Feel Good : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

Petite nouvelle série au format court de Netflix, Feel Good est sortie un peu plus tôt cette année sur la plateforme de streaming. Nous suivons l’histoire de Mae, stand-uppeuse un peu perdue et lesbienne qui fera la rencontre de Georgina, jusque là hétérosexuelle… Que vaut cette nouvelle dramédie romantique britannique en 6 épisodes ?

  • Des représentations LGBTQ+ justes

Mae et George sont deux jeunes femmes attachantes et forment un couple adorable que nous avons envie de voir s’épanouir dès le premier épisode de la série. Individuellement, ce sont deux femmes qui ont beaucoup à apprendre sur le monde qui les entoure mais aussi et surtout sur elles-mêmes. Avec une romance entre deux femmes, Feel Good sort du lot puisque les représentations LGBTQ+ dans les séries se font de moins en moins rares mais restent globalement assez timides dans les séries. La communauté lesbienne n’a que trop peu de représentations, et nous ne répéterons jamais assez à quel point il est important de voir les minorités représentées à la télévision mais aussi au cinéma ou encore dans la littérature. Feel Good, en plus, le fait de façon très juste et offre aux lesbiennes la représentation qu’elles méritent. Par exemple, sans tomber dans le voyeurisme ou dans la fétichisation, la série aborde la sexualité sans tabous et parfois de façon crue, avec une authenticité que nous ne voyons que rarement à l’écran.

Feel Good est une série qui nous transporte avant tout dans une histoire d’amour qui se questionne notamment sur comment exister en dehors d’un couple, comment communiquer et comment s’habituer à vivre avec l’autre. Des thématiques qui parlerons à tout le monde mais qui n’en reste pas moins complexes et intéressantes.

  • Des thématiques importantes

Six petits épisodes, et pourtant, tant de choses à dire. La série aborde un nombre incroyable de thématiques importantes et compliquées. Pour commencer, la série tourne assez autour de l’addiction de Mae. Si cela fait longtemps qu’elle ne touche plus à la drogue (selon ses dires), nous sentons qu’elle lutte encore contre l’addiction et qu’elle a un comportement qui fait sens avec le passé qu’elle évoque (à savoir ex toxicomane et dealeuse). Le tout est parfaitement crédible et le rendu à l’écran impeccable.

Même si la série tourne beaucoup autour de Mae, George ne reste pas moins un personnage principal du show, et un personnage intéressant avec ça. En effet, lorsqu’elle rencontre Mae, George se pense hétérosexuelle et n’est absolument pas ouverte à une relation longue durée. Bien sûr, après avoir rencontré la stand-uppeuse, tout change. On aborde donc les questionnements sur la sexualité, mais aussi la thématique du coming-out. Un peu plus agaçante que sa partenaire, George est tout de même un personnage intéressant.

Autre thématique plutôt centrale dans la série, le rapport parents/enfants et principalement le lien mère/fille. Nous l’explorons avec Mae bien sûr, qui entretien une relation complexe avec ses parents mais aussi avec George qui doit gérer le fait d’être sans arrêt prise à partie dans le divorce de ses parents. Ce n’est pas tout puisque le personnage de Maggie nous offre une autre perspective : c’est cette fois une mère qui doit se racheter aux yeux de sa fille.

  • Un format (trop) court

Feel Good est une série qui se regarde très facilement. Six épisodes de 25 minutes est un format idéal qui se prête parfaitement au binge-watching. C’est une série qui est agréable à regarder malgré ses thématiques difficiles puisque nous sommes plongés dans une comédie british qui fera rire celles et ceux qui sont sensibles à ce type d’humour, et sourire les autres.

Comme personne n’est parfait, nous avons bien sûr des reproches à faire à la série. D’abord, tout s’enchaîne beaucoup trop vite dans le premier épisode. Certes cela permet de ne pas perdre de temps, mais le même phénomène se poursuit lors du dernier épisode du show. Au départ tout va bien, mais la deuxième moitié de l’épisode est beaucoup trop rapide, et nous restons sur notre faim quand la série se termine. Peut-être qu’un épisode supplémentaire aurait-il été mérité ?

Pour conclure, Feel Good est une série importante, avec des représentations et des thématiques que nous aimerions voir plus souvent abordées à la télévision, et ce, sans tabou. La série est légère et se regarde très vite, et même si nous restons un peu sur notre faim, impossible de nier le fait que nous avons passer un bon moment. Notre note : 4/5.

Lizzie

Lizzie

Moi c'est Lizzie, accro au cinéma, aux séries, et à la littérature. Il paraît que je suis un mélange étrange de Monica Geller, et Jesse Pinkman. Perso je pense que je suis la dernière sœur Gallagher cachée.

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