Capitaine Marleau : l’avis de la rédac’ sur la saison 2 !

Les Mardi 17 et 24 Avril derniers, France 3 diffusait deux nouveaux épisodes de sa série phare, Capitaine Marleau avec Corinne Masiero. La série préférée des français, dirigée par Josée Dayan, a une nouvelle fois réuni une belle pléiade de guest-stars.

Notre avis sur ces nouveaux épisodes, qui ont une nouvelle fois réalisé des records d’audience pour la chaîne, avec notamment un extraordinaire 7,3 millions de téléspectateurs pour le premier épisode !

  • Youyou !

Comment parler de la série sans évoquer l’extraordinaire Corinne Masiero, qui porte sur ses épaules tout l’enjeu de Capitaine Marleau. A coup de répliques cinglantes et hilarantes (presque toutes improvisées, il est important de le relever !), Masiero forge une policière pleine de gouaille et de second-degré, personnage qui apparait encore plus rodé que dans les premiers épisodes. Masiero est Marleau, Marleau est Masiero.

Ces deux nouveaux épisodes ne s’attardent pas du tout sur le personnage du Capitaine Marleau, s’entend de sa vie privée. C’était déjà très peu le cas dans la première saison, les moments un peu plus intimes du Capitaine sont encore moins présents, si ce n’est inexistants. C’est peut-être moins ce que les spectateurs attendent certes, mais développer davantage ce personnage pourrait être intéressant.

 

  • Simple et efficace

Capitaine Marleau repose toujours sur une mise en scène d’une simplicité désarmante, pour le moins très peu élaborée, pour ne pas dire laide. Le montage est également très simpliste, quoi que peut-être un peu moins que dans la saison 1. La direction artistique est également la plus basique qui soit, à l’instar des mauvaises séries policières françaises.

Mais c’est aussi ces défauts qui font le charme de la série, sa simplicité (parfois trop), contraste avec l’excentricité débordante de son interprète Corinne Masiero. Il est clair qu’avec une autre actrice (ou un autre acteur), la série ne serait pas la même et ne connaitrait pas le quart du succès qu’elle remporte actuellement.

La série pêche parfois également dans le développement des intrigues, où les ficelles sont grosses (notamment le premier épisode, “Sang et Lumière”, qui met en scène Laura Smet, et David Suchet, le légendaire Hercule Poirot de la BBC). Pour autant le face à face entre Marleau et le personnage de Suchet est truculent, et les acteurs s’en donnent à cœur joie. Si l’intrigue est assez convenue, l’épisode reste globalement bon et agréable à suivre.

Le second, qui accueille Jean-Hugues Anglade et Marianne Denicourt, est dans la même veine, et déçoit par son scénario trop peu élaboré, et des second-rôles parfois insipide dans leur écriture.

 

En conclusion, ces deux nouveaux épisodes apportent bien plus de rigolade et d’humour que de suspens et d’intrigue, à l’image de la saison 1. Sans Corinne Masiero, sur qui tout repose, la série serait des plus banales, il faut bien l’avouer, et elle met également en avant les faiblesses de sa réalisatrice Josée Dayan, dont la mise en scène affreuse est la plus grande faiblesse de la série. On attend cependant avec impatience la suite des aventures de ce Capitaine punk et non conventionnelle, qui, malgré tout, fait du bien à la fiction policière française. 3/5

Theobald

Moi c’est Thibault, j’ai 24 ans et je suis autant passionné de séries que de films. Je passe le plus clair de mon temps libre à essayer d’être à jour entre les différentes sorties, et les différentes publications sur le sujet (sites, magasines, etc…). Concernant les séries, puisque c’est ici le sujet, je crois que la première que j’aie vraiment regardée assidûment et qui m’a fait plonger dans l’addiction était Buffy contre les Vampires, que je trouve d’ailleurs toujours très actuelle dans les thèmes très riches qu’elle a développés, et j’aime beaucoup le travail de Joss Whedon. Ensuite, même si je ne l’ai pas terminée et que le reboot ne m’intéresse pas, j’ai découvert le streaming et la VOSTFR à l’époque avec Prison Break, dont j’avais dévoré les deux premières saisons. Depuis, je pense avoir découvert des programmes de bien meilleure qualité, qui m’ont fait réaliser que la frontière entre les séries et le cinéma est parfois maigre : Les Soprano, Six Feet Under, Breaking Bad, Twin Peaks, Lost, Fargo, Friday Night Lights, mais aussi des séries plus légères comme Scrubs, Louie… Bref, la liste est longue !

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