Alta Mar : l’avis de la rédac’ sur la saison 3 !

La troisième saison d’Alta Mar, série espagnole créée par Ramón Campos et Gema R. Neira, vient de s’achever sur Netflix. Il est temps pour les sœurs Villanueva de rembarquer à bord du Bárbara de Braganza. Cette saison a-t-elle été à la hauteur de nos attentes après une décevante saison 2 ? Verdict.

***Attention, cet article contient des spoilers***

  • Un plaisir coupable
Photo Ivana Baquero, Jon Kortajarena

Certes, Alta Mar n’est pas la série du siècle. Cependant, une fois qu’on la commence, on n’a plus qu’une envie : connaître la suite ! Entre soap opera et show policier en huis clos, Alta Mar a trouvé la bonne recette pour rendre accros les téléspectateurs. La première saison se voulait dans la veine d’un Agatha Christie tandis que la seconde a tenté une intrigue touchant au paranormal, sans grand succès. Cette nouvelle salve d’inédits fait quant à elle très fort : plusieurs meurtres, une usurpation d’identité, un complot interne et un mystérieux virus, rien que ça ! Composée de seulement 6 épisodes, cette nouvelle saison passe très vite car on ne s’ennuie pas une seconde tant le rythme est soutenu. Quand nous ne cherchons pas le scientifique en possession du virus avec Eva (Ivana Baquero) et Fabio (Marco Pigossi), nous espérons voir Carolina (Alejandra Onieva) s’échapper des griffes de Diana, de Carmen (Cristina Plazas) et du Dr Ayala (Pep Anton Muñoz) et nous tremblons pour le Capitaine du bateau, Santiago (Eduardo Blanco) victime d’une machination de la part de son équipage mené par Pierre (Daniel Lundh) et Hector (Nicolás Francella). En bref, Alta Mar est un petit plaisir coupable que l’on regarde sans modération malgré un manque de crédibilité certain, comme nous allons le voir dans le point suivant.

  • Un manque de crédibilité certain

Car c’est là que le bât blesse cette saison. Beaucoup -trop- d’éléments invraisemblables dont certains ne sont même pas expliqués ! Ainsi, nous ne saurons jamais pourquoi ni comment Diana, la soi-disant fille de Carmen se retrouve avec le visage de Carolina… Du point de vue de l’intrigue, il s’agit certes d’un rebondissement inattendu et surprenant mais comment le justifier ? Les scénaristes ont trouvé la solution : en ne l’expliquant justement pas ! De quoi rester dubitatifs… Rappelons que la série se déroule dans les années 1940 et que la chirurgie esthétique n’en était qu’à ses prémisses… Mais ce n’est pas tout ! Comment diable Nicolas (Jon Kortajarena) a-t-il rejoint le paquebot en fin d’épisode 5 ? N’était-il pas à bord d’un autre navire à des miles de là ? Eh bien, selon le personnage lui-même, il est venu à la rame… Si vous n’y avez pas cru, rassurez-vous : nous non plus ! Et ce n’est pas fini… Là où est la saison 2 n’avait pas assumé le tournant vers le paranormal, nous revenons ici à une intrigue plus terre à terre -ou plutôt mer à mer- puisqu’il s’agit d’un sujet que nous connaissons désormais tous très bien : une pandémie ! Et c’est là que la série joue de malchance car nous sommes actuellement témoins des véritables conséquences qu’un tel virus engendre, or ici un vaccin est créé en un temps record (quelques heures à peine) et qui plus est sans réel matériel scientifique… Outre les incohérences, cette saison pâtit également du traitement de ces protagonistes…

  • Des personnages tombés dans les oubliettes
Photo Alejandra Onieva

La star d’Alta Mar est définitivement Ava : la plus intelligente, la plus débrouillarde, celle qui a l’intrigue sentimentale la plus intéressante et qui se retrouve toujours au cœur de sombres histoires dont elle s’en sortira indemne… Et puis il y a les autres. Autant chacun a eu son moment de gloire dans les saisons précédentes, autant cette fois ils tombent dans les oubliettes ! Commençons par Carolina, la sœur Villanueva sous-exploitée, toujours placée en victime alors que le personnage a du potentiel. Bien que l’actrice ait eu une nouvelle partition à jouer cette année en la personne de Diana, on aimerait pourtant voir Carolina s’affirmer sans toujours être dans l’ombre de sa sœur ni de son mari Fernando (Eloy Azorín). Autre protagoniste sacrifié -au sens propre et figuré : Nicolas. Il n’est en effet présent pleinement que dans le premier et dernier épisode, et connaît un sort funeste au grand étonnement des fans, pour qui il était l’un des chouchous et qui le voyaient déjà terminer avec Ava. Son interprète Jon Kortajarena ayant de multiples projets ces derniers temps, il est fort probable que cette décision soit purement lié à l’agenda de l’acteur et non par simple rebond scénaristique. Parmi les autres comédiens cantonnés à la figuration cette saison et qui n’ont clairement pas eu droit à leurs propres storylines : José Sacristán (oncle Pedro), Begoña Vargas (Veronica) et Ignacio Montes (Dimas). Quant au personnage de Pierre, même s’il a son importance, son développement est plutôt décevant, et que dire du triste destin du Capitaine si ce n’est qu’il méritait mieux ?

En conclusion, malgré un souci de crédibilité et certains acteurs relégués au second plan, Alta Mar relève la barre par rapport à la saison précédente. Beaucoup de twists, un rythme effréné, des mystères dans chaque recoin du navire… Note : 3,5/5.

Setsuna

Setsuna

Passionnée de séries américaines depuis toute petite, je suis tombée dans la marmite avec Beverly Hills 90210 et Lois & Clark. Ont suivi Buffy, Charmed, Le Caméléon, Roswell… Assez éclectique, je peux aussi bien regarder Sex and the City que Stargate SG-1. J’ai toutefois une préférence pour le genre fantastique, le quotidien réaliste m’ennuyant quelque peu… Les séries représentent beaucoup pour moi : on s’identifie aux personnages, ils nous font grandir en nous inspirant leur force (Sydney Bristow, Alias) et certains moments qu’ils vivent nous aident à traverser nos propres épreuves. Voilà donc pourquoi je tenais à leur rendre hommage en participant à ce site !

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