Marvel’s Cloak and Dagger : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

C’est la petite dernière qui signe la collaboration entre Marvel et Freeform. En effet, Marvel’s Cloak and Dagger a été diffusée sur la même chaîne américaine que Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. mais a également été distribuée dans certain pays d’Europe sur la plateforme de streaming Amazon Prime. Inspirée des comics du même nom, la série nous raconte l’histoire de Tandy (Olivia Holt) et Tyrone (Aubrey Joseph), deux jeunes qui vont voir leur destin se lier le soir où chacun d’entre eux perdra un être chère. Des années plus tard, ils se rendront compte que cela leur a donner des super-pouvoirs…
La série se voulait moins sombre et plus accessible que ce à quoi nous a habitué Marvel avec Netflix. Quelque chose de plus proche du ton léger de Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D.. Verdict de cette première saison ?

  • Un teen show dans les règles de l’art

Impossible de ne pas comprendre immédiatement à quel type de public s’adresse Marvel’s Cloak and Dagger. En effet, en mettant en scène des personnages adolescents et en traitant des thématiques qui parlent à cette même tranche d’âge, il est vite clair que nous avons à faire à un teen show. Tandy et Tyrone sont tous les deux au lycée et même s’ils font face à des situations qui dépassent totalement ce qu’un adolescent lambda pourrait vivre, leur histoire reste accessible au public du même âge, ce qui est un véritable plus. Nous pouvons voir, par exemple, que Tandy préfère vivre dehors, dans un bâtiment délabré plutôt que chez elle, avec sa mère. Toutes les deux entretiennent une relation conflictuelle depuis la mort du père de Tandy. Nous nous rendrons également compte dès le pilot que Tandy aime se mettre en danger. Que ce soit lorsqu’elle vole aux plus riches ou lorsqu’elle se drogue, la jeune fille est addict à toute sorte d’excès.

Même si les épreuves que traversent les personnages sont dures, le ton du show reste léger. Jamais aussi sombre ou violente que ce à quoi nous a habitué Netflix avec les Defenders, on sent que le show a pris le parti de raconter une histoire tout public. D’ailleurs, les messages transmis parlerons à tous, surtout aux plus jeunes. Les problématiques propre à l’adolescence sont bien ancrées dans l’intrigue de la série avec notamment le racisme à travers le personnage de Tyrone. Celui-ci va devoir faire face à des discrimination incessante notamment au lycée, quelque chose que les personnes de couleurs ne connaissent malheureusement que trop bien.

  • Une vraie portée sociale

Contrairement à la plupart des séries de super-héros, Marvel’s Cloak and Dagger ne met pas en scène ses héros dans des scènes d’actions à tout bout de champs. En effet, nos deux jeunes protagonistes ne passent pas leur temps à courir après les méchants… Toutefois, le show passe des messages forts et dénonce certaines injustices via d’autres procédés que ceux à quoi nous sommes habitués. Nous disions déjà plus haut que Tyrone était victime de racisme, aussi bien au lycée qu’à l’extérieur. Cloak and Dagger a tout de même voulu penser idéalement éloigné des clichés. Tyrone est issu d’une famille plutôt aisée, et cela casse totalement le cliché du jeune noir, pauvre et délinquant. Tyrone est simplement un adolescent comme les autres, et cela ne l’empêche pas d’être victime d’oppression.

La série montre aussi que si les deux personnages principaux sont en conflits avec leurs parents, ce n’est pas simplement dû a une pseudo crise d’adolescence. Cloak and Dagger n’hésite pas à montrer des personnages en souffrance tout en nous rappelant sans cesse d’où cette dernière provient. Tandy a perdu son père dont elle était très proche, et Tyrone son frère. Même des années plus tard, cette perte les hante toujours, et nous sommes plongés si profondément dans leurs émotions qu’à aucun moment nous pensons que leur comportement découle de leur âge. La série met le doigt sur un fait délicat : les adolescents ne sont pas forcément déprimés, difficiles, émotifs simplement à cause de l’adolescence. Il y a des raisons à ces états, des raisons qui sont rarement prises au sérieux par les adultes. Par exemple, la mère de Tandy ne prend jamais le soin de savoir où est sa fille quand elle disparaît et met ça sur le dos de l’adolescence alors qu’il est très clair que Tandy ne s’est jamais remise de la perte de son père. Cela devient d’ailleurs clair lors de l’épisode Lotus Eater (épisode 7) alors que Tyrone et Tandy sont bloqués dans un souvenir du passé. Tandy peut alors entendre la voix de son père au téléphone et refuse simplement de partir… On se rend alors compte du lien qu’elle partageait avec son père et à quel point sa mort l’a affecté. Cet épisode reste d’ailleurs un des meilleurs de cette saison et marque une des meilleures performances d’Olivia Holt.

  • Une saison au rythme mal géré

Si Marvel’s Cloak and Dagger se défend sur le fond, il faut dire que dans la forme, le show reste franchement bancal. Son principal problème reste son rythme, mal géré et irrégulier. Visible dès le pilot, les erreurs de rythme sont nombreuses. C’est lent, beaucoup trop lent, surtout pour une série de super-héros. Certains épisodes n’apportent pas grand chose à l’intrigue, qui, elle aussi, souffre de cette construction franchement brouillon. Quel est le fil rouge ? Leurs pouvoirs ? Leur passé ? La série est innovante mais n’exploite pas correctement ses thématiques. Mal équilibré, le show perd parfois le spectateur dans des divagations inutiles. Nous aurions franchement aimé en voir plus concernant la relation entre Tyrone et Tandy, le lien qui les unit et leurs pouvoirs… On sent clairement une volonté d’amener tout cela dans la saison 2, mais il reste dommage que cela n’ait pas été plus exploité cette année car les deux acteurs partagent une alchimie intéressante à l’écran.

Pour conclure, Marvel’s Cloak and Dagger marque une première saison correcte. Sans être révolutionnaire, elle n’hésite pas à dénoncer certaines injustices. En traitant assez justement cette période délicate qu’est l’adolescence, la série permet au public qu’elle vise de s’attacher aux personnages. Il est toutefois dommage de ne pas avoir su structurer les épisodes de sorte à ce qu’un rythme plus dense et juste s’installe… La série est d’ores et déjà renouvelée pour une deuxième saison, qui, nous l’espérons, apprendra des erreurs de la première ! Notre note 3/5.

Lizzie

Lizzie

Je suis Lizzie, j’ai 22 ans, et bien évidemment je suis passionnée de séries ! Je crois que cette passion s’est manifestée grâce à la diffusion de Prison Break lorsque j’étais toute petite, mais c’est la série True Blood qui m’a fait avoir le déclic et qui m’a rendu totalement accro au genre. Depuis, je suis à la recherche de série de qualité et qui sortent du lot telles que Breaking Bad, Sherlock ou encore Sons of Anarchy. Dernière pépite en date : Vikings. Si je privilégie les séries de grande qualité je ne rechigne tout de même pas devant une série sans prétention, sans prise de tête puisque tous les genres me plaisent. Humoristique, fantastique, historique, science-fiction, aucun genre n’est a jeté chez moi. En dehors des séries je suis une grande passionnée de littérature et de cinéma qui font tous deux parties de mon quotidien. Je suis également une énorme fan d’Aaron Paul, mais surtout de Heath Ledger (et si, il a bien joué dans quelques séries !).

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