The Alienist: Angel of Darkness : l’avis de la rédac’ sur la saison 2 !

Dans The Alienist: Angel of Darkness, nous sommes un an après la première saison et les personnages ont évolué. Sara Howard (Dakota Fanning) a ouvert sa propre agence de détective et s’apprête à prendre une nouvelle affaire : la disparition d’un nouveau-né. Elle réunie le Dr. Laszlo Kreizler (Daniel Brühl) qui possède sa propre institution et John Moore (Luke Evans) qui est journaliste pour le New York Times.
L’affaire va les mener sur une piste de meurtre sinistre avec en thème principal les nouveaux-nés.

**Attention, cet article contient des spoilers**

Dakota Fanning – Daniel Brühl – Luke Evans
  • Un casting fou

On ne peut pas parler de cette série sans mentionner le casting. En tête de rôle la sublime Dakota Fanning, qui joue parfaitement le rôle d’une femme ambitieuse et brillante, indépendante qui plus est. Elle nous fait ressentir aussi bien la joie que la tristesse, sans jamais en faire trop. Sa relation avec le personnage de Luke Evans (John Moore) est sans bavure, l’acteur accompagne Dakota Fanning à sa manière, sans lui faire de l’ombre mais sans non plus être oublié.

Rosy McEwan

La révélation de cette saison est sans doute Rosy McEwan (Libby Hatch). Tantôt femme blessée, tantôt manipulatrice, elle tue de sang froid et nous mène par le bout du nez dès le début de la série. Elle passe du rire aux larmes en un instant, rappelant la folie du personnage d’Harley Quinn. Magnifiquement choisie, elle arrive à s’infiltrer dans nos têtes et nous donner des sueurs froides.

Deux femmes qui portent la saison à leur manière et qui s’affrontent subtilement jusqu’au dernier épisode.

Dakota Fanning – Daniel Brühl- Luke Evans
  • La psychologie mise en avant

C’était déjà le cas dans la première saison, cependant cette fois-ci, nous sommes plus familiers avec les personnages. On entre au cœur des doutes du Dr. Laszlo Kreizler, qui ne prend pas ou presque pas de risques, qui reste dans une sécurité certaine par peur d’affronter ses sentiments. On découvre John, son envie d’avoir une femme, des enfants, une famille et une vie calme. On apprend à connaître Sara et on se rend compte qu’elle a ses raisons derrière son manque d’envie d’être mère, ses problèmes à se sentir aimée. On suit surtout Libby, comme un fil rouge qui se défait au fur et à mesure des épisodes, comprenant ses angoisses et les raisons derrière les crimes qu’elle commet.

Il faut tout de même attendre le dernier épisode pour se rendre compte d’une chose qu’affrontent nos deux jeunes femmes : elles qui semblent si différentes sont en réalité pareilles. Elles partagent le même passé, d’un père qui les abandonne pour s’offrir à la mort et d’une mère qui ne les aime pas. Sara se reconnaît en Libby et pareil inversement. Le même passé mais pourtant pas la même évolution de vie, comme quoi il suffit de peu pour passer du bon au mauvais, de la sauveuse des âmes perdues sous le personnage de Sara à la tueuse sans culpabilité sous le personnage de Libby.

Dakota Fanning
  • Le rôle de la femme dans la société, porté par Sara Howard

Nous sommes dans les années 1890, le rôle de la femme étant moindre. Sara nous le dit d’elle même : le seul but de la femme est d’enfanter. Sara stipulera que selon elle, certaines femmes ne sont pas faites pour avoir des enfants et que c’était le cas de sa mère. Effectivement, à cette époque, les femmes n’ont pas le choix quant aux enfants et se doivent d’en avoir, qu’elles soient faites pour ça ou non.

A chaque épisode, Sara se heurte à sa place en tant que femme dans un monde d’homme. Elle choisie d’être détective privé et se doit donc de sortir son épingle du jeu. Malgré la pression masculine qui s’exerce autour d’elle, elle ne se laisse pas faire. Dès le premier épisode, nous avons cette scène mémorable où elle porte la voix sur toute une foule d’hommes alors qu’une femme s’apprête à passer à la chaise électrique. Quelques autres scènes sont notables, où elle fait preuve d’une force de caractère que peu ont.

En conclusion, il est plutôt clair que cette saison est meilleure que la première. Beaucoup plus sombre, mieux développée et surtout plus intéressante au niveau des personnages. On aime le discours de fin de Sara, bien que prévisible, il amène le final comme un nouveau commencement, une ère nouvelle de femmes qui vivent pour elles-même en plein cœur de la Grosse Pomme. Note : 4/5

Adeline

Adeline

Si je devais en garder qu'une, ce serait Sherlock BBC. Amoureuse des théories en tout genre, des séries qui te pousse à sortir de ta zone de confort, te font réfléchir sur le monde qui t'entoure. Je fais parti de ceux qui ont une théorie différente toutes les dix minutes et qui, quand l'une d'elle est bonne te cale un "JE SAVAIS".

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