Review Pilot – Girlfriends : on continue ou pas ?

Créée, écrite et réalisée par Kay Mellor, Girlfriends est une série qui comprend pour le moment une saison de 6 épisodes diffusée sur ITV depuis le 3 janvier 2018. A la rédac’, nous avons visionné le pilote et voici notre avis sur celui-ci. Alors, on continue ou pas ?

L’histoire. Alors que Linda (Phyllis Logan) et Micky (Steve Evets) célèbrent leur anniversaire de mariage lors d’une croisière, Micky disparaît brutalement en pleine mer. Linda se tourne donc vers ses amies de toujours : Sue (Miranda Richardson) et Gail (Zoë Wanamaker). Les deux femmes doivent elles aussi traverser des épreuves sur lesquelles elles ne se sont pas toujours confiées. En effet, le patron et amant de Sue, John (Anthony Head), veut l’évincer de son poste de rédactrice en chef disant qu’elle est trop vieille, et c’est alors que leur fils Andrew (Philip Cumbus) souhaiterait qu’elle le poursuive en justice. Gail, de son côté, est préoccupée par l’existence de son fils (Matthew Lewis) tout juste sorti de prison, un bracelet électronique à la cheville et toujours responsable d’un petit garçon…

Notre avis. Girlfriends démarre comme bien d’autres histoires, par un événement imprévu qui entraîne des retrouvailles avec les fidèles amies de longue date traînant chacune de lourdes casseroles. Amours contrariés et quiproquos sont au rendez-vous et laissent penser que cette série dramatique ne va pas faire de manière pour ruer dans les brancards.

L’originalité de Girlfriends tient tout d’abord au contexte et à l’âge de ses héroïnes qui ont toutes la cinquantaine et de ce fait, une vie bien remplie et un passé avec lequel elle doivent composer.

Même si c’est autour de Linda que tout démarre lorsqu’elle perd son mari dans des circonstances tragiques, on en apprend assez peu à son sujet hormis quelques détails sur sa situation financière et difficultés de famille. Elle est ainsi presque laissée de côté mais les dernières minutes de l’épisode nous montreront combien elle est loin d’être au bout de ses soucis!

Gail, elle, prend soin de tout le monde. Cela va de sa mère à son petit-fils en passant par son fils qu’elle défend envers et contre tout, mais surtout contre son ex-mari dont elle vient d’obtenir le divorce. Ses choix sont sans cesse remis en question et l’on sent que son personnage pourrait en venir à élever la voix afin qu’elle apprenne à vivre pour elle-même.

Sue est une véritable business woman qui s’est battue toute son existence afin de gagner un semblant de reconnaissance de la part de l’homme qu’elle aime. Manque de chance, ce dernier la congédie comme s’il était seul décisionnaire de l’entreprise qu’ils ont fait grandir ensemble et là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Non, elle n’est pas “trop vieille”, elle a cinquante ans, elle est une femme avec des milliers de projets et elle souhaite à travers ses articles permettre à d’autres femmes d’élargir leurs horizons. En ce sens, Girlfriends pointe du doigt un fait de société intolérable qui passe pourtant presque inaperçu, cataloguant toute femme au delà d’un certain âge comme “dépassée”.

Verdict. Globalement, le pilot de Girlfriends se révèle bien rythmé et divertissant sans être non plus criant d’originalité quant à son contenu, il laisse présager une suite de rebondissements qui offriront au spectateur son lot de surprises. Il semble qu’en plus des mésaventures de nos trois amies, c’est le quotidien de leurs familles respectives et l’ensemble de leurs proches que l’on verra se jouer dans les épisodes qui suivront. Même si Girlfriends ne semble rien proposer de grandement nouveau, elle attise la curiosité par les thèmes abordés et son côté drame familial inattendu dont on ne peut que raffoler, aussi ce serait dommage de se priver d’une belle découverte. Soyons audacieux, on continue !

Littlepoppy

Littlepoppy

Marie, 26 ans, infirmière en région parisienne qui se prend au choix pour Sybil Grantham ou Anne Shirley. Mon quotidien s'organise autour du travail, des sorties et de mes passions comme la lecture, le cinéma, les séries TV et la couture. Je fonctionne au coup de cœur et malgré son succès je ne me force pas à poursuivre une série qui ne me passionne pas (mes excuses à Game of Thrones et The Walking Dead). Je n'ai donc pas vraiment de genre préféré, ayant suivi avec bonheur tant Downton Abbey que American Horror Story, Once Upon A Time que True Blood... Je tiens un petit blog avec amour dont le titre rend hommage à l'un de mes grands classiques cinéma des années 90 : Bangarang Daily.

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