Lovesick : l’avis de la rédac’ sur la saison 3 !

Lovesick est une série anglaise, mettant en scène le personnage de Dylan, qui, au fil des épisodes, tente de retrouver toutes les femmes avec qui il a couché ces dernières années afin de leur annoncer qu’il est atteint d’une maladie sexuellement transmissible, la chlamydia.

Créée par Tom Edge en 2014, les nouveaux épisodes sont arrivés avec la saison 3 sur Netflix le 1er Janvier.

Notre avis.

Imbroglios à gogo

La saison 2 se finissait sur le personnage de Evie (Antonia Tomas) apprenant qu’elle était amoureuse de Dylan (Johnny Flynn) à… son meilleur ami (Daniel Ings). Par ailleurs, Abigail (Hannah Britland) la nouvelle copine de Dylan, apprenait que ce dernier avait couché avec Evie il y a quelque temps. Vous suivez ?

Cette nouvelle saison reprend exactement où la précédente s’était achevée. Dylan vit une relation plus ou moins épanouie avec Abigail, Luke est lourd et paumé, Evie gravite au milieu des deux, et Angus (Joshua McGuire) voit sa vie se compliquer alors qu’il est en plein divorce et qu’il a mis une relation d’un soir, strip teaseuse, enceinte.

Lovesick poursuit sur ce modèle en alimentant les relations entre les personnages d’ambiguïtés et de quiproquos permanents. Le principal concerne bien évidemment Dylan et Evie qui ne cessent de se tourner autour.

Cet aspect est davantage mis en avant car la quête de Dylan se retrouve bien ralentie dans cette saison. En effet, contrairement aux saisons précédentes, il n’est quasiment plus question de partir à la recherche de la fille qui lui aurait potentiellement transmis une MST.

C’est pourquoi le quotidien des personnages prend désormais une place centrale.

Malheureusement, l’intrigue reste faiblarde et les tribulations des 4 amis restent moyennement passionnantes, tout au moins assez drôles et rafraichissantes. Le format 8 épisodes est le maximum que Lovesick peut espérer par saisons.

Des personnages caricaturaux

Le personnage principal paumé, la meilleure amie gentille avec qui il dépasse les limites de l’amitié, le meilleur pote lourdaud qui enchaîne les conquêtes et se questionne sur sa capacité à vivre une vraie relation, le boulet un peu idiot…

En termes d’écriture de personnages, Lovesick n’a jamais fait dans l’originalité et cette saison 3 ne viendra pas contredire ce sentiment.

Le problème étant ici que, l’intrigue perdant en profondeur et la série s’éloignant de son sujet initial, la place est davantage laissée aux personnages secondaires. C’est une bonne et une mauvaise chose.

Si Dylan et Evie sont très sympathiques, le personnage de Luke, peu aidé par le surjeu constant de Daniel Ings (aperçu récemment, bien plus sobre dans The Crown) exaspère souvent. Il ne reste qu’une sorte de sous Barney Stinson, au potentiel comique bien moindre. Il peut, légitimement, être perçu comme le point faible de la série.

 

Points positifs :

  • Des épisodes sympathiques et légers
  • Quelques situations drôles

Points négatifs :

  • Le personnage de Luke (et son acteur)
  • Des personnages qui manquent de consistance
  • L’intrigue perd peu à peu de son intérêt
  • La série arriverait-elle au bout de ses limites ?

Conclusion : Lovesick reste une série agréable et sans prise de tête. Sans être addictive, on retrouve avec plaisir les personnages au fil des épisodes pour suivre leurs péripéties. Mais la série peine à captiver et cette saison 3 semble en montrer les limites : Lovesick est loin d’avoir le potentiel d’une How I Met Your Mother ou même Friends, et devrait peiner à continuer à exister.

3/5

Theobald

Moi c’est Thibault, j’ai 24 ans et je suis autant passionné de séries que de films. Je passe le plus clair de mon temps libre à essayer d’être à jour entre les différentes sorties, et les différentes publications sur le sujet (sites, magasines, etc…). Concernant les séries, puisque c’est ici le sujet, je crois que la première que j’aie vraiment regardée assidûment et qui m’a fait plonger dans l’addiction était Buffy contre les Vampires, que je trouve d’ailleurs toujours très actuelle dans les thèmes très riches qu’elle a développés, et j’aime beaucoup le travail de Joss Whedon. Ensuite, même si je ne l’ai pas terminée et que le reboot ne m’intéresse pas, j’ai découvert le streaming et la VOSTFR à l’époque avec Prison Break, dont j’avais dévoré les deux premières saisons. Depuis, je pense avoir découvert des programmes de bien meilleure qualité, qui m’ont fait réaliser que la frontière entre les séries et le cinéma est parfois maigre : Les Soprano, Six Feet Under, Breaking Bad, Twin Peaks, Lost, Fargo, Friday Night Lights, mais aussi des séries plus légères comme Scrubs, Louie… Bref, la liste est longue !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.