller de l’autrice irlandaise Sally Rooney, que vaut le pilote de la série qui a séduit la critique ?

Normal People nous raconte l’histoire de Marianne (Daisy Edgar-Jones) et Connell (Paul Mescal), et tout commence alors que les deux personnages sont au lycée. Marianne est issue d’une famille très aisée et n’est vraiment pas populaire auprès des autres élèves contrairement à Connell qui, lui, est issu d’un milieu populaire mais est plutôt bien entouré. Ces deux personnages, que tout oppose, vont apprendre à se connaître, à s’apprivoiser, alors que la mère de Connell fait des heures de ménage pour la mère de Marianne.Très vite un semblant de relation amoureuse se crée entre eux. Une relation qui devra rester secrète…

Pour ne rien vous cacher, à la rédac’ nous avons trouvé le plot de départ un peu banal… Mais n’est-ce pas là l’essence même de la série ? Normal People. C’est toute l’intention du show que de nous dépeindre le portrait simple mais juste de deux adolescents totalement normaux avec une histoire d’amour tout à fait banale. Pour autant, même dans ce premier épisode, il faut admettre que l’alchimie entre Marianne et Connell porte l’histoire avec force. Il y a quelque chose de passionnel dès les premières minutes entre les deux personnages, et nous sentons que ce sera porteur pour tout le reste de l’histoire. Réussir en si peu de temps à créer une véritable alchimie entre deux personnages et en faire un élément moteur d’une série est déjà quelque chose de rare qui devraient vous donner envie de regarder le show.

Ce pilote dure 30 minutes comme chacun des six épisodes qui composent la mini-série. Un format idéal et propice au binge-watching qui est sûrement l’un de vos passe-temps favori de l’été… Et cette série est idéale pour passer le temps justement ! Mais pas seulement. Normal People fait également réfléchir sur plusieurs thèmes, mais toujours avec subtilité. Le premier épisode pose les choses : les différences sociales entre les deux personnages sont au cœur même de leur relation, et si on prend le temps d’y réfléchir, n’est-ce pas la même chose dans la vraie vie, avec les gens normaux (comme l’entend la série) ? Leur relation commence et un déséquilibre se crée dès le départ : Connell ne veut pas que cette relation devienne public, il faut que ce soit un secret. Que dirait ses camarades de classe s’il sortait avec Marianne ? D’un autre côté, nous savons déjà que cette dernière a une vie aisée contrairement à Connell… Un facteur qui fera certainement l’objet d’un traitement dans la suite des épisodes. En bref, il est clair que cette relation n’est pas saine et plutôt toxique, du moins, dans ce premier épisode. Normal People s’intéresse justement à l’évolution de cette relation au fil des années… Et en ce qui nous concerne, nous avons bien envie de savoir où nous mèneront Connell et Marianne, qui sont deux personnages charismatiques et intéressants.

Si la relation de Marianne et Connell passionne dès le départ, c’est bien sûr grâce au talent indiscutable de Daisy Edgar-Jones, que vous avez peut-être eu la chance de découvrir auparavant dans La Guerre des Mondes ou encore dans Cold Feet, mais aussi grâce à son partenaire à l’écran, Paul Mescal, qui fait son arrivée sur le petit écran avec Normal People. Ce n’est pas tout, puisque tout est très bien pensé déjà dans le pilote. La narration est également parfaitement maîtrisée, sublimée par une réalisation simple mais impeccable. L’ensemble n’est ni plus ni moins qu’une belle réussite…

Pour conclure, ce pilote de Normal People est intéressant malgré un plot de départ banal qui est un parti pris audacieux ! Finalement, l’intérêt est bien là, porté par deux talentueux acteur.rices et une réalisation impeccable. Bref, nous continuons avec plaisir !

Lizzie

Lizzie

Moi c'est Lizzie, accro au cinéma, aux séries, et à la littérature. Il paraît que je suis un mélange étrange de Monica Geller, et Jesse Pinkman. Perso je pense que je suis la dernière sœur Gallagher cachée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.