I Am Not Okay With This : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

Série créée par Christy Hall et Jonathan Entwistle à qui nous devons l’excellente série The End of The F***ing World, I Am Not Okay With This est également produite par les producteurs de Stranger Things. Adaptée de la bande dessinée de Charles S. Forseman, qui – oh surprise -, a également écrit la BD qui a inspiré The End of The F***ing World, la série raconte l’histoire de Sydney, une adolescente mal dans sa peau qui va se découvrir des super-pouvoirs… Composée de 7 épisodes de 20 à 30 minutes et diffusée sur Netflix, que vaut vraiment cette nouvelle série ?

  • Un format intéressant

Calqué sur le format de The End Of The F***ing World, le rythme de la série est à la fois très bon et un peu surprenant. En effet, le fait que les épisodes soient courts et plutôt bien découpés fait qu’ils s’enchaînent vraiment bien. Evidemment les cliffhangers de fins d’épisodes aident, mais ils ne font pas tout. Ce qui surprends avec I Am Not Okay With This, c’est que malgré ses épisodes courts, certains, et particulièrement les premiers sont longs et mériteraient d’être condensés. Avec tous ses épisodes bout à bout, la saison 1 a une durée totale de 3h30, soit, la durée d’un très long film (The Irishman pour ne citer que lui). Comme sa durée, la série a l’air d’être construite comme un long-métrage plus que comme une série à proprement parler. L’intrigue met un certain temps à se mettre en place alors même que la plupart des séries (surtout avec si peu d’épisodes au compteur) n’ont besoin que de leur pilote, voire d’un épisode de plus. Le format est donc à la fois un atout de la série puisqu’ils s’enchaînent très vite mais aussi un désavantage puisque pris individuellement, les épisodes sont parfois creux et manquent de matière. Bref, c’est clairement une série à binge-watcher.

  • Une mise en scène maîtrisée

Nous n’en attendions pas moins des personnes qui sont à l’origine de Stranger Things et The End Of The F***ing World, la réalisation de la série est parfaitement maîtrisée. Nous sentons vraiment d’où vient la série et qui sont les personnes derrière puisque nous ne manquons pas de penser aux séries citées ci-dessus dès les premiers instants (c’est d’ailleurs ce qui lui avait été reproché assez injustement lors de la sortie de la bande annonce). Que ce soit sur le travail de l’image ou de manière plus générale encore sur son ambiance, I Am Not Okay With This nous fait pensé aux précédentes séries de ses producteurs, mais ce n’est pas un mal. En effet, la série reste qualitative, et n’est-ce pas là l’essentiel ?

  • Une série ado ?

Si les personnages de la série sont, de prime abord, décalés, il s’avère qu’ils sont en fait très démonstratifs de ce que peut être l’adolescence. Evidemment c’est particulièrement bien fait avec l’héroïne de la série, Sydney, merveilleusement bien interprétée par Sophia Lillis que nous avons déjà pu voir dans Sharp Objects. Sydney est une jeune fille qui souffre de la perte de son père, certes, mais au fur et à mesure de la série elle montre des aspects d’elle même qui font qu’il devient aisé de s’identifier à elle. Rien que la manière avec laquelle s’exprime ses pouvoirs nous rappelle nos excès de colère, de tristesse, de rage et toutes ces émotions sur lesquelles nous ne pouvions pas mettre de mots. La série semble imager des choses abstraites sur lesquelles il est impossible de mettre des mots, et c’est une façon très intelligente de parler de l’adolescence. Les thématiques qu’abordent la série sont définitivement son plus gros atout en plus d’être également ce qu’il y a de plus réussi. Ce n’est pas négligeable dans le paysage sériel actuel qui manque parfois de subtilité, et d’engagement.

Pour conclure, si I Am Not Okay With This n’est pas la série de l’année, elle se montre largement à la hauteur. Certes il faut la laisser nous embarquer du début à la fin et ce, d’une traite, mais impossible de ne pas être charmé par la réalisation et l’écriture poignante du show. Franchement, on lui pardonne sans mal son manque de rythme en début de saison. Notre note : 4/5.

Lizzie

Lizzie

Moi c'est Lizzie, accro au cinéma, aux séries, et à la littérature. Il paraît que je suis un mélange étrange de Monica Geller, et Jesse Pinkman. Perso je pense que je suis la dernière sœur Gallagher cachée.

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