Outlander : l’avis de la rédac’ sur la saison 3 !

La fin de la seconde saison d’Outlander marquait la séparation entre Claire (Caitriona Balfe) et Jamie (Sam Heughan), obligés de se séparer pour que Claire puisse survivre à la bataille de Culloden. Retournée deux siècles plus tard, à son époque d’origine auprès Frank (Tobias Menzies), l’adaptation est difficile. Cette saison 3 nous permet de replonger dans la période qui a été oubliée dans la saison 2 : le moment entre le retour de Claire et celui où elle parle plus en détails de Jamie à sa fille Brianna (Sophie Skelton). On vous en parle !

  • Une saison en deux parties

Cette troisième saison riche en rebondissements a clairement été divisée en deux parties : la première, où Claire vit aux côtés de Frank puis de Brianna, et la seconde, où elle retrouve Jamie. Alors que le couple est séparé et doit apprendre à vivre malgré la séparation, un parallèle est construit entre les deux : chacun vit avec sa souffrance et sa solitude. Claire est plongée dans un profond désarroi, impossible pour elle d’établir un contact physique avec Frank avec qui elle est malgré tout retournée vivre. Ce n’est qu’à la naissance de Brianna qu’elle se rendra compte du comportement qu’elle a eu avec son époux et décidera de faire des efforts. Une relation assez malsaine, puisque Claire tentera toujours de retrouver un petit quelque chose de Jamie chez Frank, elle ne cessera jamais de les comparer. Pour oublier, elle se plonge dans le travail : elle devient chirurgienne. De son côté, Jamie n’est pas en reste. Presque mort après la bataille de Culloden, il est finalement emprisonné.

Une saison qui fonctionne donc sur deux rythmes : la première partie est plus lente, plus douloureuse également à regarder. L’interprétation des deux acteurs principaux est toute en finesse et très juste, nous ressentons le manque que ressent l’un pour l’autre. La perte est grande, ils sont incapables de continuer à avancer sans y penser. Claire et Jamie sont dans une souffrance très profonde qu’il est difficile de supporter, ils tentent de reprendre goût à la vie, de s’adapter à l’absence de l’autre. La seconde partie, avec leurs retrouvailles, est comme un renouveau et offre un nouveau rythme à la série. Nous retrouvons l’enchaînement d’événements qui a su donner son identité à Outlander. Cette saison a beaucoup été critiquée sur son manque de rythme et sa lenteur, justement, en comparaison des deux précédentes.
Nous retrouvons cependant tous les éléments qui ont fait d’Outlander un succès : une série historique, avec des éléments politiques, des personnages forts aux identités marquées et aux psychologies développées, un message clairement féministe grâce au personnage de Claire, une histoire d’amour incomparable, le tout saupoudré d’une pointe de fantastique grâce aux voyages dans le temps… mais il semblerait que cela ne suffise parfois plus au goût des téléspectateurs. Ce n’est que dans les deux derniers épisodes, ce qui est tout de même un peu tardif, que le tout s’accélère énormément, nous offrant des retournements de situation et le retour d’un personnage que nous avons bien connu (et que nous adorons détester !).

Cette séparation en deux parties a ainsi offert un changement de rythme à la saison : alors que Claire vit une vie beaucoup plus posée à Boston, Jamie a affaire à beaucoup plus de rebondissements. C’est comme si la séparation du couple avait causé un déséquilibre dans la série, ce qui sera compensé dans la seconde partie, après leurs retrouvailles assez rocambolesques. Soulignons la justesse du scénario lors de ces retrouvailles, justement, où les deux personnages semblent tous les deux un peu gênés. Claire et Jamie doivent ré-apprendre à vivre ensemble, se redécouvrir, mais ils n’ont pas oublié que chacun a passé une vingtaine d’année à vivre. Des événements qui nous seront doucement révélés au fil des épisodes.

La seconde partie se focalise uniquement sur le 18ème siècle, ce que nous déplorons légèrement. Avec l’arrivée en Jamaïque, nous découvrons un nouvel univers (et un nouveau générique !) ce qui a permis de donner un second souffle à cette saison. Mais après que Claire soit revenue auprès de Jamie, nous n’avons plus aucune nouvelle de Brianna et Roger (Richard Rankin) qui étaient pourtant devenus des personnages principaux en début de saison. Les adieux déchirants entre la mère et la fille sont la dernière scène où l’on voit Brianna et Roger et nous aurions bien aimé en voir un peu plus sur “l’après‘. Mais cela sera sûrement compensé par la saison 4 !

  • Une flopée de personnages, nouveaux ou non

Cette nouvelle saison a été riche en rencontres et le développement des personnages a été impressionnant. Avant de parler des personnages que nous avons découverts au cours de ces épisodes, nous tenons à souligner la performance de Tobias Menzies, à qui nous avons dû dire au revoir. Les personnages de Frank et de Black Jack Randall ont eu droit à une interprétation impressionnante tout au long de la série et des scènes qui nous ont été offertes. Nous nous devions d’en parler pour rendre hommage à cet acteur, que nous espérons retrouver très bientôt dans un autre rôle !

Cette saison a ainsi été l’occasion de faire de nouvelles rencontres, il serait beaucoup trop long de tous les mentionner mais notre préféré reste le fameux Lord John Grey (incarné par David Berry), dont l’amitié assez particulière avec Jamie nous a offert des scènes d’échanges très fortes. Lady Geneva (incarnée par Hannah James) n’a pas été présente très longtemps, seulement le temps d’un épisode, mais sa personnalité a su nous marquer. Sans oublier qu’elle a changé la vie de Jamie, lui offrant un fils. La jeune Marsali (incarnée par Lauren Lyle), fille de Laoghaire (Nell Hudson) est un personnage que nous apprenons à aimer au fil des épisodes : d’abord sèche et froide avec Claire, elle découvre finalement qu’elle n’est pas aussi mauvaise que sa mère a pu lui raconter et le début d’une belle relation se construit doucement. Quant à Willoughby (incarné par Gary Young), un personnage mystérieux qui s’est dévoilé dans une scène poignante qui a été d’une grande aide pour nos deux héros : un personnage toute en finesse et en émotions, qui aurait pu tomber dans la caricature mais a été très bien traité par les scénaristes et par son interprète.

Mais ce n’est pas tout, parce qu’avec un saut dans le temps de vingt ans, certains personnages que nous connaissions bien ont changé : Fergus, tout d’abord, maintenant incarné par César Domboy. Le petit garçon est devenu un homme et sa relation avec Jamie n’est que plus forte. Les retrouvailles avec Claire nous ont offert une scène très touchante. Petit Ian (incarné par John Bell), également, que nous ne connaissions comme un enfant, prend une part bien plus importante cette saison et nous avons hâte de le voir évoluer encore plus dans les prochains épisodes !

Nous devons souligner le soin qui a été fait dans le choix des acteurs, que ce soit pour cette saison ou depuis le début de la série. Chacun semble faire corps avec le personnage qu’il interprète, et c’est pour ça qu’Outlander fonctionne aussi bien : chaque scène est criante de vérité.

La fin de la saison nous offre un renouveau et nous fait clairement comprendre que cette troisième saison était un moment décisif et charnière dans l’évolution de nos personnages. Une toute nouvelle vie les attend en Amérique. Claire et Jamie n’en sont qu’au début de leurs aventures : rappelons que la série de livres de Diana Gabaldon est pour l’instant composée de huit romans, avec un neuvième en cours d’écriture !

Conclusion : une saison en deux parties qui souffre de quelques lenteurs, mais qui nous fait retrouver nos personnages favoris. Des interprétations toujours aussi justes, des décors et des costumes soignés, une musique incomparable, des rebondissements de dernière minute… On aurait pas dit non à quelques épisodes de plus car l’attente pour la saison 4 va être longue ! Notre note : 4,5/5

Owlhazel

Owlhazel

Aude, 24 ans et apprentie libraire sur Paris. Je divise mon temps libre entre les séries et la lecture. Mon genre de prédilection reste de loin les séries en costumes et historiques, majoritairement anglaises, appelées aussi period drama. Je regarde aussi beaucoup de séries fantastiques, mais j'ai beaucoup de mal avec les comédies. J'aime pleurer et voir mes personnages préférés en baver avec la vie. Mes séries préférées vont des Tudors à Game of Thrones en passant par The White Queen et Outlander, avec un petit détour par Vikings et Peaky Blinders.

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