Erased : l’avis de la rédac’ sur la série !

Le 15 décembre dernier, Netflix a mis un ligne une adaptation du manga Erased (de son vrai nom Bokudake ga Inai Machi) sous format de série. L’histoire nous raconte celle de Satoru, un jeune homme qui tente de joindre les deux bouts, notamment grâce à son travail de livreur de pizza. Bien qu’il soit discret et solitaire, Satoru cache un incroyable secret : Il est en effet capable de revenir quelques minutes dans le passé dès qu’une tragédie se produit en sa présence. Cependant, lorsqu’il doit sauver sa mère, tout ne se passera pas comme prévu.

Retour sur la première et dernière saison de l’adaptation de l’œuvre de Kei Sanbe.

  • Une série qui ne parlera pas qu’aux amateurs de science fiction

Aux premiers abords, Erased semble être une série de science fiction tout ce qu’il y a de plus banal. Même le poster officiel nous met sur cette voie, et pourtant, nous sommes plutôt plongés dans un thriller construit et dramatique. Avec seulement 12 épisodes de 30 minutes, la série aborde de nombreuses thématiques et n’hésite pas à prendre son temps pour les traiter de façon convenable. Ainsi, Erased met d’abord au cœur de son scénario les thématiques de la famille et de l’amitié. La relation entre Satoru (Yûki Furukawa) et sa maman (Tomoka Kurotani) est intense et indéniablement une force pour la série. C’est aussi le cas de l’amitié qui lie le personnage principal, lorsqu’il est âgé de 10 ans, à Kayo (Rinka Kakihara), qui est probablement le personnage le plus touchant de la série. C’est avec elle que nous aborderons également la maltraitance puisque la jeune fille subit de mauvais traitements de la part de sa maman. Une fois encore, Erased n’est jamais superficielle et pousse le thème jusqu’au bout.

En plus de ses thématiques diverses qui ne manqueront pas de trouver leur public, Erased saura plaire aux fans d’enquête policière puisque la résolution d’un meurtre est au cœur de cette histoire. Il semblait toutefois impensable pour les showrunners de ne pas sortir complètement des codes du genre. La série est esthétiquement magnifique. La photographie est très travaillée tout comme sa réalisation et les mises en scènes sont parfois à couper le souffle. La série prend le temps d’insuffler un peu de poésie dans ses séquences dramatiques à l’aide de procédés simples mais efficaces. Avec un temps pourtant restreint, Erased s’attarde toujours sur les détails qui la rendront unique en son genre.

  • Le voyage dans le temps, un pari risqué

Mais réussi ! Le voyage dans le temps est un élément toujours très difficile à maîtriser, à l’écrit comme à l’écran, et beaucoup s’y sont essayé sans jamais convaincre le spectateur. Erased a pourtant su traiter la thématique du voyage dans le temps avec un sans-faute. Le rendu est crédible, les incohérences sont quasi inexistantes, mais en plus, le voyage dans le temps permet de rythmer la série. En effet, en plus du suspens qui est bien présent, le voyage dans le temps est écrit de façon à souvent surprendre le spectateur qui est toujours lancé d’une intrigue à l’autre sans jamais le perdre en abusant du procédé. Une gestion parfaite qui réside aussi dans l’écriture du scénario. Nous suivons deux storylines, qui se rejoignent certes, mais qui sont sur deux temporalités différentes. Erased a su doser à merveille son écriture en ne privilégiant pas une storyline à l’autre. Les sauts dans le temps ne sont jamais inutiles et servent toujours l’intrigue d’une façon ou d’une autre.

Erased fait évoluer ses personnages et son histoire au fur et à mesure des épisodes. C’est probablement la raison pour laquelle le voyage dans le temps vient au second plan lors de la seconde partie de la série. En effet, dès l’épisode 9  la série met le voyage dans le temps au second plan afin de se concentrer sur l’évolution de Satoru et de la reconstruction de sa mémoire, brouillée par les événements. Erased prouve alors qu’elle ne s’appuie pas uniquement sur ses acquis et en seulement 12 épisodes, elle a su évoluer plus rapidement et intelligemment que d’autres séries en 12 saisons.

Pour conclure, Erased est une très bonne série, courte, mais efficace. Avec des thématiques maîtrisées et une mise en scène travaillée, elle s’impose comme un must see de la plateforme de streaming Netflix. Notre note : 4.5/5.

Lizzie

Lizzie

Je suis Lizzie, j’ai 22 ans, et bien évidemment je suis passionnée de séries ! Je crois que cette passion s’est manifestée grâce à la diffusion de Prison Break lorsque j’étais toute petite, mais c’est la série True Blood qui m’a fait avoir le déclic et qui m’a rendu totalement accro au genre. Depuis, je suis à la recherche de série de qualité et qui sortent du lot telles que Breaking Bad, Sherlock ou encore Sons of Anarchy. Dernière pépite en date : Vikings. Si je privilégie les séries de grande qualité je ne rechigne tout de même pas devant une série sans prétention, sans prise de tête puisque tous les genres me plaisent. Humoristique, fantastique, historique, science-fiction, aucun genre n’est a jeté chez moi. En dehors des séries je suis une grande passionnée de littérature et de cinéma qui font tous deux parties de mon quotidien. Je suis également une énorme fan d’Aaron Paul, mais surtout de Heath Ledger (et si, il a bien joué dans quelques séries !).

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