Homeland : l’avis de la rédac’ sur la saison 7 !

La septième et avant dernière saison de Homeland vient de s’achever sur Showtime.

Notre avis (cet article contient des spoilers sur l’intrigue)

  • Contexte

Cette septième saison reprend peu de temps après la fin de la saison 6 (la série nous avait habitués à des bonds dans le temps plus conséquents). Peter Quinn s’est sacrifié pour la nation, et Keane, la nouvelle présidente est désormais en fonction. Saul est fait prisonnier par cette dernière, après qu’elle ait été victime d’une tentative d’assassinat.

Carrie Mathison (Claire Danes) est donc désormais au chômage. Du moins officiellement. En ce début de saison, on peut donc la voir davantage avec sa famille (la famille de sa soeur en réalité), et surtout sa fille Franny, de laquelle elle tente de se rapprocher. Malgré tout, Carrie n’a jamais réellement décroché, et est notamment toujours en contact avec la Présidente Keane, et tente de l’alerter sur les dangers du régime qu’elle met en place, qu’elle rapproche de celui d’une dictature, ce qui bien sûr n’est pas du goût de Keane.

La différence majeure de cette saison par rapport aux précédentes, c’est que cette fois ci le grand méchant de la saison n’est pas spécialement extérieur, mais il vient du pays lui-même, et de celle qui est à sa tête, Keane. En effet, elle est présentée comme un personnage d’une froideur extrême, calculatrice et manipulatrice. Si la fin de la saison 6 nous a dressé le portrait d’une Présidente certes antipathique mais avec un semblant de bonté et d’humanité, ce début de saison la montre d’autant plus froide et aigrie.

Evidemment, ce contexte rappelle volontairement la situation actuelle et la Présidence de Trump, et les scénaristes semblent s’en être largement inspirés.

Dans cette saison, le danger semble donc venir de l’intérieur…

  • Facilités scénaristiques regrettables

Si le parallèle avec la réalité nous plonge directement dans cette nouvelle intrigue, l’ensemble des intrigues secondaires se révèlent décevantes, faciles, et déjà vues.

En effet, les scénaristes se sont tournés vers la vie personnelle des Carrie et ses différents problèmes, déjà largement explorés dans les premières saisons.

Ainsi, l’élément perturbateur principal pour Carrie dans cette septième saison intervient quasiment au moment où celle-ci reprend son activité d’espionne (oui, sinon ce n’est pas drôle). Ainsi, revoilà Carrie en proie à sa bipolarité, aux médicaments et aux excès en tout genre. Cela rajoute du piment à l’intrigue, certes, et permet de montrer un peu plus de la vie privée de Carrie (qui a un peu été délaissée sur les deux dernières saisons), mais il y a comme un goût de déjà vu. La revoilà de nouveau en prise avec des hallucinations, des crises de paniques, des remontrances de ses proches car elle ne prend pas ses médicaments…

Sauf que les facilités scénaristiques ne s’arrêtent pas là ; c’est également au sujet de sa fille, à laquelle Carrie semblait s’occuper de plus en plus, et prenait davantage de temps pour s’occuper d’elle. Là encore, les scénaristes nous refont le coup de la saison 4/5 et montrent une Carrie qui semble délaisser de plus en plus sa fille, pour repartir au travail et en mission loin d’elle. Evidemment, celle-ci le ressent, sa famille le lui fait remarquer, et Carrie finit même en fin de saison par prendre une décision crève coeur vis à vis de la garde de sa fille.

On ressent donc que la série commence sérieusement à s’essouffler..

  • Une deuxième moitié de saison survoltée : bientôt la fin ? 

Si le début de saison est plus calme, avec une Carrie Mathison plus ou moins retirée de ses activités (plutôt moins que plus…), la deuxième partie est plus mouvementée.

Carrie reprend du service, repart sur le terrain et reprend ses activités d’espionne à plein temps, au détriment de sa vie privée comme on le voyait précédemment. Elle retrouve notamment Saul, avec qui les relations semblent s’apaiser lentement mais sûrement.

Plus patriote que jamais, elle va jusqu’à refuser que ses ennemis russes lui rendent ses médicaments (oui, c’est un vrai chantage), au profit du sort de son pays. La maladie de Carrie va donc prendre le pas, et elle se retrouvera enfermée aux mains des russes, avant d’être sauvée par Saul plusieurs mois plus tard.

La saison s’achève sur une Carrie plus désorientée que jamais, qui aura probablement du mal à retrouver ses esprits et toutes ses capacités.

La Présidente Keane fait également un geste fort, et cède aux pressions, en acceptant de démissionner et de laisser sa place au Vice-Président.

Les bases sont donc posées, plus ou moins solidement, pour la saison 8 qui sera vraisemblablement la dernière.

 

Conclusion : cette septième saison s’achève sur des questions intéressantes pour la fin de la série – que va-t-il advenir de Carrie ? Va-t-elle arriver à gérer sa maladie ? sa fille ? Saul partira-t-il pour une retraite paisible ? Le nouveau Président sera-t-il moins contesté et contestable que la Présidente Keane ? On espère aussi que les scénaristes feront preuve de moins de facilités et sauront apporter une belle fin à cette série de qualité. Cette saison restera quand même sur une impression de demie-teinte. On notera enfin la performance toujours aussi impressionnante de Claire Danes. 3/5

Theobald

Moi c’est Thibault, j’ai 24 ans et je suis autant passionné de séries que de films. Je passe le plus clair de mon temps libre à essayer d’être à jour entre les différentes sorties, et les différentes publications sur le sujet (sites, magasines, etc…). Concernant les séries, puisque c’est ici le sujet, je crois que la première que j’aie vraiment regardée assidûment et qui m’a fait plonger dans l’addiction était Buffy contre les Vampires, que je trouve d’ailleurs toujours très actuelle dans les thèmes très riches qu’elle a développés, et j’aime beaucoup le travail de Joss Whedon. Ensuite, même si je ne l’ai pas terminée et que le reboot ne m’intéresse pas, j’ai découvert le streaming et la VOSTFR à l’époque avec Prison Break, dont j’avais dévoré les deux premières saisons. Depuis, je pense avoir découvert des programmes de bien meilleure qualité, qui m’ont fait réaliser que la frontière entre les séries et le cinéma est parfois maigre : Les Soprano, Six Feet Under, Breaking Bad, Twin Peaks, Lost, Fargo, Friday Night Lights, mais aussi des séries plus légères comme Scrubs, Louie… Bref, la liste est longue !

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