Cameron Black, l’illusionniste (Deception) : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

Diffusée au printemps dernier sur ABC mais arrivée chez nous cet été sur TF1, Deception, alias Cameron Black, l’illusionniste en français, est une série américaine créée par Chris Fedak mêlant enquêtes policières et magie, une alliance inédite et détonante ! Nous vous avions précédemment livré notre critique du pilote, voici désormais notre avis sur l’intégralité de la première et unique saison du show, d’ores et déjà annulé outre-Atlantique.

*** Attention, la suite de cet article contient des spoilers ***

 

  • Un concept original qui a pourtant un air de déjà-vu

Un illusionniste qui aide le FBI à résoudre des enquêtes par des tours de magie, c’est du jamais-vu ! Oui mais… un agent fédéral qui fait équipe avec un civil spécialisé en une matière, en revanche, c’est du déjà-vu : The Mentalist, Castle, Bones, White Collar (FBI : duo très spécial)… Et pourtant, la recette fonctionne : Deception est une série divertissante et légère devant laquelle on passe un bon moment en se laissant surprendre par les dénouements “magiques” fabriqués de toute pièce par Cameron et son équipe. La force du show est sa lumière et son humour -que l’on retrouve dès le pilote à travers notamment le personnage de Mike et son running gag– bien loin des sombres enquêtes que l’on a l’habitude de voir dans ce genre de série.

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Les détracteurs du show afficheront leur mécontentement face au dévoilement de certains numéros célèbres, la série s’appuyant sur de réels tours grâce aux conseils prodigués par David Kwong, magicien consultant sur Insaisissables, Blindspot ou encore Mission Impossible : Rogue Nation. Les autres se prendront au jeu, retrouvant même une part d’émerveillement d’enfance face aux originaux stratagèmes inventés par les scénaristes pour résoudre les enquêtes. La scène d’ouverture de la série, notamment, nous plonge d’emblée dans l’univers de Cameron et Jonathan Black et donne le ton de la série, permettant aux téléspectateurs de savoir plus ou moins à quoi s’attendre durant les 13 épisodes de la saison. “Plus ou moins” car le show regorge de surprises. Alors que l’on pouvait s’attendre à une série procédurale classique, il n’en est rien…

 

  • Une série qui s’éloigne de son format procédural

En effet, le format procédural, à savoir un épisode = une enquête, est le genre typique des séries policières citées ci-dessus : Castle, The Mentalist, etc. Or, le public a tendance à se lasser de ce format, préférant les shows ayant un fil rouge bien déterminé. Et c’est ici le cas puisque dès le pilote, nous prenons connaissance de toutes les pièces du puzzle : Cameron fait équipe avec le FBI avec de l’aider à arrêter la Femme Mystère (Stephanie Corneliussen) afin de libérer son jumeau, Jonathan, emprisonné à tort pour meurtre. Mais en cours de saison, nous en apprenons davantage sur la quête de leur antagoniste, qui s’immiscera petit à petit dans la vie des frères Black, arrivant même dans l’épisode final à les diviser et à en rallier un à sa cause. Nous réaliserons alors que tout est lié et cohérent, de l’épisode 1 à l’épisode 13. Entre deux enquêtes, le fil rouge reprend son cours et nous découvrons alors que le passé de la Femme Mystère est lié à celui des Black, dont le père n’était autre qu’un voleur de renommée internationale en plus d’être un magicien populaire.

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Et c’est plus qu’une chasse au trésor qui se met en place dans le dyptique final, c’est une véritable mythologie construite tout le long de la saison, malheureusement condamnée à ne connaître aucune conclusion en raison de l’annulation de la série. Les épisodes classiques du genre procédural sont donc estompés au fur et à mesure que la saison avance pour proposer des épisodes davantage axés sur le fil rouge du show (mention spéciale au double épisode de mi-saison, réunissant les 7 et 8, offrant un twist majeur). En bref, on ne se lasse pas tout au long des 13 épisodes de la série, tant ils sont variés et ne se ressemblent pas. En s’éloignant du genre procédural, Deception avait su se différencier de ses pairs, mais n’aura pas l’occasion de continuer à nous divertir.

 

  • Un show aux nombreux personnages secondaires…

En effet, pas moins de 6 personnages secondaires sont à dénombrer dans Deception ! Du côté du FBI, on retrouve les agents Kay Daniels (Ilfenesh Hadera), Mike Alvarez (Amaury Nolasco) et leur supérieure Deakins (Laila Robins), tandis que de celui du magicien, on découvre Gunter (Vinnie Jones), Dina (Lenora Crichlow) et Jordan (Justin Chon). Là où la première est relativement peu charismatique, le second apporte une touche de légèreté à la série dès le pilote. Il sera (trop ?) rapidement amené à se rapprocher de Dina, que l’on comprend précédemment impliquée sentimentalement avec Jonathan.

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Tous ne sont pas développés de manière égale, ainsi Vinnie et Jordan sont cantonnés à leurs rôles de sidekicks -bien que souvent drôlatiques- et même Kay ne voit pas son background exploré alors qu’elle est le personnage féminin principal. Nous en apprendrons plus sur Kay uniquement lors de l’épisode 11, lorsque son ex-fiancé resurgit du passé pour une enquête commune. A noter qu’il est interprété par l’une des quelques guest-stars présentes dans la série, Brett Dalton, connu des sérievores pour son rôle dans Marvel’s Agents of SHIELD. Les amateurs de télévision et cinéma auront aussi le loisir de retrouver Billy Zane (Titanic, Charmed), Jack Davenport (Smash, Pirates des Caraïbes), Evan Parke (Blacklist, King Kong) ou encore Meghann Fahy (The Bold Type). En conclusion, bien que toute l’équipe entourant Cameron nous soit sympathique, aucun des membres n’arrive réellement à se démarquer et laisse le champ totalement libre à l’illusionniste pour être l’unique personnage digne d’intérêt…

 

  • … mais totalement porté par son acteur principal

Car le meilleur tour de passe-passe vient de l’acteur principal du show : Jack Cutmore-Scott. A lui seul, il incarne avec brio tantôt Cameron, chevalier blanc, tantôt Jonathan, chevalier noir, tels les deux côtés de leur pièce de monnaie fétiche. L’acteur arrive à retranscrire toute la frustration de son personnage lorsqu’il se glisse dans la peau de Jonathan, condamné toute sa vie à se faire passer pour son frère, choisi par son père pour porter le nom des Black au Panthéon des magiciens. Il en est de même pour sa version édulcorée, Cameron, dont le caractère mutin et arrogant nous rappelle celui de Patrick Jane (Simon Baker) dans The Mentalist ou de Castle (Nathan Fillion) dans la série éponyme. De plus, Jack Cutmore-Scott réalise lui-même les tours de magie auxquels il s’est entraîné auprès de David Kwong, précédemment évoqué dans le premier paragraphe. L’acteur est donc la révélation de la série, qu’il porte quasi-intégralement sur ses épaules, malgré le nombre de personnages secondaires. Son charisme éclipse ses partenaires, notamment Ilfenesh Hadera, qui a bien du mal à se démarquer aux côtés du britannique et qui livre une prestation monocorde et peu inspirée de son personnage. Les téléspectateurs s’attachent ainsi facilement à Cameron et/ou Jonathan, qui ont deux personnalités bien distinctes et applaudissent le talent de son acteur, que l’on reverra sans doute prochainement sur petit écran. 

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En conclusion, Deception est une série lumineuse, divertissante et qui offre de belles surprises par le biais d’une mythologie en développement. Hélas, l’annulation du show ne permettra pas de conclure le cliffhanger final laissé en suspens à la fin de la saison. Nous retiendrons toutefois la révélation de Jack Cutmore-Scott et le ton feel-good de la série. Note : 3,75/5.

Setsuna

Setsuna

Passionnée de séries américaines depuis toute petite, je suis tombée dans la marmite avec Beverly Hills 90210 et Lois & Clark. Ont suivi Buffy, Charmed, Le Caméléon, Roswell… Assez éclectique, je peux aussi bien regarder Sex and the City que Stargate SG-1. J’ai toutefois une préférence pour le genre fantastique, le quotidien réaliste m’ennuyant quelque peu… Les séries représentent beaucoup pour moi : on s’identifie aux personnages, ils nous font grandir en nous inspirant leur force (Sydney Bristow, Alias) et certains moments qu’ils vivent nous aident à traverser nos propres épreuves. Voilà donc pourquoi je tenais à leur rendre hommage en participant à ce site !

3 pensées sur “Cameron Black, l’illusionniste (Deception) : l’avis de la rédac’ sur la saison 1 !

  • 22 août 2018 à 12 h 10 min
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    Déçue! Non par la série mais parce qu’il n’y aura pas d’autres saison de Cameron Black l’illusionniste… Et ce à cause des chiffres! Alors que les acteurs sont super, l’intrigue aussi…C’est la première fois que j’accroche autant pour une série américaine ou autre d’ailleurs. Si ce n’était pas la crise économique en France, je lancerai une souscription pour que la série soit reprise et reprenne…!

  • 18 août 2018 à 2 h 29 min
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    C’est vraiment dommage de ne pas continuer une série pareil pour au final quoi que des millions de téléspectateurs soi déssus c’est à dire de tout se qu’on a suivie jusque ici on ne sera jamais si Cameron sortira de prison ou si il on prévu sa depuis le début alor moi je le dit oui je suis énormément déssus qu’il n’y est pas de 2ème séson c’était une série prometteuse et je pense que beaucoup de personnes l’aurait regardé avec le temp il y aurait peux être eu le double de téléspectateurs je pense qu’il y en a beaucoup qui son très déssus parce que se n’est pas la première série on il font sa alor j’espère qu’il changeront d’avis

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