Jamestown : l’avis de la rédac sur la saison 1 !

Jamestown est la nouvelle série de la chaîne Sky1, dont la diffusion avait commencé en mai dernier. La série nous présenter la première communauté britannique installée en Angleterre, un groupe d’hommes finalement rejoint par un groupe de femmes après douze ans de vie dans leur colonie. Le premier épisode de la saison nous avait laissé un sentiment assez mitigé, mais le fait que la chaîne renouvelle la série pour une seconde saison avant même le début de la diffusion laissait entendre que la suite pouvait être prometteuse… Qu’en est-il de cette première saison ?

Malheureusement, le sentiment que nous avons ressenti lors du visionnage du pilot est resté présent pendant toute la saison. Il y avait pourtant tellement de potentiel à se lancer dans une série historique sur la première colonie britannique dans le Nouveau Monde, en Virginie ! En 1610, Jamestown est devenue la première colonie britannique permanente aux Amériques, les femmes ont été achetées et leur passage payé par les hommes présents sur place. Elles n’ont pas vraiment leur mot à dire, elles n’ont qu’à s’exécuter… Il y avait donc une belle promesse et beaucoup de choses possibles ! Au niveau de la réalisation et d’un point de vue cinématographique, nous aurions pu voir des paysages splendides, voyager avec les personnages et vivre une véritable exploration d’un continent inconnu. Cependant, la plupart du temps, nous restons dans la petite ville de Jamestown et ne découvrons finalement qu’assez peu le monde qui l’entoure. Cette période est une époque assez peu visitée par les séries télévisées, il y aurait donc pu avoir potentiel à créer une excellente série : l’idée de base se composait de paysages sauvages, de politique, de Natifs Américains, d’une course au pouvoir et d’un casting assez impressionnant. Mais il manque finalement un petit quelque chose…

Comme nous l’avions déjà vu dans le premier épisode, la série se focalise finalement énormément sur les relations entre les personnages. Cela est un élément important dans une série, mais la psychologie de certains personnages reste assez peu développée par rapport à d’autres. Nous aurions adoré en apprendre plus sur le passé de chaque personnage, sur la façon dont ils se sont retrouvés à Jamestown. Quel est leur but ? Quelles sont les motivations de chacun à partir dans un monde inconnu, sur un territoire sauvage ? Les personnages féminins principaux, Alice (Sophie Rundle), Jocelyn (Naomi Battrick) et Verity (Niamh Walsh) sont assez bien construits et développés, elles nous permettent différents points de vue sur la vie dans la colonie, surtout grâce à Jocelyn qui tente désespérément de se hisser sur l’échelle sociale, de faire monter son nouvel époux en grade. Mais à côté de cela, les autres personnages semblent tous être des personnages secondaires, peu importe leur statut ou leur rôle dans la série. Les petites intrigues secondaires ne suffisent pas à vraiment nous attirer plus vers l’un ou vers l’autre, tout est assez superficiel et trop rapide pour que nous nous attachions vraiment à eux, en dehors des trois héroïnes. Il aurait fallut nous permettre d’en savoir un peu plus sur chacun d’entre eux. Peut-être que le nombre impressionnant de personnages présentés en seulement huit épisodes joue également sur ce sentiment de « laissés pour compte ». Nous espérons que la seconde saison permettra de creuser un peu la psychologie de certains personnages.

Le véritable problème de Jamestown réside dans son scénario et son rythme. En une saison, finalement, très peu d’événements surviennent et nous venons presque à nous ennuyer un peu face à une intrigue aussi plate. Les intrigues secondaires ne sont pas assez à la hauteur pour nous tenir en haleine et sont assez vite résolues. La série se présentait comme féministe, où les femmes sont les personnages principaux et prennent leur destin en main. Et si le pilot laissait entrevoir cette idée, cela s’est vite fait oublier dans le reste de la saison pour ne devenir finalement qu’un élément secondaire.Les personnages, qu’ils soient féminins ou masculins, ne prennent aucune réelle décision et se laissent porter par le scénario, ce qui nous offre des scènes trop lentes, et des épisodes qui manquent de rythme.

La série n’est pas entièrement mauvaise. Les épisodes se laissent regarder, nous sommes cependant déçus quand on regarde le potentiel qu’avait la série… Il faut souligner la beauté des quelques paysages montrés et surtout la qualité du casting. C’est un réel plaisir de retrouver Sophie Rundle (Peaky Blinders, Dickensian), Burn Gorman (Torchwood, And Then There Were None), Stuart Martin (Les Médicis), pour ne citer qu’eux, et de découvrir d’autres acteurs très prometteurs. On retrouve beaucoup de têtes connues du petit écran qui sont des valeurs sûres. L’alchimie entre les personnages fonctionne bien, on croit en leurs échanges, aux dialogues et cela est rendu possible également grâce aux décors et aux costumes, qui sont bien réalisés… Mais les personnages restent trop passifs pour vraiment nous plonger pleinement dans les épisodes.

 

Conclusion, Jamestown est une série qui se laisse regarder avec plaisir, si on ne cherche pas la petite bête et si on ne cherche pas une série basée sur des faits historiques importants. La série reste du pur divertissement, bien que le scénario soit trop simple à notre goût. Les trois personnages principaux tiennent la série à bout de bras et restent les plus attachantes de tous les personnages. On espère un approfondissement dans la psychologie des personnages pour la saison 2 ! Notre note : 2.5/5

Owlhazel

Owlhazel

Aude, 24 ans et apprentie libraire sur Paris. Je divise mon temps libre entre les séries et la lecture. Mon genre de prédilection reste de loin les séries en costumes et historiques, majoritairement anglaises, appelées aussi period drama. Je regarde aussi beaucoup de séries fantastiques, mais j'ai beaucoup de mal avec les comédies. J'aime pleurer et voir mes personnages préférés en baver avec la vie. Mes séries préférées vont des Tudors à Game of Thrones en passant par The White Queen et Outlander, avec un petit détour par Vikings et Peaky Blinders.

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