Narcos : l’avis de la rédac’ sur la saison 3 !

Nous l’attendions avec impatience, la saison 3 de Narcos est disponible sur Netflix depuis le 2 septembre. Avec deux premières saisons sensationnelles, impossible de ne pas avouer avoir des appréhensions suite à la mort de Pablo Escobar, survenue en fin de saison 2. Dans cette saison 3, c’est donc une nouvelle menace qu’affronte l’officier Peña : le cartel de Cali. Verdict ?

  • Dans l’ombre de Pablo

Le grand challenge de la troisième saison de Narcos était de savoir si la série pouvait tenir sans son personnage emblématique, Pablo Escobar, brillamment interprété par Wagner Moura. Bien sûr, une bonne série ne repose pas sur les épaules d’une seule et même personne, et heureusement. Difficile toutefois d’oublier la charisme et la prestance d’un tel personnage… Bien qu’introduits dans la saison 2, les membres du cartel de Cali font pâles figures. Non pas que les acteurs soient moins talentueux, ou que les personnages soient moins bien écrits. Le problème, c’est que là où Pablo pouvait, à lui seul, maîtriser une scène, le cartel de Cali dans son intégralité n’est juste pas aussi charismatique, imposant et impressionnant que pouvait l’être Pablo Escobar. Tout au long de cette saison, nous sentons que la police, qui, rappelons-le, était dépassée face à l’organisation d’Escobar, maîtrise toute ses opérations. Les arrestations de narcotrafiquants tombent à foison. Le menace est moins visible et, en tant que spectateur, lorsque nous sommes habitués, deux saisons durant, à ce qu’elle soit imprévisible, vive et implacable, nous ne pouvons qu’être déstabilisés, voire même déçus.

Cette troisième saison nous apporte tout de même son lot de personnages charismatiques. C’est le cas de Pacho, interprété par l’excellent Alberto Ammann, narcotrafiquant bien différent de ce à quoi nous avons pu être habitués. Imprévisible et minutieux, Pacho nous rappelle ce qu’était Narcos du temps de Pablo et ça fait du bien. Heureusement, le personnage a sa propre histoire, ses propres caractéristiques, ce qui rend le personnage tout aussi emblématique. Nous retrouvons également Peña (Pedro Pascal) qui reprend du service afin de mettre les narcotrafiquants derrière les barreaux mais cette fois du côté de la DEA. Le personnage était déjà un favori dans les premières saisons et nous le retrouvons égal à lui même cette année. De quoi combler le vide que nous laissent Wagner Moura (Pablo Escobar) et Boyd Holbrook (Steve Murphy).

  • Une saison forte en terme de réalisation et de scénario

De toute manière, nous ne pouvions pas nous attendre à autre chose, Narcos a toujours été excellente en terme de technique. Une réalisation propre, claire et fluide et un scénario en béton. Pourquoi continuer à en parler alors ? Parce que dans cette troisième saison, Narcos a bien compris que le traitement devait être différent. Il aurait été trop facile, il est vrai, de calquer ce qui avait déjà été fait dans les premières saisons de la série. Cependant, il est à peu près sûr que suite aux changement drastiques qui ont été opérés (changement d’antagonistes, de personnage principal, etc.), l’ambiance et le traitement ne pouvaient plus être les mêmes. Comme nous le soulignions plus haut, le cartel de Cali est bien différent de celui de Medillin. Derrière la caméra, l’équipe a su construire une nouvelle facette à la série. Avec un rythme surprenant, plus lent, plus minutieux que ce à quoi nous avait habitué Narcos, nous sommes un peu déstabilisés, le temps de quelques épisodes. Si ce fut un frein pour bien des fans, nous ne pouvons que le déplorer puisque une fois habitués à ce nouveau traitement, la série n’en est que plus fascinante. La technique du cartel de Cali n’est pas la même que celle du clan Escobar, et la série a su s’adapter afin de rendre quelque chose de plus discret, plus secret, tout aussi addictif, intéressant, passionnant.

Cette saison de Narcos est un peu déstabilisante, cependant, nous nous y habituons vite. Il est indéniable que la série est toujours aussi forte en terme de réalisation et de scénario. Oui, Pablo était un personnage charismatique qui manque à la série, mais la série à su s’adapter et à construire quelque chose de différent tout en gardant ce qui faisait d’elle une très bonne série. On adore, on veut encore ! Notre note : 4/5.

Lizzie

Lizzie

Moi c'est Lizzie, accro au cinéma, aux séries, et à la littérature. Il paraît que je suis un mélange étrange de Monica Geller, et Jesse Pinkman. Perso je pense que je suis la dernière sœur Gallagher cachée.

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