Dear White People : l’avis de la rédac’ sur la saison 2 !

Série adaptée du film du même nom, Dear White People est une sitcom engagée signée par le géant du streaming : Netflix. La deuxième saison est disponible depuis le 4 mai dernier sur la plateforme suite à son renouvellement. Pour rappel, la série nous raconte l’histoire de Sam, une jeune étudiante de couleur qui devra faire face au racisme banalisé dans son université. Elle et bien d’autres étudiants décideront alors de dénoncer ces discriminations. Nous avions adoré la saison 1, mais qu’en est-il de cette saison 2 ?

  • Traitement du racisme dans la société

Dear White People est une série qui traite en profondeur la thématique du racisme. La production n’hésite pas à utiliser les mots justes, et à réaliser des scènes percutantes afin de dénoncer un racisme qui est profondément ancré dans la société actuelle. Dans cette deuxième saison, le show va plus loin et montre que le racisme est toujours présent en 2018 et ce, dans tous les milieux. Bien sûr, le racisme à l’université est toujours traité, cette fois notamment avec le nouveau podcast Dear Right People qui expose des idées très conservatrices et qui banalise le racisme. Ce n’est pas tout, puisque la série s’étend cette fois au-delà des murs de l’université en mentionnant notamment le cyber-harcèlement dont Sam (Logan Browning) fera l’objet en tant que personne de couleur. De plus, la série va intégrer Rikki Carter (Tessa Thompson), une présentatrice télé noire qui a son propre show. Toutefois, Rikki est un personnage assez antipathique qui aura, elle aussi, des propos racistes.

  • Conflits entre minorités

C’était déjà le cas dans la première saison, mais cette fois, Dear White People approfondit une fois de plus son sujet en abordant les conflits entre minorités. C’est d’abord via sa protagoniste que le show aborde ces subtilités. En effet, Sam est métisse, son père est blanc, sa mère est noire, c’est un sujet à débat dans la série. C’est également un fait dont se serve les détracteurs de Sam afin de la discréditer (ou du moins, essayer). C’est le cas de la personne qui harcèle Sam sur Twitter. D’ailleurs, ce dernier n’est autre que Silvio (D.J. Blickenstaff), qui aura des propos insultants et racistes. Pourtant, Silvio n’est pas blanc, il est latino et fait donc partie d’une autre minorité qui est également discriminée. Nous pourrions croire que les minorités entre elles se serrent les coudes, car elles savent ce que chacune vit, pourtant il n’en est rien. Dear White People prouve que le racisme est une thématique très large et bien plus complexe que “personnes de couleurs Vs. personnes blanches”. C’est également le cas avec l’intégration de Trevor (Shamier Anderson), le love interest de Joelle (Ashley Blaine Featherson), qui aura des propos durs, virulents et jugés injustes par Sam, Reggie, et les autres personnages de la série, ce qui lui vaudra de se faire quitter par Joelle.

  • Engagée sur tous les points

Oui, Dear White People aborde principalement la thématique du racisme, mais ce n’est pas pour autant qu’elle se coupe de tout autre message percutant. En effet, la série regorge de thématiques compliquées et pourtant très bien gérées. C’est le cas de cyber-harcèlement, que nous avons déjà mentionné plus haut dans cette critique. Sam en fera l’objet et nous montre qu’il ne suffit malheureusement pas de simplement arrêter de lire les mauvais commentaires pour que cela cesse ou pour que l’on se sente mieux. Nous verrons même Sam craquer face à ces nombreux messages haineux lorsque ceux-ci s’attaqueront directement à son père. Toujours via le personnage de Sam, le show aborde la question du deuil puisque la père de Sam perdra la vie suite à une lutte sans merci contre la maladie.

Ce n’est pas tout puisque grâce au personnage de Reggie (Marque Richardson), la série aborde aussi le thème du trouble de stress post-traumatique. Suite au traumatisme que le personnage a vécu lors de la saison 1, impossible d’imaginer un jeune se remettre facilement. Lors du deuxième épisode de la saison 2, le show montre que Reggie a aussi ses faiblesses. Il est rare de voir une série aborder aussi frontalement ce genre de trouble, du moins, avec autant de justesse. Reggie se rendra quand même compte qu’il n’est pas seul pour affronter ses peurs…
Dear White People frappera fort dans le quatrième épisode qui est dédié au personnage de Coco (Antoinette Robertson) puisque le show parlera librement d’avortement avec toutes les difficultés concrètes et psychologiques que cela implique.

Enfin, à travers le personnage de Lionel, la série nous présente un personnage désormais ouvertement gay, qui va devoir tout de même apprendre à gérer sa sexualité et sa vie romantique tant bien que mal. Dear White People prouve une fois de plus son habilité à insérer des personnages divers, intéressants et touchants.

  • La révolution du format sitcom

Les sitcoms sont connues pour être des séries comiques. Pleines de simplicité, tant dans l’écriture que dans la réalisation, les sitcoms existent principalement afin de nous faire oublier les petits tracas de notre quotidien en 20 minutes. Nous sentons que Dear White People va plus loin et sort complètement des sentiers battus. Il y a une véritable volonté d’aller plus loin, et de révolutionner le genre. Il n’est plus question de simplement divertir en 20 minutes, mais bien de faire réfléchir. La production est très réfléchie, c’est ce que l’on voit notamment lors de la rencontre entre Sam et Rikki Carter. Rikki dira à Sam “Tu es simplement moi en plus jeune“, ce qui n’est pas anodin puisque, non seulement ces paroles auront un impact fort sur Sam, mais en plus, Tessa Thomson, l’interprète de Rikki, est celle qui a tenu le rôle de Sam pour la première fois à l’écran dans le long-métrage Dear White People dont s’inspire la série. Un parallèle qu’il est impossible de considérer comme une simple coïncidence dans une série qui s’applique aussi bien sur son écriture.

Pour conclure, c’est un véritable sans faute pour Dear White People. Cette deuxième saison surpasse même la première, approfondissant tout ce qui faisait d’elle une série d’exception. En n’hésitant pas à se dramatiser et en abordant des thématiques délicates mais importantes, Dear White People est une série singulière que tout le monde devrait regarder. Notre note : 5/5.

Lizzie

Lizzie

Je suis Lizzie, j’ai 22 ans, et bien évidemment je suis passionnée de séries ! Je crois que cette passion s’est manifestée grâce à la diffusion de Prison Break lorsque j’étais toute petite, mais c’est la série True Blood qui m’a fait avoir le déclic et qui m’a rendu totalement accro au genre. Depuis, je suis à la recherche de série de qualité et qui sortent du lot telles que Breaking Bad, Sherlock ou encore Sons of Anarchy. Dernière pépite en date : Vikings. Si je privilégie les séries de grande qualité je ne rechigne tout de même pas devant une série sans prétention, sans prise de tête puisque tous les genres me plaisent. Humoristique, fantastique, historique, science-fiction, aucun genre n’est a jeté chez moi. En dehors des séries je suis une grande passionnée de littérature et de cinéma qui font tous deux parties de mon quotidien. Je suis également une énorme fan d’Aaron Paul, mais surtout de Heath Ledger (et si, il a bien joué dans quelques séries !).

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