Review Pilot – Le Chalet (France 2) : on continue ou pas ?

Lancée le 26 mars dernier, la mini-série Le Chalet est actuellement diffusée sur France 2. Composée de 6 épisodes de 52 minutes, cette création française originale est réalisée par Camille Bordes-Resnais (Les Dames). Le Chalet nous emmène dans un village isolé des Alpes où va se dérouler un véritable jeu de massacres… Voici notre avis sur le premier épisode de la mini-série.

Dans la lignée des Dix Petits Nègres d’Agatha Christie, l’intrigue est annoncée par la chansonnette du générique fredonnée par un enfant : “Comptez jusqu’à trois, Messieurs, Mesdames, et l’un de vous disparaîtra. Jamais on ne le reverra”… Beaucoup d’attente donc pour ce qui semble être un slasher français (le slasher movie est originellement un sous-genre du film d’horreur où un psychopathe tue les personnages l’un après l’autre, comme dans Halloween ou Scream, ndlr). Cependant, concrètement, il faut bien avouer que le pilote débute mal.

En effet, nous voici embarqués dans une narration sur trois timelines :
– 2018. Un homme se fait interroger au sujet d’une mystérieuse Adèle
– 2017. Adèle et son compagnon arrivent au Chalet des Glaces
– 1997. Un couple avec deux enfants s’installent au Chalet des Glaces

Le rendu est chaotique puisque beaucoup de personnages nous sont présentés et l’on s’y perd quelque peu, le trop étant l’ennemi du bien. Là où Le Secret d’Elise avait su gérer cette triple narration, Le Chalet s’en retrouve à l’inverse pénalisé. De plus, l’absence de bande-son pour le récit de 2018 est malaisante et on ne comprend pas réellement quel impact a ce flashforward (bond dans le futur, ndlr) dans l’histoire, si ce n’est nous faire comprendre dès les 5 premières minutes qu’Adèle (Emilie de Preissac) n’est pas qui elle prétend être. Il nous semble en effet relativement évident (mais est-ce là intentionnel de nous le faire comprendre si tôt ?) qu’Adèle ***Attention, éventuels spoilers*** serait en réalité Amélie, la petite fille des flashbacks de 1997 dont la famille  serait supposément morte dans le chalet, le personnage ayant des visions de sang et autres cauchemars ***Fin des éventuels spoilers*** . Quant à Sébastien (Nicolas Gob), son récit est ponctué d’incohérences entre ce qu’il raconte sur Alice (Agnès Delachair) et ce que l’on voit dans les flashbacks de 1997 et 2017.

Reconnaissons tout de même que notre curiosité est piquée et que l’on aimerait démêler le vrai du faux dans cette sombre histoire… Car oui, il y a des bons points dans ce pilote, mais ils sont souvent ternis par des éléments négatifs. Commençons par le générique bien pensé qui nous met dans l’ambiance… ambiance que nous ne retrouvons malheureusement pas tout au long de ce pilote puisque l’on nous annonce du slasher ponctué de meurtres et il n’en est quasiment rien tant la mise en place est longue… En effet, nous apercevons seulement un habitant du village se faire traîner par une voiture dont le cadavre sera déposé dans la forêt, ainsi qu’un homme attaché au pied du pont qui s’écroule en fin d’épisode. De plus, outre les superbes décors naturels des Alpes, la réalisation pèche par sa narration complexe, le manque de suspense instauré et la direction des acteurs. Ce pilote est effectivement plutôt mal joué dans l’ensemble, ce qui pénalise d’autant plus notre visionnage…

En conclusion, Le Chalet marque un mauvais départ avec un pilote bien loin des promesses faites sur papier. L’épisode traîne la patte et la narration aurait mérité d’être simplifiée pour permettre une meilleure compréhension des faits. Partant d’une bonne idée de base, le sujet est au final mal amené. Toutefois, nous laissons de justesse une seconde chance à la mini-série en raison du synopsis alléchant en espérant ne pas être à nouveau déçus !

NB : la diffusion de la mini-série étant désormais terminée, retrouvez notre avis sur l’intégralité des 6 épisodes ici.

Setsuna

Setsuna

Passionnée de séries américaines depuis toute petite, je suis tombée dans la marmite avec Beverly Hills 90210 et Lois & Clark. Ont suivi Buffy, Charmed, Le Caméléon, Roswell… Assez éclectique, je peux aussi bien regarder Sex and the City que Stargate SG-1. J’ai toutefois une préférence pour le genre fantastique, le quotidien réaliste m’ennuyant quelque peu… Les séries représentent beaucoup pour moi : on s’identifie aux personnages, ils nous font grandir en nous inspirant leur force (Sydney Bristow, Alias) et certains moments qu’ils vivent nous aident à traverser nos propres épreuves. Voilà donc pourquoi je tenais à leur rendre hommage en participant à ce site !

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