Disjointed : l’avis de la rédac’ sur la première partie de la saison 1 !

Très attendue du public, Disjointed c’est une des dernières sitcoms made in Netflix avec Kathy Bates (rien que ça) à son casting. En effet, cette dernière a quitté son dernier projet sériel en date qui n’était autre qu’American Horror Story afin de se consacrer à Disjointed, série dont elle détient le premier rôle. Mais de quoi ça parle ? Disjointed nous raconte l’histoire de Ruth, militante pour la légalisation du cannabis, qui a ouvert un dispensaire de weed à Los Angeles. Elle est accompagnée dans ce projet par son fils et par une équipe… haute en couleurs. Du coup, Disjointed, concrètement, ça donne quoi ?

  • Une sitcom discutable

Problème évident de la saison et plus globalement de la série, Disjointed est une sitcom. En effet, ce format ne convient ni au scénario, ni à ses personnages. Les rires pré-enregistrés sont insupportables puisque omniprésents. On se demande vraiment parfois pourquoi ils sont là. Où est la blague ? C’était à ce moment là qu’il fallait rire ? Difficile de ne pas lever les yeux au ciel. Ce format a même tendance à couper le spectateur dans la série qui se trouve assez prenante finalement. Une sitcom est une série qui doit nous détendre, il est vrai, mais à force de vouloir détendre l’atmosphère, la série perd peu à peu tout son intérêt (parce que même une sitcom doit susciter de l’intérêt auprès du spectateur). Alors qu’en temps normal c’est le format qui s’adapte au scénario, quelque part, dans Disjointed, nous avons vraiment l’impression que c’est le scénario qui s’adapte au format en ajoutant des pseudos blagues et des rires pré-enregistrés là où il n’en faudrait vraiment pas.

  • Une série qui peut faire réfléchir

Bien sûr, la thématique de la drogue est centrale dans la série. Alors que nous verrons les bienfaits et méfaits de la marijuana sur les hommes, la série pourrait se satisfaire de cela mais ce n’est pas le cas. Sont abordées également les relations humaines, particulièrement les relations parents/enfants notamment lorsqu’il s’agit de Ruth et de son fils, Travis (Aaron Moten), qui ont une relation conflictuelle et compliquée au lourd passif, ou encore avec Jenny (Elizabeth Ho) qui n’assume toujours pas d’avoir abandonné ses études pour travailler dans une boutique afin d’y vendre de la weed et ne se fait pas à l’idée de l’annoncer à ses parents. Véritable pilier dans la série, les relations qu’entretiennent les personnages sont fortes et c’est indéniablement une des plus belles qualités des ces premiers épisodes.

Disjointed aborde aussi les discriminations raciales, principalement avec Travis, personne de couleur qui se trouve être le fils de Ruth, une femme blanche. Nous sommes tout de même déçus que ce thème soit clairement mis de côté. Il est simplement effleuré alors que le potentiel d’un thème pareil ne demande qu’à être exploité puisqu’il se trouve être sous représenté à la télévision. Autre point extrêmement intéressant dans la série, si ce n’est celui qui l’est le plus, nous abordons également le sujet des Symptômes Post-Traumatique avec Carter (Tone Bell), agent de sécurité fraîchement revenu de l’armée et souffrant de traumatismes. Moins de rire, mais plus d’engagement de la part de Disjointed ne serait pas de refus lorsque l’on voit toutes les possibilités qui s’offrent à la série.

  • Un humour parfois lourd

Impossible de passer à côté de l’humour de Disjointed tant il est grand, omniprésent et… lourd. Très lourd. Alors oui, certaines blagues sont drôles, et oui, quand on aborde une série avec un synopsis comme celui-ci, impossible de ne pas tout de suite penser que nous allons passer un bon moment à rire. Encore faut-il que ce soit drôle. Difficile de ne pas lever les yeux au ciel lorsque Dabby (Betsy Sodaroet Dank (Chris Redd) entrent en scène. Nous savons immédiatement que toute la séquence à suivre sera une succession de blague lourde, d’humour gras et franchement pas drôle. Le syndrome de « la blague de trop » prend tout son sens lorsque l’on regarde Disjointed. L’humour est mal dosé et parfois (souvent) mauvais. En bref, on préfère quand on ne rit pas.

Disjointed est une série intéressante, avec des personnages attachants bien que parfois trop lourds. Nous aurions vraiment préféré nous passer des rires pré-enregistrés et de manière général du format sitcom qui dessert finalement la série qui pourtant, est pleine de bonne volonté. Notre note : 2/5.

Lizzie

Lizzie

Je suis Lizzie, j’ai 22 ans, et bien évidemment je suis passionnée de séries ! Je crois que cette passion s’est manifestée grâce à la diffusion de Prison Break lorsque j’étais toute petite, mais c’est la série True Blood qui m’a fait avoir le déclic et qui m’a rendu totalement accro au genre. Depuis, je suis à la recherche de série de qualité et qui sortent du lot telles que Breaking Bad, Sherlock ou encore Sons of Anarchy. Dernière pépite en date : Vikings. Si je privilégie les séries de grande qualité je ne rechigne tout de même pas devant une série sans prétention, sans prise de tête puisque tous les genres me plaisent. Humoristique, fantastique, historique, science-fiction, aucun genre n’est a jeté chez moi. En dehors des séries je suis une grande passionnée de littérature et de cinéma qui font tous deux parties de mon quotidien. Je suis également une énorme fan d’Aaron Paul, mais surtout de Heath Ledger (et si, il a bien joué dans quelques séries !).

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